Madeleine-Sophie Arnould, ou Sophie Arnould, née le à Paris où elle est morte le , est une actrice et cantatrice française.

Biographie Elle débuta en 1757, et se retira en 1778. Elle se distinguait, selon ses contemporains, par la finesse de son jeu et l'agrément de sa voixÉvelyne Lever, Le crépuscule des rois - chronique 1757-1789, Fayard 2013, .. Elle acquit une grande célébrité par ses bons mots, dont Albéric Deville a fait un recueil intitulé Arnoldiana, ou Sophie Arnould et ses Contemporaines (1813), largement utilisé par les frères Goncourt.

Selon la peintre Élisabeth Vigée Le Brun,

Soprano remarquable, elle créa les rôles d'Iphigénie dans Iphigénie en Aulide et d'Eurydice dans Orphée et Eurydice, opéras de Gluck., ainsi que celui d'Iole dans Hercule mourant d'Antoine Dauvergne.

De sa relation tumultueuse avec Louis-Léon de Brancas, duc de Lauragais, elle eut quatre enfants, dont Antoine-Constant de Brancas, colonel du Premier Empire mort à EsslingSophie Arnould sur roglo.eu.. Elle fut aussi très proche de Paul Barras et de Nicolas François de Neufchâteau. On lui prête autant de liaisons avec des femmes qu'avec des hommes, notamment Raucourt, de Villeroy, la princesse de Hénin.. Anne Bonnier, ancienne duchesse de Chaulnes qui avait perdu ses titres en épousant son amant (un bourgeois du nom de Giac), lui demanda un jour comment allait « le métier »Jean Haechler, Le règne des femmes - 1715-1792 ; Grasset, 2001. ; Sophie Arnould répondit :

Elle fit partie de la société chantante La Dominicale fondée par le célèbre chirurgien Louis et dont furent membres Jean-Joseph Vadé, Claude-Prosper Jolyot de Crébillon, Pierre-Yves Barré, Claude Coqueley de ChaussepierreVoir à ce propos ce qu'en rapporte Arthur Dinaux dans Les sociétés badines, bachiques, littéraires et chantantes, leur histoire et leurs travaux, Bachelin-Deflorenne, Paris 1867, ..

Elle s'installe en 1798 à l'hôtel d'Angiviller, et y meurt en 1802..

Iconographie Jean-Baptiste Greuze, Sophie Arnould (vers 1773), Londres, Wallace Collection Thomas Desangles, Sophie Arnould (1782), Portugal collection L.O.F. Hélène Bertaux, Sophie Arnould (1881), buste en marbre, Amiens, musée de Picardie vignette|Sophie Arnould, pastel de Thomas Desangles, 1782 ; cadre d'Henri Letonné. Ce pastel proviendrait de la collection du comte d'Artois à Bagatelle.

Sophie Arnould dans la culture Sophie Arnould a inspiré plusieurs œuvres. Sophie Arnould, comédie en 3 actes de Dumanoir, Adolphe de Leuven et Auguste Pittaud de Forges, () Sophie Arnould, opéra-comique de Gabriel Pierné (1927). Sophie Arnould apparaît comme personnage dans la pièce Chagrin d’amour de Sacha Guitry (1931).

Notes et références

Annexes

Bibliographie

Albéric Deville, Arnoldiana, Paris, Gérard, 1813. Edmond de Goncourt, Sophie Arnould : d’après sa correspondance et ses mémoires inédits, Charpentier, Paris, 1893 (texte en ligne sur Gallica). Rodolphe Trouilleux, N’oubliez pas Iphigénie : biographie de la cantatrice et épistolière Sophie Arnould (1740-1802), Grenoble, Alzieu, 2002, 350, .

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