Les troubles anxieux sont des peurs et/ou une anxiété anormales ou pathologiques. La classification des troubles mentaux reconnaît un large éventail de troubles psychologiques anxieux.
L'anxiété n'est pas en soi une émotion pathologique. Elle crée un trouble anxieux si elle devient envahissante (jusqu'au « trouble anxieux généralisé ») et source d'une souffrance significative pour l'individu (souffrance permanente ou discontinue). C'est un trouble commun (environ un tiers des personnes le subissent au moins une fois dans leur vie ; c'est la neuvième cause d'invalidité dans le monde.). Une anxiété intense peut être associée à des troubles psychiatriques sévères, dont la dépression et éventuellement d'autres pathologies.
Les individus souffrant de ces troubles peuvent généralement être guéris entièrement.
Principales formes Troubles anxieux phobiques
Anxiété sociale
Les peurs sociales sont relativement communes. Environ un individu sur quatre aux États-Unis en est affecté. L'anxiété sociale, également appelée « phobie sociale », est le type de trouble d'anxiété le plus répandu avec une prévalence de 5 % à 12 %. C'est la peur de l'humiliation et de l'embarras lors des situations publiques. Les symptômes incluent une peur sociale excessive et persistante qui cause un désir d'éviter certaines situations et une réduction des capacités fonctionnelles en société. L'anxiété sociale commence généralement à se développer à l'adolescence ou au début de la vie adulte..
Trouble panique, avec ou sans agoraphobie
Il est normal de vivre un sentiment de peur ou d'inconfort lors d'une situation dangereuse ou stressante, par exemple juste après avoir évité un accident de voiture. Cependant, si un individu ressent ces choses sans raison et sans avoir été exposé à un réel danger, il est question d'une attaque de panique. Le trouble panique consiste lui-même en la présence de ces attaques de panique inattendues, qui sont elles-mêmes décrites par les malades comme le sentiment d'avoir une crise cardiaque. Si, en plus, le malade évite les endroits publics par peur de vivre une attaque de panique, il est alors question d'un trouble panique avec agoraphobie. À travers le monde, entre 2 % et 4 % de la population est atteint de trouble panique, mais 1 % de la population seulement montre en plus des symptômes d'agoraphobie. Ce type de trouble anxieux est celui qui a le plus de symptômes, dont les principaux sont une accélération du rythme cardiaque, de la transpiration, une difficulté à respirer, de la nausée et des tremblements. Le trouble panique et l'agoraphobie se développent presque toujours vers le début de la vie adulte.
Agoraphobie sans antécédent de trouble panique
Phobie spécifique
La phobie spécifique est la peur excessive de quelque chose en particulier. Elle s'applique à toutes les peurs, excepté la phobie sociale et l'agoraphobie. Les personnes sujettes à une phobie spécifique ressentent un si grand taux d'anxiété lors de certains événements qu'elles se mettent à trembler ou à crier. La probabilité d'être victime d'une phobie spécifique est d'environ 4 % à 13 %. Les symptômes sont une peur irrationnelle et incontrôlable de certaines choses ou de certaines personnes. La phobie spécifique est le trouble d'anxiété qui commence au plus jeune âge avec un âge d'apparition médian de .
Autres troubles anxieux Anxiété généralisée
Le trouble d'anxiété généralisée (TAG) est caractérisé par une inquiétude excessive en ce qui concerne des activités ou des événements du quotidien.. Cette maladie atteint entre 3 % et 6 % de la population mondiale et entre 50 % et 90 % de la population atteinte de TAG souffre également d'une autre maladie mentale, telle que le trouble de panique ou la dépression, ou est concernée par une addiction à une drogue (alcool y compris). Les symptômes sont : une difficulté à contrôler son inquiétude ; une tendance à exagérer tous les petits problèmes ; une tension musculaire ; une hypervigilance constante ; un manque de concentration ; une fatigue persistante ; une perturbation du sommeil.
La majorité des individus va consulter à l'âge adulte, mais ils disent souvent en avoir été atteints toute leur vie..
Trouble anxieux dû à une affection médicale générale L'anxiété est plus courante chez les personnes ayant un TSA (trouble du spectre de l'autisme) que dans la population en général...
Trouble anxieux induit par une substance Les substances naturelles ou médicamenteuses qui stimulent la vigilance provoquent toujours une anxiété plus ou moins importante. On peut citer tous les stimulants psychiques qui remontent l'humeur comme certains antidépresseurs ou un excès de caféine, tout particulièrement les amphétamines ou la cocaïne. Ces substances induisent aussi une insomnie à son tour source d'anxiété.
Troubles apparentés En 2013, dans le DSM-, et au contraire des précédentes classifications, le trouble obsessionnel compulsif et le trouble de stress post-traumatique ne sont pas classés dans le groupe des troubles anxieux..
Trouble obsessionnel compulsif (TOC)
Le TOC consiste en des obsessions, pensées ou idées envahissantes pouvant être sources d'anxiété, ou des compulsions, actions impérieuses pouvant diminuer l'anxiété qui est fréquente. Ces rituels durent souvent plusieurs heures par jour.De 1,6 % à 2,5 % de la population y serait sujette, généralement dès l'enfance ou la fin de l'adolescence.. Le TOC était classé dans les troubles anxieux jusqu'au DSM- mais ce n'est plus le cas à partir du DSM- paru en 2013, l'anxiété n'étant pas son critère distinctif même si elle peut être à haut niveau...
