Saint-Martin-en-Gâtinois est une commune française située dans le département de Saône-et-Loire, en région Bourgogne-Franche-Comté.
Géographie La commune de Saint-Martin-en-Gâtinois est limitée au nord par la Dheune et à l’ouest par l’ancienne voie romaine de Langres. Ce territoire n’a conservé qu’un petit bois, le Bois Brûlé, près du hameau de Neuvelle. L’habitat se concentre dans l’agglomération principale qui comprend les écarts du Bout d’Amont et de Gâtenay au nord et nord-est du village, et dans deux hameaux, Neuvelle et Corcelles , situés au sud-ouest de la commune. Le Merlantey est une ferme isolée sur une route secondaire reliant Neuvelle à Saint-Martin-en-Gâtinois. La limite ouest de la commune suit l’ancienne voie romaine de Langres. Saint-Martin-en-Gâtinois est une création médiévale relativement tardive ; la toponymie désigne le pays de la gâtine, fond de vallée aux terres incultes et marécageuses. L'écart de Gatenay , qui a donné son nom à la commune, représente le centre primitif de peuplement installé non loin du passage où le chemin rejoignant la voie de Verdun-Dijon franchit la Dheune. Le hameau de Corcelles, au sud de la commune, s’est établi à mi-chemin de la Dheune et de la voie romaine et pourrait être une création féodale des seigneurs d’Allerey ou des évêques de Chalon. Le hameau de Neuvelle se trouve en bordure de la voie romaine, au sud-ouest de la commune : ce hameau serait un centre de défrichement du haut moyen-âge qui a succédé a un habitat gallo-romaindossier d'inventaire topographique-2001,2002 par FROMAGET Brigitte.
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat océanique altéré et le climat semi-continental. et est dans la région climatique Bourgogne, vallée de la Saône, caractérisée par un bon ensoleillement (), un été chaud (), un air sec au printemps et en été et des vents faibles.. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Bragny-sur-Saône à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Accès Routes pour Saint-Martin-en-Gatinois ; aujourd'hui et Voie Romaine
Communes limitrophes
Urbanisme Typologie Au , Saint-Martin-en-Gâtinois est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Beaune, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (98 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (98 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (67,2 %), prairies (22,1 %), zones agricoles hétérogènes (8,6 %), forêts (2 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Toponymie La commune tire son nom du mot Gâtine (ou gastine), le Gâtinois étant aussi le nom d'une ancienne province de France (« d'environ 18 lieues de longueur sur 12 dans sa plus grande largeur, bordée au nord par la Beauce, au sud par l'Auxerrois, à l'ouest par le Sénonais et à l'est par le Hurepoix et la rivière de Vernisson. Cette province se distingue entre Gatinois françois ; & Gatinois orléannois. Il abonde en bled (blé), prairies, pâturages, rivières & en excellent safran »Voir page 647 de l’Encyclopédie méthodique de géographie moderne imprimée à Paris, M DCC. LXXXII (1782), Chez Plomteux, Imprimeur des états (..) Le Gatinois, diwems des Romains, avoit une bien plus vaste étendue qu'à présent ; il étoit alors presque tout couvert de bois & de pâturages. » ajoute en 1782 l’Encyclopédie méthodique de géographie moderne)
Les définitions - ci-dessous - de toponymes sont des citations extraites de l'ouvrage de Claude Joannelle : «La toponymie du Verdunois» Claude Joannelle, Toponymie du Verdunois
Gatinois : Toponyme germano-roman.
Le déterminant locatif du toponyme, Gatinois, provient d’un collectif en «etum» formé sur le latin vulgaire «vastina» qui a donné l’ancien Français Gastine (devenu gâtine) et désignait un lieu en friche, une terre inculte. Le français moderne a conservé le verbe «gâter» et le nom «dégât» et il a recréé tardivement, sur le latin «devastare» le verbe «dévaster». De leur côté, certains dialectes possèdent encore localement le vieux mot «gâtine», utilisé en outre par les géographes pour désigner des terres imperméables, marécageuses et stériles : cf. la Gâtine de Parthenay (ou poitevine) et la Gâtine tourangelle. Enfin, notre toponyme lui-même, Gâtinois (qui se prononçait «gâtinoué» jusqu’à la fin du 18ème siècle) se retrouve dans le nom d’un pays de France, le Gâtinois (région de Montargis), dont le sol de sables argileux peu fertiles était autrefois couvert de landes et de bois.
