Chissey-en-Morvan est une commune française située dans le département de Saône-et-Loire, en région Bourgogne-Franche-Comté. Géographie Situation, description

Chissey-en-Morvan est à au nord-ouest d'Autun, à la pointe nord du département de Saône-et-Loire (dont elle est la commune la plus septentrionale), jouxtant la Nièvre au nord et la Côte-d'Or au nord-est ainsi qu'une exclave de la Côte-d'Or au nord-ouest (la commune de Ménessaire). Elle est dans la partie centre-est du parc naturel du Morvan..

Le bourg est bâti dans la vallée du Ternin, à la confluence du ruisseau de Blanot, son petit affluent de rive gauche (côté est). La commune est traversée par la D 980 joignant Saulieu ( au nord) à Autun Couches « Cartes IGN classiques » et « Hydrographie » activées. Les distances à vol d'oiseau se mesurent avec l'outil « Mesurer une distance » dans l'onglet « Outils cartographiques » à droite (symbole de petite clé plate)..

Le point culminant de la commune est à d'altitude, pour un relief qui se trouve à à l'ouest du bourg. Le point le plus bas est à d'altitude, à l'endroit où le Ternin sort de la commune. Le village est à environ d'altitude.

Communes limitrophes

Villages, hameaux, lieux-dits, écarts

Bois des Avertz, Bas-de-Commeillon, Berthauds, Bonair, Bouley, Bulle, Breuil, Chaumes-Contantin, Chaumien, Chaumoux, Côme-des-Brus, Comme-au-Levain, Comme-Grain, Crots-Barbizots, Dyarde, Fiole, Fontaine, Fravelle, Gagère, Garenne, Goulots, Gouttes, Guidon, Guyards, Haut-de-la-Fiole, Larrey, LatoisBois situés entre Chissey et Lucenay-L'Évêque., Loizards, la Maladière (figure au terrier de Lucenay dressé en 1460 par Simon Le Pelletier (archives de M. de Ganay à Visigneux), non retrouvé au cadastre de 1827)., les Méloisses, Meix-Vougeot, Mont-Toiron, Motte, Mouche, Mouilles-Simonot, Palaisot, Place, Plaine, Près, Ravine, Ravril, Repas, Roche-Dureuil, Roquets, Rougeat, Rue-Chagnot, Rue des Chamiats, Ruisselle, Soitures, Sous-les-Roches, Sous-Richard, Souvert, Valouze, Vauchezeuil, Vaussery, (Vaulcery), VerpillièreDictionnaire topographique de la France..

Hydrographie

le Ternin, affluent de l'Arroux et sous-affluent de la Loire, est le principal cours d'eau sur la commune ; il la traverse du nord-ouest au sud-est. Tous les autres cours d'eau sur la commune sont ses affluents, dont les principaux sont, d'amont en aval : la Plaine (rive gauche, côté est), qui vient de Blanot, arrose Effours (sur Blanor), entre sur la commune à Fravelle et conflue aux Roquets entre le château et l'église ; dont : le ruisseau de Villiers, qui parcourt ses derniers sur la commune et confluer ai pont de la Planche Magnien ; le ruisseau des Prés du Prix, qui cient de Savilly et conflue aux Guyards ; le ruisseau de la Gagère, qui conflue à Souvert.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré. et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver.. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune d'Autun à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Urbanisme Typologie Au , Chissey-en-Morvan est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Autun, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de moins de ...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (59,7 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (59,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (59,7 %), prairies (39 %), terres arables (0,9 %), zones agricoles hétérogènes (0,3 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie Chissey-en-Morvan, autrefois Chisseium - Chaissey, 1260 - Cessy, 1271 - Chaisseyo, 1293 - Chissiacus avant 1312 - Chissey, 1382 - Chissey-en-Royauté et Chissey-en-Duché, 1757 - Chissey-en-Morvant, 1783 - Chissey-en-Morvan an X. Le nom de la commune proviendrait du nom d'homme Cassius..

Héraldique

Histoire Antiquité

On trouve encore quelques vestiges de la voie romaine qui allait de Autun à Sens par les montagnes du nord-est. À l'époque gallo-romaine, il y avait peut-être un relais de poste. C'est sur cette voie qu'est passé l'empereur Julien, venu délivrer Autun que les barbares assiègent en 356. Au nord il y a deux voies, se rejoignant à Alligny-en-Morvan : l'une emprunte la montée de Pierresaut, surplombant le bourg, et sur le chemin de la crête file en direction du nord, c'est l'ancienne voie romaine ; la seconde suit la vallée du Ternin.. De Chissey, d'autres voies partent en direction de : Villiers-Brazey, Savilly et Bard-le-Régulier au nord-est et l'est ; et Ruisselle, Cussy et Anost à l'ouest. Elles se raccordaient toutes avec les voies principales, reliant Autun.

