Dans la mythologie grecque, Glaucé (en grec ancien ) est une Néréide, fille de Nérée et de Doris, citée par HésiodeHésiode, Théogonie (vers 240 à 264), HomèreHomère, Iliade (chant XVIII, vers 38 et suivants) et HyginHygin, préface des Fabulae dans leurs listes de Néréides.

Étymologie Le nom Glaucé () vient du grec ancien qui signifie brillant.

Famille Ses parents sont le dieu marin primitif Nérée, surnommé le vieillard de la mer, et l'océanide Doris. Elle est l'une de leur multiples filles, les Néréides, généralement au nombre de cinquante, et a un unique frère, Néritès. Pontos (le Flot) et Gaïa (la Terre) sont ses grands-parents paternels, Océan et Téthys ses grands-parents maternels.

Mythologie Glaucé est mentionnée comme l'une des 32 Néréides qui se rassemblent sur la côte de Troie, remontant des profondeurs de la mer pour pleurer avec Thétis la mort future de son fils Achille dans l'Iliade d'Homère.

Représentations La Néréide Glaucé apparait à de nombreuses reprises dans l'archéologie et l'iconographie des céramiques de la Grèce antique. Ces pièces sont cruciales pour les chercheurs, car elles prouvent que les peintres de vases du Vᵉ siècle av. J.-C. ne considéraient pas les Néréides comme un groupe anonyme mais s'inspiraient bien des poèmes d'Homère et d'Hésiode pour individualiser chaque nymphe marine avec sa propre identité visuelleH.A. Shapiro, Personifications in Greek Art, 1993Guy Hedreen, Capturing Troy: The Narrative Language of Classical Myth, 2001, Chapitre 6: The Cult of Achilles in the Euxine Sea and the Iconography of the Nereids, pages 226 à 233.

La représentation la plus célèbre la concernant se trouve sur un pyxide attique à figures rouges à présent au British Museum. Le vase, attribué au Peintre d'Érétrie, dépeint l'intimité des Néréides dans leur demeure aquatique, la scène d'intérieur simulant les préparatifs d'un mariage. Le décor circulaire continu se compose de huit Néréides et d'une petite servante, toutes identifiées individuellement par des inscriptions peintes au-dessus d'elles. Glaucé est représentée entre ses sœurs Cymothoé (à sa gauche) et Thalie (à sa droite). Habillée d'un chiton, les cheveux attachés et de profil vers la droite, elle tient un collier qu'elle s'apprête à mettre autour du cou de ThalieBritish Museum, numéro d'inventaire 1895,1029.2 voir en ligneCorpus vasorum antiquorum (CVA) : Great Britain Fascicule 3, British Museum Fascicule 2. Planche 18, Numéro 4 (ou Planche 82 dans la numérotation continue de la Grande-Bretagne).

Glaucé apparait aussi sur les fragments d'un grand cratère en calice à figures rouges du Vᵉ siècle av. J.-C., attribué à l'entourage du Peintre de la Gigantomachie et conservé au Musée national archéologique d'Athènes. Ce vase a été retrouvé brisé : de nombreuses parties manquent et seules quatre Néréides disposent encore de leur inscription nominative lisible. Il illustre l'arrivée des Néréides apportant à Achille les armes divines forgées par Héphaïstos. Glaucé est située au centre du premier groupe de fragments, entre Cymodocée (à sa gauche) et Thalie (à sa droite). Cymothoée est la seule autre Néréide représentée dont le nom a été conservé. Elle est représentée assise de profil sur un grand monstre marin au corps serpentiforme (Kéto). Ses cheveux sont retenus en arrière par un bandeau et elle maintient fermement des deux mains le lourd bouclier rond (aspis) forgé par Héphaïstos, orné de motifs circulairesMusée national archéologique d'Athènes - Numéro d'inventaire : National Museum 14502 (abrégé en Athens NM 14502).Corpus vasorum antiquorum (CVA) : Greece Fascicule 1, Athens National Museum Fascicule 1. Planches 8 et 9, Numéro 4 (qui montrent les fragments réassemblés du cortège des Néréides apportant les armes d'Achille).

Évocation moderne vignette|Glaucé et Thalie par Paul Albert Laurens, 1896 Littérature Le poète Leconte de Lisle (1818-1894) a écrit un poème intitulé Glaucé où la Néréide s'exprime à la première personneLeconte de Lisle, GLAUCE, troisième poème du recueil Poëmes antiques, Librairie de Marc Ducloux, éditeur, 1852 (p. 18-28).. Glaucé est citée parmi d'autres Néréides par le poète symboliste Jean Moréas (1856-1910) dans un de ces poèmes.

Annexes Articles connexes

Néréides

Notes et références

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