Claude Rich, né le à Strasbourg (Bas-Rhin) et mort le à Orgeval (Yvelines), est un acteur français... Au début des années 1950, le comédien fait partie de la Bande du Conservatoire.

Au début des années 1990, il reçoit notamment deux César; celui du meilleur acteur en 1993 pour Le Souper puis est récompensé d'un César d'honneur en 2002.

Biographie Enfance, formation et débuts Claude Rich passe les premières années de sa vie à Strasbourg, jusqu'en 1935, puis il emménage avec sa mère et ses trois frères et sœurs à Paris, au 95, boulevard Saint-MichelLe bel été 96 de Claude Rich, sur lavie.fr, 12 septembre 1996. après la mort de son père, ingénieur de métier, victime à 40 ans de la grippeClaude Rich. L’« acteur souriant », sur liberation.fr, 23 novembre 2011Armelle Héliot, « Claude Rich, l'éternité d'un gentilhomme », Le Figaro, samedi 22 juillet 2017, page 13.. Sa mère espère qu'il deviendra prêtre, et bien qu'il ne choisisse pas la voie de la prêtrise, elle ne lui en tiendra pas rigueur, car elle-même ayant voulu être sculptrice, elle l'aidera beaucoup dans son désir d'être acteur. La foi de sa mère laissera néanmoins des traces, car son père étant d'origine alsacienne et sa mère d'origine bordelaise, il se définit comme chrétien-alsacienClaude Rich, La Traversée du miroir, Institut national de l'audiovisuel, 4 septembre 2011.

Durant la Seconde Guerre mondiale, vers 1943-1944, il vit aussi en pension à Neauphle-le-Vieux, à l’École du Gai Savoir de Michel Bouts où sa passion du théâtre est née. Pendant que son frère est engagé dans la de de Lattre, Claude Rich assiste à la Libération de Paris.

vignette|redresse|gauche|L'acteur en 1953, à sa sortie du Conservatoire. Il commence à travailler comme employé de banque, suit en parallèle les cours Dullin, le Centre d'Art Dramatique de la rue Blanche, et intègre le Conservatoire national supérieur d'art dramatique, promotion de 1953 dont il sort avec le deuxième prix. (par ailleurs, aucun premier prix n'est décerné cette année-là). C'est là qu'il se lie d'amitié avec plusieurs élèves qui deviendront tous d'illustres acteurs : Jean Rochefort, Jean-Paul Belmondo, Jean-Pierre Marielle, Bruno Cremer. Ensemble ils forment ce qui fut appelé la « bande du Conservatoire ».

Carrière Claude Rich fait ses débuts au théâtre de la Renaissance, et participe au film Les Grandes Manœuvres de René Clair, ce qui lance sa carrière cinématographique en 1955.

Il interprète fréquemment des rôles secondaires de jeune premier dans les années 1960, notamment en donnant la réplique à Lino Ventura dans Les Tontons flingueurs (1963) de Georges Lautner ou à Louis de Funès dans Oscar (1967). En 1968, Alain Resnais lui propose l'un des plus grands rôles de sa carrière dans le film de science-fiction Je t'aime, je t'aime, dans lequel il interprète un homme voyageant dans son passé après une tentative de suicide. Le réalisateur l'a choisi pour son timbre de voix qu'il apprécie particulièrement, repris dans le livret de l'édition DVD du film Je t'aime, je t'aime..

vignette|Claude Rich lors du tournage de Paris brûle-t-il ? en 1965. Durant les décennies 1970 et 1980, il retourne à sa passion première, le théâtre, notamment dans Hadrien VII pour lequel il est récompensé par le Prix du Syndicat de la critique, ainsi que dans un passage très remarqué à la Comédie-Française pour le rôle-titre de Lorenzaccio d'Alfred de Musset, mis en scène par Franco Zeffirelli (1976). Cela ne l'empêche pas d’apparaître plusieurs fois sur grand écran, notamment dans La Femme de Jean (1974) dans un rôle atypique, Adieu poulet (1975), Le Crabe-Tambour (1977) et La Guerre des polices (1979).

En 1989, il joue Talleyrand dans la pièce Le Souper de Jean-Claude Brisville, aux côtés de Claude Brasseur. L’adaptation cinématographique de cette pièce lui permet d'effectuer un retour en force au cinéma en 1992. Sa prestation sera récompensée par le César du meilleur acteur en 1993.

