Chissey-lès-Mâcon est une commune française située dans le département de Saône-et-Loire, en région Bourgogne-Franche-Comté. Géographie

Géologie et relief Sur le territoire de la commune, qui est à cheval entre Tournugeois et Clunisois, à la lisière du Haut-Mâconnais, est partiellement implantée une forêt domaniale : la forêt des Grisons (contenance totale : 557,23 ha), mêlant feuillus et conifèresSource : « Les forêts domaniales », article rédigé en collaboration avec la direction départementale de l'Office national des forêts et paru dans la revue « Images de Saône-et-Loire » n° 31 (novembre 1976), pp. 7-10..

Hydrographie

Villages, hameaux, lieux-dits, écarts Parmi les hameaux et lieux-dits dépendant de Chissey-lès-Mâcon figurent : Lys ; Culey ; Chazeux ; Prayes ; Nazilly (lieu-dit de Chazeux) ; Cours-des-Bois (autrefois la Cour-Desbois, hameau dépendant dans sa quasi-totalité de la commune voisine de Bray, l'appellation venant à la base de deux familles qui habitaient ce lieu : les Lacour d'un côté de la rue, les Desbois de l'autre côté) ; Moulin-aux-Grues ou Moulin Augrue (selon les diverses sources de cartographies); Clappe (ancien hameau à part entière, lieu-dit de Prayes) La Benne (lieu-dit de Prayes) L'Hôpital d'Acier (lieu-dit de Lys)

Communes limitrophes

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat océanique altéré et le climat océanique altéré. et est dans la région climatique Bourgogne, vallée de la Saône, caractérisée par un bon ensoleillement (), un été chaud (), un air sec au printemps et en été et des vents faibles.. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Jalogny à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Urbanisme Typologie Au , Chissey-lès-Mâcon est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Mâcon, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (53,6 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (53,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (46,3 %), prairies (37,8 %), zones agricoles hétérogènes (15,2 %), cultures permanentes (0,6 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (0,1 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie Chissey-lès-Mâcon est citée dans les archives de Cluny dès 926 sous différents noms : Ciciacum, Chissiaco, Chisiaco ou encore Chesiacensi.

Prayes : Pradilis, Culey : Cuuliacensis, Lys : Li, Chazeux : Casoto

Histoire Antiquité « Dans le Clunisois, Chissey-lès-Mâcon est presque entièrement bâti sur des fondations gallo-romaines »Raymond Lantier, «Recherches archéologiques en Gaule en 1952 (suite)», Gallia, tome 12, fascicule 2, 1954, p. 543..

En 1933, la commune fait exécuter des travaux qui ont amené la découverte d'importants vestiges gallo-romains. Il s'agit des fondations d'une villa romaine possédant un chauffage central à air chaud, des colonnades, des pavages et des revêtements de marbre de Carare. Plusieurs pièces semblaient avoir été revêtues de stucs supportant des peintures à fresques dont l'une de couleur rougeLe Temps, 15 août 1933.. « Les travaux ont également permis la découverte d'un grand nombre de canalisations paraissant appartenir à l'installation d'hypocauste (chauffage central), ainsi que de poteries rouges et grises, de tuiles (tegula et imbrices), de débris d'amphores à vin, de cornes de cerf, etc. Une colonne de vingt-huit centimètres de diamètre, élevée sur une vaste base en pierre de taille blanche, a également été découverte. Tous ces objets seront déposés à la mairie de Chissey-lès-Mâcon ». « Ces découvertes rappellent celles qu'a faites, dans les mêmes parages vers 1843, M. Teillard, alors maire de Chissey, et vers 1865, lors de la construction du chemin d'intérêt commun de Prayes à Cormatin. Elles consistent dans les fondations d'une importante villa romaine des premiers siècles de notre ère qui possédait le chauffage central à air chaud (système à ), des colonnades, des pavages et des revêtements de marbre blanc »Le Populaire, 21 août 1933..

En 1937, c'est une voie romaine qui est découverte à Chissey-lès-Mâcon : « Elle a été repérée sur un kilomètre et demi. Elle est composée de pierres, posées en hérisson, ayant 20 à 25 centimètres de profondeur. Encadrée par deux bordures de pierres plus volumineuses, 30 à 35 centimètres, la chaussée de pierre mesure 4 mètres de largeur. Elle est en parfait état de conservation »Le Journal, 31 décembre 1937..

Moyen Âge

Le finage de Lys était autrefois une seigneurie dont la maison forte fut possédée par le chancelier Nicolas Rolin.

Les Hospitaliers Au lieu-dit Acier dit aussi « l'Hôpital d'Acier » entre Chazelle et Lys, une ancienne annexe de la commanderie hospitalière de Mâcon au sein du grand prieuré d'Auvergne, .. Les hospitaliers s'en séparèrent en 1725 au profit de la seigneurie du Lys.