État de stress post-traumatique
L'état de stress post-traumatique (CIM10 - F43.1) est un état émotionnel similaire à l'attaque de panique, mais qui se différencie en ayant une cause bien connue. Il est dû à un événement traumatisant, tel qu'un viol, un accident de voiture, un désastre naturel ou, dans les cas les plus connus, une guerre. C'est ce qui arrive aux soldats qui reviennent chez eux après la guerre et qui ne peuvent plus dormir et se réveillent en sursaut au milieu de la nuit. Ce trouble a une prévalence de vie d'environ 7 %. Le symptôme principal est la présence de récurrences () en état d'éveil ou sous la forme de cauchemars. Lors de ces récurrences, l'individu revit l'événement qui l'a traumatisé en expérimentant une charge émotionnelle presque aussi intense que lors de l'événement lui-même. Le TSPT peut se développer à partir d'une multitude d'expériences, mais les chances de vivre un état de stress post-traumatique chez les jeunes sont moins élevées que chez les adultes.
Prévalence N'importe qui, même en bonne santé, peut souffrir régulièrement de troubles anxieux, quel que soit le lieu, le sexe et l'âge. C'est le trouble mental le plus commun (28,8 % des gens en connaîtront durant leur vie).. En Europe et dans certaines parties de l'Asie et de l'Afrique, la prévalence durant la vie d'un trouble d'anxiété serait comprise entre 9 % et 16 %. Les femmes, dans le monde, en sont deux fois plus victimes que les hommes. 18 % des Américains sont affectés de troubles anxieux au moins une fois par an..
C'est l'un des troubles mentaux qui se développent le plus tôt, avant l'âge de dans 90 % des cas Selon Wittchen ; et s'ils sont alors détectés, ils sont plus facilement traités. La majorité des cas sont diagnostiqués à l'adolescence ou chez le jeune adulte, mais 2 % à 4 % des enfants de en sont atteints.
Selon Hans-Ulrich Wittchen, l'anxiété est plus fréquente chez les personnes ayant d'autres troubles mentaux (14 %)., avant l'insomnie (7 %), et lors de la dépression majeure (6,9 %).
Chez les étudiants La santé mentale des étudiants, notamment depuis la pandémie de Covid-19, est un sujet de préoccupation mondiale., notamment parce qu'on a montré que dans l'enseignement supérieur, une mauvaise santé mentale est associée à une hausse du taux d'échec des études et du décrochage...
Selon l'Organisation mondiale de la santé (2018) et le World Mental Health Surveys International College Student Project (panel de étudiants)., 31,4 % des étudiants présentaient des troubles mentaux à 12 mois, et la prévalence à 12 mois du trouble anxieux généralisé était de 16,7 %. Ce trouble multiplie par près de quatre les risques d'altération grave des rôles dans la gestion du foyer, le travail lié à l'université ainsi que dans les relations personnelles intimes, la vie sociale chez les étudiants..
Le total des dépenses médicales directes pour les adultes souffrant de troubles anxieux aux États-Unis a été estimé à plus de 33 milliards de dollars. ; mais diverses études, dans le monde, ont conclu que seuls 24,6 % des étudiants cherchent à se faire soigner : les élèves atteints d'un trouble d'anxiété généralisée disent préférer gérer le problème seul (56,4 %) et avoir du mal à en parler. Sur étudiants de Hong Kong enquêtés, plus de la moitié (54,4 %) présentaient des symptômes d'anxiété.. Une autre étude a montré en Chine que parmi âgés de 16 à 75 ans à Hong Kong, seuls 26,0 % de ceux souffrant de troubles mentaux courants (dont anxiété et dépression) cherchaient à se soigner, notamment chez les 16-25 ans..
La thérapie cognitivo-comportementale (TCC), habituellement faite en face-à-face avec le thérapeute, est une psychothérapie axée sur l'activation comportementale, la thérapie d'exposition et l'entraînement à la relaxation dans la thérapie cognitive., qui se montre efficace en cas de troubles anxieux ; une étude a conclu qu'elle peut aussi être faite, à faible intensité, en ligne, de manière auto-rythmée, ce qui minimise l'élément d'embarras dans la recherche de soins. Une revue systématique et une méta-analyse basée sur 48 études sur les interventions sur Internet pour la santé mentale chez les étudiants ont trouvé un effet modéré chez les étudiants anxieux., mais significatif chez les étudiants et jeunes adultes ayant terminé un programme de suivi en ligne (huit semaines sur Internet)..
La prise de conscience de la gravité de l'aggravation de la crise de la biodiversité et de la crise climatique est aussi une source croissante d'éco-anxiété et de solastalgie, chez les jeunes en général, et chez les étudiants en particulier.
Conséquences pour la santé La conséquence principale est une souffrance psychique qui dégrade la qualité de vie et les relations sociales. Parfois, une « névrose anxieuse pure » (trouble sévère) peut conduire au suicide. Mais la mortalité associée à ce trouble est le plus souvent liée aux comorbidités associées (alcoolisme, addiction, troubles de la personnalité).
Anxiété physiologique et ses causes L'anxiété physiologique désigne la partie corporelle et sensorielle de l’anxiété : Elle correspond donc aux réactions corporelles « automatiques » pouvant être associés à une anxiété : accélération du rythme cardiaque, respiration rapide, tension musculaire, sudation, vertiges, douleurs thoraciques, troubles digestifs, etc. Elle désigne toutes les sensations induites par les réactions physiques automatiques (autonomes ou somatiques) du système nerveux (augmentation du rythme cardiaque, tension musculaire, agitation motrice, respiration rapide, sudation, inconfort interne, sensation de “trop plein” dans le corps), indépendantes de la capacité à formuler des pensées anxieuses ou à exprimer une inquiétudehttps://www.sciencedirect.com/topics/psychology/physiological-component-of-anxiety?utm_source=copilot.com.