Cheilly-lès-Maranges est une commune française située dans le département de Saône-et-Loire, en région Bourgogne-Franche-Comté. Géographie

La commune de Cheilly-lès-Maranges est située dans la vallée des Maranges, dans le département de Saône-et-Loire à la limite du sud de la Côte-d'Or.

Villages, hameaux, lieux-dits, écarts Mercey (hameau distant de 2,5 km, situé à l'ouest de la commune).

Accès et transport Cheilly-lès-Maranges est située à moins d'un kilomètre du département de la Côte-d'Or, Santenay est située à deux kilomètres et Chagny est située à sept kilomètres. La commune comprend le village de Cheilly ainsi que le hameau de Mercey, et est traversée par les routes départementales , , et .

La halte SNCF de Cheilly-lès-Maranges est desservie par des trains régionaux à destination de Chagny et Chalon-sur-Saône d'une part, Saint-Léger-sur-Dheune et Montchanin d'autre part.

Géologie et relief Village viticole, dans un paysage vallonné. Les coteaux du village (exposé sud/sud-est) ne suivent pas l'alignement de la Côte de Beaune, mais ils en possèdent la même origine et nature géologiqueSite du BIVB : Maranges. Les sols sont de type argilo-calcaire et plus particulièrement légers et caillouteux.

Hydrographie 200px|vignette|gauche|Pont de Santenay (vers 1850)sur la Cozanne. 200px|vignette|Canal du Centre et voie verte cyclable à Cheilly-lès-Maranges (vue en direction de Saint-Léger-sur-Dheune). La commune est traversée au nord par la rivière de la Cozanne qui se jette dans la Dheune à l'est de la commune. Le canal du Centre traverse aussi la commune à l'entrée du village.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré. et est dans la région climatique Bourgogne, vallée de la Saône, caractérisée par un bon ensoleillement (), un été chaud (), un air sec au printemps et en été et des vents faibles.. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saint-Maurice-lès-Couches à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Communes limitrophes

Urbanisme Typologie Au , Cheilly-lès-Maranges est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (91,2 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (92,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : cultures permanentes (40,2 %), terres arables (20,7 %), prairies (16,6 %), zones agricoles hétérogènes (13,7 %), zones urbanisées (5 %), forêts (3,8 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie L'origine du nom de Cheilly est dérivée de la forme gauloise du « sol pierreux », kal-jo, qui a donné en français caillou, mais aussi la chaille. Cette racine chaille apparait par ailleurs dans les noms de Chailly-sur-Armançon en Côte-d'Or ou Chailley dans l'Yonne, ainsi que dans les nombreux dérivés du type Chaillou ou Chailleuse fréquents en Bourgogne occidentaleGérard Taverdet, Noms de lieux de Bourgogne, Editions Bonneton, Paris, 1994 .. De ce fait, les différentes dénominations de Cheilly ont été par le passé Chesly, Chailly, Chailley , cheeillyo, Chaeilleyo, chaaliaco, Chaulleio, Chaaillei, chailleum en latin, conservant avec d'autres villages la forme écrite ou sonore « y », « ey », « é », témoin d'un passé celtique et gallo-romain où la villa rustica a donné naissance à un bourg ou un hameau.

Le , le conseil municipal de Dezize, commune des Maranges, demande à changer son nom en Dezize-lès-Maranges, au motif d'éviter la confusion avec Decize situé dans la NièvrePage sur l'histoire de Cheilly-lès-Maranges (Association pour l'histoire de Cheilly). Le changement de nom d'une commune est du ressort du Conseil d'État sur proposition du ministre de l'Intérieur, sur la base d'un dossier constitué de la demande du conseil municipal, de l'avis du sous-préfet, de l'avis du conseil général, et enfin du rapport détaillé du préfetCirculaire ministérielle du , pour l'application de la loi municipale du .. L'administration a donc demandé l'avis du conseil municipal de Cheilly.Le conseil municipal de Cheilly, par délibération du , émit un avis défavorable au motif que la plus grande partie des Maranges est située sur la commune de Cheilly. Par lettre du , le sous-préfet d'Autun a alors demandé au conseil municipal de Cheilly de bien vouloir reconsidérer sa décision.Finalement, dans sa séance du , le conseil municipal de Cheilly donna un avis favorable à la condition expresse que Cheilly prenne également le nom de Cheilly-lès-Maranges. Ainsi l'autorisation fut donnée le , pour les communes de Cheilly et Dezize, avec avis favorable du Conseil d'État, par le président de la République Émile Loubet.Quelques semaines plus tard, le conseil municipal de Sampigny, commune située aussi dans les Maranges, fit sa demande le et a été autorisé, par décret du à prendre le nom de Sampigny-lès-Maranges.

Histoire Préhistoire et antiquité L'occupation de la région proche est très ancienne et date au moins de la période néolithique. À deux kilomètres, sur le plateau de Chassey-le-Camp, on retrouve des traces d'installations sédentaires de paysans venus du Midi de la France. La production culturelle de cette population a donné son nom à une culture du néolithique moyen, le chasséen.