Pour la télévision, Claude Rich tourne peu : sous le faux air d'un diplomate américain marié à Claude Jade, mais secrètement un agent secret dans le feuilleton Le grand secret (1989) ; dans La Vérité en face (1993) il incarne aux côtés de Danielle Darrieux un ancien membre de la Résistance soupçonné d'avoir parlé sous la torture ; son rôle de Léon Blum dans Thérèse et Léon de Claude Goretta avec Dominique Labourier ; sans oublier son portrait d'un psychiatre célèbre, le professeur Silberstein, aux côtés de Maruschka Detmers dans Clarissa de Jacques Deray.

Il collabore à de nombreux films historiques, dont Le Colonel Chabert (1994), La Fille de d'Artagnan (1994) qui lui vaut d'être nommé pour le César du meilleur acteur dans un second rôle, Le Bel Été 1914 (1996) ou encore Capitaine Conan (1996).

Lors de la Berlinale 1996, il est membre du jury.

Il ne dédaigne pas pour autant les productions plus grand public, notamment dans les comédies La Bûche en 1999, qui lui vaut d'être de nouveau nommé pour le César du meilleur acteur dans un second rôle, ou encore Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre (2002) où il interprète le druide Panoramix.

Acteur au sourire malicieux et à la voix reconnaissable entre toutes., il multiplie les apparitions au cinéma dans les années 2000, notamment dans Le Coût de la vie (2003), Là-haut, un roi au-dessus des nuages (2004), Le Mystère de la chambre jaune (2003), Le Cou de la girafe (2004), Président (2006), Le crime est notre affaire (2008).

Il est récompensé par un César d'honneur en 2002, pour l'ensemble de sa carrière.

thumb|left|upright|Claude Rich sur scène en 2009, à la fin d'une représentation de la pièce Le Diable rouge. Durant cette décennie, il se fait par ailleurs beaucoup remarquer sur le petit écran pour ses interprétations ambitieuses de personnages historiques tels que Galilée dans Galilée ou l'Amour de Dieu au côté de son copain de Conservatoire Jean-Pierre Marielle, Voltaire dans Voltaire et l'Affaire Calas (2007).

vignette|upright|Claude Rich devant le théâtre d'Uccle en 2007.

Il est à nouveau nommé en 2009 pour le César du meilleur acteur dans un second rôle grâce à son interprétation dans le film de François Dupeyron Aide-toi, le ciel t'aidera.

En 2012, il incarne le père de Jean-Pierre Bacri, président de section du Conseil d'État, homme précieux et autocentré, dans la comédie de mœurs Cherchez Hortense ; cela lui vaut une nomination pour le César du meilleur acteur dans un second rôle en 2013.

Mais c'est au théâtre qu'il consacre l'essentiel de son énergie et de son talent, dans ses dernières années, avec deux pièces d'Antoine Rault mises en scène par Christophe Lidon, Le Diable Rouge (2008-2009) et L'Intrus (2011-2012).

En 2015, il se produit pour la dernière fois au cinéma dans le film d'Alain Choquart, Lady Grey..

Vie privée vignette|redresse=0.7|gauche|Claude Rich en 2013, à l'émission Vivement Dimanche. En 1957, il fait l'acquisition d'une maison à Orgeval dans les Yvelines. Il se marie le avec l'actrice Catherine Renaudin (1932-2021) à Paris. Le couple aura deux filles, Delphine, comédienne, et Natalie Rich-Fernandez, peintre. Ils ont un fils adoptif, Rémy (adopté après la mort de son père, le comédien Bernard Noël).

Catholique, il se rend à la messe chaque dimanche mais se voit comme un et déclare : Valeurs actuelles, 21 janvier 2006.. Il dit avoir prié pour jouer un rôle dans une pièce où Dieu serait évoqué mais ne veut pas jouer de rôles militants :

En , il signe un manifeste de « soutien total » à Benoît XVI et pour que puisse être célébrée la messe tridentine, [considérant] ..

Mort thumb|300px|La tombe de Claude Rich et de Catherine Rich au cimetière d'Orgeval (Yvelines).

Claude Rich meurt le des suites d'un cancer à son domicile en région parisienne à l'âge de 88 ansArmelle Heliot, « Claude Rich, le gentilhomme du théâtre et du cinéma, est mort », Le Figaro.fr, 21 juillet 2017.. Ses obsèques ont eu lieu le en l'église Saint-Pierre-Saint-Paul d'Orgeval dans les Yvelines, là où il est ensuite inhumé, en présence de nombreuses personnalités du cinéma et du théâtre.

Hommages Son nom a été donné à un espace culturel de la commune alsacienne de Masevaux, inauguré en sa présence en 2004Espace Claude Rich - Masevaux, jds.fr.. En , Orgeval inaugure à son tour un espace culturel portant son nom.