Époque contemporaine 1793 : Lys, hameau de Chissey-lès-Mâcon, à l'instar de plusieurs autres hameaux de Saône-et-Loire, change de nom et devient Trois-FontainesE. Lauxeur, Les changements de noms des communes de Saône-et-Loire pendant la Révolution, article paru dans la revue « Images de Saône-et-Loire » n° 4 d'avril 1970, pages 9 à 13..

En 1825, la commune a absorbé les communes voisines de Lys et de Praye ; la première a porté provisoirement, sous la Révolution française, le nom de Trois-Fontaines.

En 1925, afin de dégager un carrefour, a été démolie l'église du hameau de Prayes (jadis paroisse Notre-Dame de Prayes), dans laquelle subsistaient quantité d'éléments de l'époque carolingienne. L'édifice, datant du (maçonnerie montée en opus spicatum), était à chevet plat et sa nef n'était pas voûtée. On y accédait par une porte qui datait du Démolition intervenue alors que la protection de cette église au titre des Monuments historiques était en cours d'instruction. « De quelques églises disparues » par Michel Bouillot, revue Images de Saône-et-Loire n° 89 (printemps 1992), p. 9 à 19..

Le 29 juillet 1941, le conseil municipal - comme des centaines d'autres en France - est dissous par le ministre de l'Intérieur, Pierre Pucheu. Le motif est toujours le même : «hostilité à l'œuvre de rénovation nationale». Une «délégation spéciale» est mise en place, composée de : Raymond Boisseau (président), Michel Vermos, Michel Vallet et Élie LarretJournal officiel de la République française. Lois et décrets, 31 juillet 1941, p. 3204..

Politique et administration vignette|Mairie. Maires de la commune

Démographie

Économie

Vignoble

Vie locale Culte Chissey-lès-Mâcon et son église Saint-Pierre relèvent de la paroisse Saint-Augustin-en-Nord-Clunisois, paroisse du diocèse d'Autun qui regroupe seize villages et dont le siège se trouve à Ameugny.

Culture locale et patrimoine Lieux et monuments

La commune a pour particularité de disposer de deux églises (trois à l'origine, avec celle de Prayes détruite au ) : au bourg, l'église Saint-Pierre, romane, dont la nef et le clocher élancé datent des années 1100-1120Brochure de présentation de l'église Saint-Pierre de Chissey-lès-Mâcon éditée par la pastorale des réalités du tourisme et des loisirs du diocèse d'Autun (PRTL 71)., remarquable par ses chapiteaux historiés (la Nativité avec l’Annonciation et l’Annonce aux Bergers, trois scènes du Roi David avec le combat contre Goliath, des dragons affrontés, deux masques démoniaques vomissant des rinceaux de feuillages, des dragons ailés et des feuillages)« Les chapiteaux de Chissey-lès-Mâcon », article de Colette Chanay paru dans la revue « Images de Saône-et-Loire » n° 51 (automne 1982), page 3 à 6. ; au hameau de Lys, l'église Notre-Dame, de l'époque romane.

Parmi les autres principaux lieux et monuments du village figurent notamment : une maison forte à Lys ; le château de la Bruyère, au hameau de Prayes ; le château du Bon Vouloir, au bourg ; le château de Culey ; les lavoirs de Culey, de Nécole au Moulin-aux-Grues, de Prayes, du bourg, de Lys et de Chazeux (lavoirs faisant partie de la route des lavoirs du Clunisois).

Personnalités liées à la commune vignette|redresse=1.2|Henri Guillemin en 1980. Parmi les personnalités attachées à l'histoire de Chissey-lès-Mâcon figurent en particulier : Henri Guillemin (1903-1992), critique littéraire et historien né à Mâcon, qui a résidé chaque été jusqu'à sa mort dans une maison (dénommée Le Terrier) du hameau de la Cour-des-Bois (hameau majoritairement implanté sur le territoire de la commune de Bray mais dont quelques maisons – dont Le Terrier – dépendent de Chissey-lès-Mâcon)Frédéric Lafarge, Dans le petit cimetière de Bray repose un grand de l'Histoire de France, article paru dans la revue « Images de Saône-et-Loire » n° 198 de juin 2019, pages 2 à 4. ; Claude Lebois, pionnier de l'enseignement technique né le 6 décembre 1845 à Chissey-lès-Mâcon.

Tournages La commune a fait l'objet du tournage du film Le Parisien du village sorti en 2000, permettant pour l'occasion de recréer temporairement le café épicerie du bourg du village.

Héraldique

Pour approfondir Bibliographie Fernand Nicolas, Faites un détour par Chissey-lès-Mâcon, revue « Images de Saône-et-Loire » n° 108 (décembre 1996), pp. 23–25. «Les voies romaines en Bourgogne antique : le cas de la voie dite de l’Océan attribuée à Agrippa», Pierre Nouvel, université de Franche-Comté, octobre 2010 (source). , Articles connexes Liste des communes de Saône-et-Loire Tournugeois Clunisois Art roman en Saône-et-Loire