Moyen Âge et jusqu'à la Révolution Au temps de la féodalité, la justice du bourg se divisait sur trois seigneuries : celle du seigneur du château de Chissey-en-Morvan. Elle ne comprenait que son manoir et ses dépendances : Fontaine et La Verpillière. Selon la délimitation réalisée en 1608, elle suivait le cours de la rivière, en remontant jusqu'à la Côme-des-Brus, du chef qu'elle tirait à Ruisselle à la maison en ruines de Guillemain de Buffières, elle côtoyait le ru de Souvert et reprenait le cours de la rivière. Fief en toute justice, elle mouvait de l'évêché d'Autun ; mais ses dépendances relevaient du duché de Bourgogne. Le château a reçu la visite de Napoléon, à son retour de l'île d'Elbe ; il y passa la nuit du avant d'aller décorer l'abbé Rasse au relais de poste de Pierre Écrite. celle de l'évêque d'Autun s'étendait sur une autre partie du bourg. La justice se rendait sous un gros orme au nord de l'église. Les officiers du prélat y venaient quatre fois par an tenir leurs "Jours". En 1568, des gens s'opposèrent à l'exercice de la juridiction épiscopale. Le procès qui s'ensuivit confirma les droits de l'évêque. Le , le bailli de Lucenay condamna Marie Robelin femme Roidot à 14 sous d'amende pour avoir traité Marie Berthaud de "Vaudoise". L'évêque avait droit de haute justice également sur Souvert, où le bailli de son Excellence venait quatre fois l'an tenir ses "Jours". celle de la maison-forte de La Mothe-Chissey formait une terre en toute justice dans la mouvance du duché de Bourgogne, située à l'est du bourg ; dans une prairie traversée par le ruisseau du Blanot se trouve à un endroit dit des Roquets une Maison forte de la Mothe-Chissey, connue également sous le nom de Maison forte des Roquets. Le possesseur était seigneur laïc de l'église et avait des droits de dîme dans toute la paroisse ; mais il devait au curé une portion congrue de .

Au sud-est se trouve Souvert avec sa maison seigneuriale de Souvert, qui était autrefois alternatif avec Lucenay. Les dîmes se partageaient entre le seigneur des lieux, celui de Chissey, le curé et l'évêque. Ce hameau était alternatif de Lucenay-l'Évêque.

Le château de La Prée (Pratum) est un manoir du situé sur la rive droite du Ternin, à l'ouest du bourg, possédant des tourelles. Ce fief était en 1404 à Andoche de Chissey, qui en fait aveu. Il passe ensuite à la Maison du Buy.

Vaulsery (Valserinus) est situé dans une gorge au-dessus de La Prée ; il y avait là autrefois un manoir dit La Grande Maison. Cette seigneurie avec haute justice mouvait en partie de la baronnie de Lucenay, et en partie de celle de Menesserre (Ménessaire). Son possesseur jouissait du droit de chasse dans toute la baronnie de Lucenay. Au un habitant de ce hameau, Emiland Pautot, chef d'une bande de pillards, dévasta à leur tête le château de Monthelon, commettant moult exactions sur les biens et les personnes. Condamné à être pendu et étranglé ; il le fut à Autun le ; ses biens furent confisqués au profit du seigneurArchives de l'évêché d'Autun. Cité dans ..

Le manoir de Commegrain, avec justice et juridiction, était au la possession d'une famille de ce nom. Les ruines du manoir étaient encore visibles au , à l'orée d'un bois. Jean de Commegrain, Ostelin de Commegrain et Jeanne de Commegrain vendirent le fief à Andoche de Chissey, qui en fit aveu à l'évêque d'Autun, Milon de Grancey, en 1401. Guillaume de Chaulgy, parent d'Andoche, en fit de même en 1413, son fils Jean de Chaulgy avait épousé N... de Chissey, dame de Vaulcery et de Commegrain, fille d'Erard de Chissey.

Ruisselles, selon l'abbé Baudiau, est peut-être le Rioscella du testament de Varé. Ce hameau était jadis alternatif avec Cussy. Il fut totalement incendié en 1828, puis partiellement par deux fois en 1858. Jacques de Chaulgy jouissait de la totale justice en 1482 sur le meix Vougeot. Les habitants étaient sujets du seigneur du Buy, mais devaient néanmoins le guet et la garde au château de Chissey. Ils étaient tenus de moudre leurs grains au Moulin de Buy. Toutefois Philibert de Clairon leur permit de réédifier l'ancien moulin du lieu-dit Bulle et il leur fournit à cette fin le bois et les meules, à la condition qu'il serait mouvant, virant, tournant à la Saint Michel venant, et qu'il lui payeraient le droit ordinaire. Le , Frédéric de Loisey et son épouse Marguerite de Cléron affranchissent Lazare Guyotat et son épouse pour la somme de 750 livres. En 1686, le fils de ces gens était juge de Buy. Le seigneur de cette terre l'échangea en 1777 à celui de Chissey pour ses droits à Buy. Le hameau de Ruisselle était alternatif de Cussy-en-Morvan.