L'allée Claude-et-Catherine-Rich lui rend hommage à lui et son épouse dans le .

Théâtre Années 1950

Années 1960

Années 1970

Années 1980

Années 1990 1991 : Le Souper de Jean-Claude Brisville, mise en scène Jean-Pierre Miquel, Théâtre des Célestins Années 2000

Filmographie Cinéma Années 1950 1955 : Les Grandes Manœuvres de René Clair : Le fiancé d'Alice 1956 : Mitsou de Jacqueline Audry : Le lieutenant Kaki 1956 : C'est arrivé à Aden de Michel Boisrond : Price 1957 : La Polka des menottes de Raoul André : Pierrot 1958 : Ni vu… Ni connu… d'Yves Robert : Armand Fléchard

Années 1960 1960 : La Française et l'Amour de Michel Boisrond, Henri Decoin et Christian-Jaque : Charles 1960 : L'Homme à femmes de Jacques-Gérard Cornu : l'inspecteur Vaillant 1961 : Tout l'or du monde de René Clair : Fred 1961 : Le Caporal épinglé de Jean Renoir et Guy Lefranc : Adrien Ballochet 1961 : Ce soir ou jamais de Michel Deville : Laurent 1961 : La Chambre Ardente de Julien Duvivier : Stéphane Desgrez 1962 : Les Sept Péchés capitaux de Claude Chabrol : Armand 1962 : Le Diable et les Dix Commandements de Julien Duvivier : Le Diable 1962 : Copacabana Palace de Steno : Bubby von Raunacher 1963 : Constance aux enfers de François Villiers : un étudiant 1963 : Comment trouvez-vous ma sœur ? de Michel Boisrond : François Lorin 1963 : Les Tontons flingueurs de Georges Lautner : Antoine Delafoy 1964 : Mata Hari, agent H 21 de Jean-Louis Richard : Julien 1964 : La Chasse à l'homme d'Édouard Molinaro : Julien 1964 : Le Repas des fauves de Christian-Jaque : Claude 1965 : Les Copains d'Yves Robert : Huchon 1965 : L'Or du duc de Jacques Baratier et Bernard Toublanc-Michel : Ludovic de Talois-Minet 1965 : Un milliard dans un billard de Nicolas Gessner : Bernard Noblet 1966 : Paris brûle-t-il ? de René Clément : le général Leclerc / Pierre de La Fouchardière 1966 : Monsieur le président-directeur général de Jean Girault : Stéphane Brévin 1967 : Les Compagnons de la marguerite, de Jean-Pierre Mocky : Jean-Louis Matouzec 1967 : Mona, l'étoile sans nom d'Henri Colpi : Le professeur 1967 : Oscar d'Édouard Molinaro : Christian Martin 1968 : La Mariée était en noir de François Truffaut : Bliss 1968 : Je t'aime, je t'aime d'Alain Resnais : Claude Ridder 1969 : Le Corps de Diane de Jean-Louis Richard 1969 : Une veuve en or de Michel Audiard : Antoine

Années 1970 1970 : Tu peux ou tu peux pas ? (Con quale amore, con quanto amore) de Pasquale Festa Campanile : Andrea 1970 : Le Client de la morte-saison de Moshé Mizrahi 1970 : Nini Tirebouchon (Ninì Tirabusciò, la donna che inventò la mossa) de Marcello Fondato 1974 : La Race des seigneurs de Pierre Granier-Deferre : Dominique 1974 : L'Ironie du sort d'Édouard Molinaro : Morin 1974 : La Femme de Jean de Yannick Bellon : Jean 1974 : Stavisky d'Alain Resnais : l'inspecteur Bonny 1975 : Adieu poulet de Pierre Granier-Deferre : le Juge Delmesse 1975 : Le Futur aux trousses de Dolorès Grassian : Borel, la statisticien 1976 : Le Crabe-Tambour de Pierre Schoendoerffer : Pierre, le Docteur 1979 : La Guerre des polices de Robin Davis : le commissaire Ballestrat

Années 1980 1981 : Un matin rouge de Jean-Jacques Aublanc : Léonard 1981 : La Revanche de Pierre Lary : Jacques Beaufort 1983 : Maria Chapdelaine de Gilles Carle : Curé Cordelier 1983 : Les Mots pour le dire de José Pinheiro : Guillaume Talbiac 1985 : Escalier C de Jean-Charles Tacchella : M. Lafont 1986 : Le Nom de la rose de Jean-Jacques Annaud : voix off du narrateur (version française uniquement) 1989 : Les cigognes n'en font qu'à leur tête de Didier Kaminka : Sam

Années 1990