Christian Perronne, né le à Angers (Maine-et-Loire), est un médecin et professeur des universités-praticien hospitalier français. Il est spécialisé dans les pathologies tropicales et les maladies infectieuses émergentes. Il a été président de la commission spécialisée « Maladies transmissibles » du Haut Conseil de la santé publique jusqu’en 2016.
Il est connu pour ses positions controversées sur la maladie de Lyme ainsi que son soutien apporté au traitement préconisé par le professeur Didier Raoult pendant la pandémie de Covid-19. Ses déclarations polémiques et réitérées et son soutien à l'association BonSens créée par Martine Wonner entraînent son exclusion de la Fédération française contre les maladies vectorielles à tiques (FFMVT) puis de l'Assistance publique - Hôpitaux de Paris à la fin de l'automne 2020. En 2021 et 2022, il contribue à la désinformation sur la pandémie de Covid-19.
Biographie Christian Perronne est né le à Angers..
En 1985, il soutient une thèse d'exercice de la médecine sur le traitement par la coumermycine A1 de l'endocardite expérimentale à staphylocoque doré du rat à l'université Paris-Diderot..
En 1992, il soutient une thèse de doctorat en science médicale, intitulée Étude physiopathologique et thérapeutique d'infections opportunistes du sida dues à des micro-organismes à développement intracellulaire, à l'université Paris-Diderot, sous la direction de Jean-Jacques Pocidalo.. Il étudie en collaboration les effets de l’adaptation au traitement antirétroviral hautement actif sur le sida dont le résultat est publié dans une lettre en 1998..
Professeur de maladies infectieuses et tropicales à l’université de Versailles – Saint-Quentin-en-Yvelines, il est chef du service des maladies infectieuses à l’hôpital Raymond-Poincaré de Garches jusqu'en . À cette date, à la suite de ses commentaires sur la conduite de la pandémie de Covid-19, notamment ses déclarations à la presse à la suite de la publication de son livre Y a-t-il une erreur qu'ils n'ont pas commise ?, il est démis de ses fonctions selon l’AP-HP.. Il publie un autre livre sur le même thème le , intitulé Décidément, ils n'ont toujours rien compris !, que L'Express qualifie de ..
Il a été, à partir de 2009, vice-président du groupe « European advisory group of experts on immunisation » (ETAGE), qui conseille la politique vaccinale européenne de l’Organisation mondiale de la santé .. Il quitte le groupe en 2016..
Il a été président de la commission des maladies transmissibles du Haut Conseil de la santé publique jusqu’en 2016..
D'après Pauline Delassus et Anne Jouan, journalistes pour Paris Match, le nom de Christian Perronne apparait sur le procès-verbal de création de l'association Chronimed, mais ce dernier affirme en ne pas en être membre.. Dans Le Livre noir de l'autisme, la journaliste Olivia Cattan affirme également que Christian Perronne est l'un des membres fondateurs de Chronimed..
Maladie de Lyme Christian Perronne est parfois présenté dans les médias comme spécialiste de la maladie de Lyme et comme la figure de proue des ., en dépit de ses prises de position non conventionnelles et controversées, allant à l'inverse de la position de la communauté scientifique.. Il défend notamment la théorie d'une explosion cachée de la maladie de Lyme ..
Il est, en France, l'un des rares membres de sa communauté à remettre en cause la fiabilité des tests de diagnostic médical (Elisa, transfert de protéines) pour les borrélioses, et leur capacité à identifier tous les types de borrélies potentiellement en cause dans la maladie de Lyme.
Il soutient l'existence d'une forme chronique de la borréliose de Lyme et plaide pour la nécessité d'une prise en charge thérapeutique de cette forme. Il a notamment demandé la reconnaissance de la dénomination retenue par la Haute Autorité de santé. (HAS) faisant prévaloir l'existence d'un . en lieu et place d'un allégué « syndrome post-traitement de la maladie de Lyme ». dont il récuse l'implication. C'était aussi une demande des associations de patients... Il est cofondateur et vice-président de la Fédération française contre les maladies vectorielles à tiques et président de son conseil scientifique., jusqu'en .
En 2015, il supervise au CHU de Garches l'étude controversée d'un traitement de la maladie.
En 2016, il affirme que l'explosion de la maladie de Lyme, cachée par , est due à une prolifération mal contrôlée de tiques trafiquées par le chercheur en virologie nazi — Erich Traub. — transféré aux États-Unis.. dans le cadre de l' à l'issue de la seconde guerre mondiale. Le professeur Didier Raoult le qualifie alors de .. Ce même Didier Raoult ajoutait : « Il n’a pas de production scientifique lisible. Il a embrassé les théories alternatives et a même convaincu un grand hebdomadaire qu’il existait un complot tendant à dissimuler (pour quelle raison ?) l’ampleur du désastre. »
En 2019, il affirme recevoir des patients et en guérir environ 80 % par un traitement antibiotique de longue durée que ses confrères jugent pourtant risqué ou inutile.. Selon La Croix, les résultats qu'il affirme avoir obtenus , qui attribuent la guérison à un effet placebo ou à un diagnostic erroné... Son ouvrage, La vérité sur la maladie de Lyme, est selon Jean-Yves Nau..
Études sur lArtemisia annua En août 2020, deux articles scientifiques.. rapportant les résultats d'études cliniques concernant l'Artemisia annua, dont il a été co-auteur, sont rétractés par l'éditeur de la revue en raison de préoccupations à propos de l'approbation dans les temps par le comité d'éthique, l'acceptation par les participants de voir leurs données publiées et la fiabilité des données, auxquelles les auteurs n'ont pu apporter d'explication satisfaisante. L'histoire de ces deux essais a été décrite en détail par le site web Retraction Watch. Pour l'auteur des commentaires à l'origine de la rétraction, le rôle de Christian Perronne apparaît mineur dans l'étude..
