Ayachi Hammami (), né en ., est un avocat et homme politique tunisien. Il est ministre auprès du chef du gouvernement chargé des Droits de l'homme et de la Relation avec les instances constitutionnelles et la Société civile en 2020.
Il est condamné dans le cadre de l'affaire du complot contre la sûreté de l'État dans des conditions critiquées par plusieurs ONG.
Biographie Débuts militants et parcours professionnel Ayachi Hammami commence sa carrière dans l'enseignement. Toutefois, son engagement syndical et politique lui valent un renvoi de l'éducation nationale.. Il se reconvertit ensuite dans le droit. Titulaire d'un diplôme d'études approfondies en droit international, Ayachi Hammami est avocat à la Cour de cassation.
Défense des droits humains sous la présidence Ben Ali Sous la présidence de Zine el-Abidine Ben Ali, Hammami défend des victimes de violations des droits humains, des prisonniers politiques ainsi que des syndicalistes. En , à la suite de l'arrestation de l'avocat Mohamed Abbou en raison d'un article critique qu'il avait publié., Ayachi Hammami initie un sit-in de dix avocats qui dure près de deux mois au siège de l'Ordre national des avocats..
Quelques mois plus tard, à l'approche du Sommet mondial sur la société de l'information (organisé à Tunis en ), Ayachi Hammami ouvre son cabinet à sept autres militants pour une grève de la faim d'un mois. Cette action, largement médiatisée, conduit à la création du Collectif du 18-Octobre pour les droits et les libertés..
Il est par ailleurs membre du comité directeur de la Ligue tunisienne des droits de l'homme et du bureau exécutif d'EuroMed Droits.
Il subit des formes continues de représailles. et d'intimidation. en raison de son engagement militant.
Après la révolution de 2011 Suite à la révolution de 2011, Hammami siège à la Haute instance pour la réalisation des objectifs de la révolution, de la réforme politique et de la transition démocratique.
En 2019, son nom est proposé par le Front populaire pour être l'un des futurs membres de la nouvelle Cour constitutionnelle. Cependant, sa candidature fait face à une opposition farouche, la présence de son nom provoquant même un blocage dans la mise en place de la cour d'après des députés de l'opposition.
Ministre chargé des Droits de l'homme (2020) Le , il est nommé ministre auprès du chef du gouvernement chargé des Droits de l'homme et de la Relation avec les instances constitutionnelles et la Société civile.
Activités après 2021 En , il est poursuivi par la ministre de la Justice Leïla Jaffel en vertu du décret-loi 54 pour et ; il avait imputé à la justice la responsabilité de ce qu'il a qualifié de perpétré à l'encontre de 57 juges que le président Kaïs Saïed avait révoqués pour corruption et malversations, accusant la ministre d'avoir ... En de la même année, il est ajouté à la liste des suspects dans l'affaire du complot contre la sûreté de l'État, dans laquelle il a initialement servi d'avocat de la défense pour des figures de l'opposition détenues à partir de de la même année..
Il est condamné en appel le à cinq ans de prison après une condamnation à huit ans prononcée en première instance ; il est arrêté le .. Plusieurs ONG tunisiennes et étrangères dénoncent les conditions dans lesquelles s'est déroulé le procès, dont Human Rights Watch qui évoque une parodie de justice.. Il entame dès son arrestation une grève de la faim pour . Il y met fin après 43 jours, le ..
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Liens externes
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