Moyen Âge et Renaissance

En 954, l'existence de Cheilly est avérée par un acte de Lothaire, avant-dernier roi carolingien, qui exempte d'impôt un dénommé Willenco (Guilain) et ses fils Widoni (Guy) et Norduino (Nordin) sur des biens dans le hameau de « Cheilly sur la DheuneM.G. Delannoy, « Saint Loup de la Salle Histoire d'un village bourguignon », dans Trois Rivières, 54, 2000, Groupe d'études historiques de Verdun-sur-le-Doubs. ».

En 1253, Gautier, sire de Chaulleio, chevalier, tient en fief du duc Hugues IV de Bourgogne ce qu'il a aux villes de Cheilly et de Santenay et dépendances, tant en forteresses qu'en justice.

En 1291, Pernel de Montenteaume, damoiseau, fils de Pierre de Montenteaume, chevalier, tient en fief du duc Robert II de Bourgogne, la maison forte de Marceium (Mercey), paroisse de Cheilly.

En 1300, Robert Fusot, baron de Chaudenay, fait une fondation en faveur de l'église de Chagny, mais meurt dans l'année. Il laisse tous ses biens à son beau-frère Jean Pitois, seigneur de Monthelie, Couchet, Chaudenay, Chassagne, Cheilly et Cromey. La maison forte de Cheilly lui appartient. Il s'en dessaisit en faveur de Guillaume de Sampigny qui devient ainsi seigneur de Cheilly.

En 1366, Guillaume de Sampigny, écuyer, tient du duc Philippe II le Hardi ce qu'il a à Santenay, ainsi que la moitié de la muraille de la maison forte avec ses dépendances et droits de justice, l'autre moitié de la muraille et dépendances de la Motte de Cheilly est tenue en fief par Marguerite de Navilly, dame de Tailly, à cause de son douaire et au nom de ses enfants, Robert et Jehan de Bichey.

De même, Étienne dit Ruffin, damoiseau, tient du duc sa maison fortifiée située à Marceyo (Mercey), paroisse de Cheilly.

En 1372, Guillaume de Sampigny vend terre et droits à la grand-mère de Nicolas Rolin qui ultérieurement en héritera. Après lui les terres et droits de Cheilly et autres lieux, vont se transmettre aux descendants par les femmes. Seront successivement seigneurs des lieux, les familles d'Épinac, de Pernes, Touloujon, et enfin Choiseul.

Le , un accord est passé entre les héritiers de Nicolas Rolin pour sa succession, et Guillaume Rolin, sire de Beauchamp, reçoit ainsi les maisons et seigneuries de Cheilly.

Période moderne

Sous l'Ancien Régime, Cheilly faisait partie du bailliage de Beaune, de l'archiprêtré de Couches et du diocèse d'Autun.

Le , la commune fit partie du canton de Dezize, sous le nom de Cheilly Mussey et le Moulin. Elle fut rattachée au canton de Couches le 17 frimaire an X ().

Période contemporaine

S'il y avait autrefois une activité économique diversifiée notamment composée d'une bonneterie et d'une usine à plâtre, mais aussi de plusieurs bouchers, de boulangers, de charbonniers, de charrons, d'épiciers, d'un perruquier, de sabotiers, de tailleurs de vêtements et de fabricants de tissus, ainsi que de maçons, charpentiers, menuisiers, scierie, tonnellerie, ferronnerie et nombre de cafés, la ville ne comptait plus à la fin du qu'une unique boucherie-charcuterie, un boulanger, et une épicerie.

Cheilly comptait aussi quelques fermes qui ont toutes disparu désormais.

Création de l'AOC Maranges en 1989 Passion vin : Page sur les Maranges.

Héraldique

Politique et administration Tendances politiques

Administration municipale

Listes des maires

Canton et intercommunalité

La commune fait partie du Grand Chalon.

Instance judiciaire et administrative

Jumelages

Population et société Démographie Évolution démographique

Pyramides des âges

Vie locale Enseignement La commune possède une école maternelle et une école primaire. Le collège se trouve à Chagny.

Santé Médecin, infirmière et pharmacie les plus proches se trouvent à Santenay (21). L'hôpital se trouve à Chalon-sur-Saône.

Sports Le rugby à XV par l'intermédiaire du club de rugby de la commune qui évolue en promotion d'honneur du championnat de Bourgogne et le tennis peuvent être pratiqués dans la commune. Le village possède un terrain de rugby et des courts de tennis.

Cultes Cheilly-lès-Maranges et son église Saint-Pierre-et-Saint-Paul relèvent de la paroisse Saint-Martin-des-Trois-Croix, paroisse du diocèse d'Autun qui totalise dix-huit clochers et dont le siège se trouve à Chagny.

Vie associative Il y a 14 associations dans le village : Blaise et Compagnie, Association pour l'histoire de Cheilly, Bibliothèque, La joyeuse pétanque, OCCM Rugby, Club de l'amitié Cheilly/Santenay, Société de secours mutuel Saint-Vincent, Société de secours mutuel Saint-Louis, Société de chasse, Comité des fêtes, Tennis Club et Vieilles soupapes des Maranges.