Les élections générales boliviennes de 2005 ont eu lieu de manière anticipée le . Le scrutin était initialement prévu en 2007.

Les deux principaux candidats à la présidence étaient Evo Morales, du Mouvement vers le socialisme, et de Jorge Quiroga Ramírez, dirigeant du Pouvoir démocratique et social (PODEMOS) et ex-dirigeant de l'Action démocratique nationaliste (ADN; Acción Democrática Nacionalista). Evo Morales, investi le , a été élu pour un mandat de cinq ans.

Forces en présence +Principales forces politiques PartiIdéologieCandidatset colistiers Résultat en 2002 Mouvement vers le socialismeMovimiento al Socialismo (MAS)GaucheSocialisme du XXIe siècle, bolivarisme, plurinationalisme, indigénismeEvo MoralesÁlvaro García Linera20,9 % des voix27 députés8 sénateurs Pouvoir démocratique socialPoder Democrático SocialCentre droitJorge QuirogaMaría Renée de los Ángeles Nouveau Front d'unité nationaleFrente de Unidad NacionalDroiteLibéralisme économique, conservatisme sociétal, fédéralismeSamuel Doria MedinaCarlos Fernando Dabdoub Arrien Nouveau Mouvement nationaliste révolutionnaireMovimiento Nacionalista Revolucionario (MNR)DroiteMichiaki Nagatani MorishitaGuillermo Bedregal Gutiérrez22,5 % des voix36 députés11 sénateurs

Résultats définitifs Source : Cour nationale électorale de Bolivie

Candidat à la présidence Candidat à la vice-présidence Parti Voix % Juan Evo Morales Ayma Álvaro García Linera MAS 53,74 % Jorge Fernando "Tuto" Quiroga Ramírez María Renée de los Ángeles Duchén Cuéllar PODEMOS 28,59 % Samuel Jorge Doria Medina Auza Carlos Fernando Dabdoub Arrien UN 7,80 % Michiaki Nagatani Morishita Guillermo Luis Bedregal Gutiérrez MNR 6,47 % Felipe Quispe Huanca Camila Choqueticlla MIP 2,16 % Gildo Angulo Cabrera Gonzalo José Silvestre Quiroga Soria NFR 0,68 % Eliceo Rodríguez Pari Rodolfo Antonio Flores Morelli Frepab 0,30 % Néstor García Rojas Teodomiro Rengel Huanca USTB 0,26 % Suffrages exprimés 100 % Votes nuls 3,36 % Votes blancs 3,97 % Votants 100 % Inscrits

Moins de la moitié des Boliviens en âge de voter sont inscrits sur les listes électorales.

La formation d'Evo Morales, a également obtenu la majorité à la Chambre des députés, élu dans un mode de scrutin complexe, combinant deux modalités de désignation des députés.

Le MAS a obtenu 72 députés sur les 130 sièges à pourvoir. La droite dirigée par l'ancien président Jorge Quiroga disposera de 43 députés. Les centristes du chef d'entreprise Samuel Doria Medina ont obtenu 8 députés, tandis que le Mouvement nationaliste révolutionnaire (MNR, centre droit) disposera de 7 sièges.

En revanche, le MAS d'Evo Morales sera minoritaire au Sénat. La droite a obtenu 13 sièges de sénateurs, le MAS 12, les centristes et le MNR un chacun, ce qui contraindra le MAS à nouer des alliances s'il veut disposer deux tiers des voix nécessaires pour des réformes constitutionnelles. Le vice-président, le sociologue Álvaro García Linera devient automatiquement le président du Congrès (réunion des deux chambres).

+Récapitulatif Parti Élus à la Chambre Élus au Sénat Mouvement pour le socialisme (MAS) 72 12 Pouvoir démocratique social (PODEMOS) 43 13 Front de l'unité nationale (FUN) 8 1 Mouvement nationaliste révolutionnaire (MNR) 7 1 Autres 0 0

Commentaires La candidature d'Evo Morales est confrontée à l'hostilité de la majorité des médias. Au cours de la campagne, il est parfois décrit comme un « narco-cocalero », « instrument de Chavez et de Castro » et « ami des FARC ».

Rapidement après le scrutin, les premiers sondages ont enregistré une nette avance d'Evo Morales sur les autres candidats. Les résultats confirment cette avance ; il obtient la majorité des voix dès le premier tour, ce qui le dispense d'un second tour. Au second tour, c'est le congrès qui désigne le président.

Evo Morales a dit qu'il est le premier amérindien à remporter l'élection présidentielle depuis la création de la Bolivie. Proche des idées d'Hugo Chávez et de Fidel Castro, il est la « bête noire » du gouvernement des États-Unis. Car il veut notamment protéger la culture de la coca, ce que le gouvernement américain n'accepte pas car cette plante entre dans la composition de la cocaïne. Evo Morales a rapidement insisté sur le fait qu'il fera de la lutte contre la drogue un axe important de sa politique, mais que cela ne passe pas par la disparition de la culture de la coca.

La Bolivie est donc un nouveau pays de gauche en Amérique du Sud, avec : Luíz Inácio da Silva, dit Lula, pour le Brésil ; Hugo Chávez pour le Venezuela ; Tabaré Vázquez, pour l'Uruguay ; Michelle Bachelet, pour le Chili suivra Evo Morales moins d'un mois plus tard, le 15 janvier 2006.

Notes et références

Lien externe Cour nationale électorale de Bolivie

Bolivie 2005 Catégorie:2005 en Bolivie Catégorie:Politique en décembre 2005