Pandémie de Covid-19 Polémiques liées aux traitements de la Covid-19 à base d'hydroxychloroquine Début , pendant la pandémie de Covid-19, Christian Perronne participe aux polémiques sur l'hydroxychloroquine. Il prône l'utilisation du traitement combinant hydroxychloroquine et azithromycine proposé par Didier Raoult et le prescrit., bien que les preuves expérimentales de l'efficacité de ce traitement soient à cette date selon lui, et selon un article du journaliste indépendant Yves Sciama dans la revue scientifique Science. Avec Philippe Douste-Blazy, ancien ministre de la Santé, il lance une pétition en ligne intitulée , qui demande que l'hydroxychloroquine soit autorisée pour . Cette pétition est signée par une dizaine de personnalités françaises de la médecine et par presque ..
Christian Perronne considère que le ministre français de la Santé a été . Il refuse de participer à des essais randomisés contrôlés sur l'hydroxychloroquine qui auraient impliqué un groupe placebo, considérant qu'il serait ; il prescrit le traitement à l'hydroxychloroquine à tous ses patients contaminés, à l'exception des formes les plus bénignes. Christian Perronne a contribué à l'engouement du public pour cette molécule après les annonces de Didier Raoult. Cet engouement a rendu plus difficile la réalisation de tests sur son efficacité selon un protocole ..
Pendant la pandémie, il cosigne le une prépublication mettant en évidence le bénéfice du traitement par l'azithromycine associée ou non à l'hydroxychloroquine ; l'étude est qualifiée de par le site Futura.. Les auteurs la retirent ensuite pour qu'elle ne soit plus citée., expliquant qu'.. Christian Perronne déclare : . Selon 20 Minutes, des participants à l'étude auraient demandé à voir leur nom retiré de la liste des auteurs avant même sa pré-publication, car ils auraient émis des doutes sur sa méthodologie dès le départ.. Une nouvelle version de l'article est publiée le 2 août dans ., revue dirigée par un membre de l'IHU Méditerranée Infection qui avait précédemment publié plusieurs études à la méthodologie controversée sur l'hydroxychloroquine au début de l'épidémie.
Dans un livre réquisitoire publié à la fin du , Christian Perronne critique la gestion par l’État français de la pandémie de Covid-19, dénonçant . sur les pénuries de masques, les tests et ce qu’il perçoit comme un lobbying intensif des laboratoires. et des ... Dans le quotidien Les Échos, Kevin Badeau écrit que, du point de vue de l’auteur, qui selon lui , ..
Au cours de plusieurs entretiens et confrontations télévisées, entretien avec Patrick Simonin sur TV5 Monde. ou radiophoniques., il s’en prend à divers décrets dont les promulgations auraient contribué à faire en sorte que les médecins du CHU de Nantes n’auraient consécutivement été confrontés à d’autre issue que celle de en raison de l’impossibilité pour eux de recourir au seul médicament qui, selon lui, aurait pu contribuer à le tirer d’affaire.. Il estime dès lors que le traitement recourant à cette médication, si elle n’avait pas été interdite, aurait pu contribuer à sauver . Il ajoute qu' et que des opposants à l'hydroxychloroquine sont .. Ces déclarations indignent de nombreux soignants. Conséquemment, l’Assistance publique - Hôpitaux de Paris (AP-HP) saisit ses instances déontologiques. Par extension, dans une lettre datée du , le directeur général de cette instance, en la personne de Martin Hirsch, demande à son collège de déontologie de rendre un avis éclairé « avant la fin du mois de juillet » afin de déceler ou infirmer l’existence d’éventuels . Le Conseil national de l'Ordre des médecins (CNOM) se trouve ainsi sommé de réagir. Ce dernier saisit peu après le conseil départemental de l’Ordre des médecins des Hauts-de-Seine afin qu’il statue sur d’éventuelles sanctions.... Une autre procédure émane de l'AP-HP.
Désinformation à propos des vaccins contre la Covid-19 À l'automne 2021, il est l'auteur d'affirmations fausses ou trompeuses sur les vaccins contre la Covid-19 et la situation épidémique : le , alors que les contaminations se multiplient en France, il affirme sur la chaîne de télévision CNews qu'il n'y a pas de cinquième vague et que la pandémie est . Il présente par ailleurs les vaccins contre la Covid-19 comme des , qui ne protègeraient pas contre les formes graves, et prétend que l'épidémie est terminée dans les pays qui ne vaccinent pas.. Le , lors d'un entretien pour la chaîne Sputnik, il prétend que les vaccins ne protègent pas contre la transmission du virus et que la mise sur le marché des vaccins contre la Covid-19 serait illégale..
En , il participe à un « doctothon », qui réunit , et des . Il y répète que l'épidémie a quasiment disparu dans les pays qui n'ont pas vacciné leur population, à partir de 12:40..
En janvier 2022, il est invité à la Chambre des députés du Luxembourg par deux auteurs de pétitions contre la vaccination obligatoire. Il y tient des propos trompeurs sur les vaccins..
Sur Conspiracy Watch, Rudy Reichstadt fait référence à la loi de Brandolini illustrée par Christian Perronne. En effet, une séquence d'une minute sur Sud Radio au cours de laquelle Christian Perronne prétend qu'il y aurait plus de fausses couches chez les femmes enceintes ayant reçu le vaccin Pfizer contre la COVID-19 a nécessité plus d'une heure et demi de recherche pour établir que cette affirmation était fausse : les chiffres cités par Christian Perronne n'étaient pas ceux qui figuraient dans l'étude. Rudy Reichstadt estime que ..
Mises en cause