Ecarts de Saint-Martin-en-Gatinois :
Champ : Toponyme français.
Cet habitat médiéval, aujourd’hui disparu, ne subsiste plus que dans les lieux-dits, Le Pâquier de Champ et Le Vieux Château. C’était au Moyen Age un château important, siège d’une seigneurie dépendant de la baronnie de La Salle. L’origine est sans aucun doute l’appellatif «champ» (du latin «campus») qui, employé comme toponyme, désigne des terrains cultivés par opposition aux terres en friche ou incultes. Le nom de lieu est ici amplement justifié par le contexte : Champ, représente un terroir cultivé au milieu de la gâtine.
Gatenay : Toponyme roman.
Cet écart de Saint-Martin-en-Gatinois, qui a donné son nom à la commune, représente le centre primitif de peuplement : il s’agit sans doute d’une création du Bas Empire ou du Haut Moyen Age (comme l’indique l’origine linguistique du toponyme). Le toponyme Gâtenay a subi tardivement (après le 14ème siècle) l’attraction de l’oronyme de même famille «Gâtinois/Gâtinais», et c’est ce dernier qui a fini par se maintenir, comme déterminant locatif, dans le nom de la paroisse, supplantant la forme primitive Saint-Martin-de-Gâtenay.
Bout d’amont : Toponyme français.
La topographie locale confirme le sens qu’il faut attribuer à ce nom de lieu : Bout d’Amont est I’extrémité d’en haut.
Corcelles ( Corticella ) : Le petit domaine, Toponyme roman.
Ce nom de lieu est une formation médiévale ancienne (6ème à 12ème siècles) et il représente un diminutif du latin Cohors/Cortis, qui désignait la cour de ferme. Ce thème, extrêmement productif depuis le Haut Moyen Age jusqu’à l’époque féodale, a pris le sens de ferme, puis de domaine, succédant au latin «fundus» et concurrençant «villa» il est à l’origine des innombrables nombreux nom de villages en «court», dont la plus forte densité se trouve dans le Nord et l’est de la France, c’est-à-dire dans les régions très germanisées. Son diminutif Corticella (Cortis + Ella) représente un morcellement du domaine primitif, une dépendance du centre d’exploitation principal et il est par conséquent équivalent de «chésau» et «villar». L’ancien Français avait élaboré toute une gamme très riche de mots sur ce thème, et parmi eux «cortis/curtil» (la petite cour, l’enclos, le jardin) et «cortisel/corcel» (le jardinet).
Le Merlantey : Le domaine des merles, Toponyme français.
Merlantey, est un dérivé du latin Merula. (merle) L’appellatif «meix» (nom ancien de la maison) déterminé par un patronyme «lantey», avec insertion du phonème transitoire «r» en fausse assimilation : Le Merlantey = Le Meix-Lantey. On aurait alors un type toponymique tardif, très productif en Verdunois dès le milieu du Moyen Age. Le participe passé latin Merulantis = baigné, mouillé : Le Merlantey, Le Merlanté (le lieu humide).
Neuvelle (Nova villa) : Le Nouveau domaine, Toponyme roman.
Ce nom de lieu, extrêmement répandu en France, appartient à la même couche linguistique que «Corcelles» et il est un équivalent, morphologiquement plus ancien, de «Villeneuve». Il s’agit d’un composé, constitué du substantif déterminé «villa» (le domaine, le village) et de l’adjectif déterminant féminin «nova» (nouveau, neuf). L’ordre des composants, l’adjectif + le nom appartient à la syntaxe germanique et indique une formation plus ancienne que celle des «villeneuves». Neuvelle est une forme régionale, typique de l’Est, l’équivalent en français central étant «Neuville».
Histoire Ces textes sont en partie tirés d'un manuscrit de l'abbé Bandet curé de Saint Martin de 1840 à 1855, puis curé d'Ecuelles de 1870 à 1878, manuscrit déposé à Ecuelles puis photocopié par M. Fiorini, de Palleau, en dépôt au GEHV, des bases de données du ministère de la Culture, du Patrimoine de Bourgogne-Franche-ComtéDu patrimoine de Bourgogne-Franche-Comté, des archives du GEHV, des bulletins des Trois rivières (n°10, 49, 65) GEHV, des bulletins des Trois rivières (n°10, 49, 65) et Eglises du Verdunois par Claude Joannelle.