Le régiment d'artillerie est une unité de l'armée française. Reprenant les traditions du régiment d'artillerie à pied, il a participé à la Seconde Guerre mondiale.

Création et différentes dénominations : création

Chefs de corps vignette|Le colonel Magnien, commandant le RAP (au centre en béret), reçoit la garde du monument aux morts de l'artillerie à pied de Nice, le . Le régiment a été commandé par les officiers suivants : - 1921 : colonel Noguès - 1923 : colonel Bourrette - 1926 : colonel Saramito - 1927 : colonel Pompé - 1930 : colonel Darbost - 1932 : colonel Brudi - 1934 : colonel Périer - 1937 : colonel - 1939 : colonel Chabrol - 1940 : lieutenant-colonel Charmasson

Historique des opérations et garnisons du régiment Avant-guerre (1919-1939) alt=Photo de groupe de militaires, la majorité en tenue de service en toile claire, certains en uniforme kaki ou bleu horizon. Deux mulets participent à la photo, cachés parmi les soldats.|gauche|vignette|Artilleurs d'une des batteries du au Mont Agel, à une date inconnue (entre 1935 et 1939). Le régiment d'artillerie à pied () est créé à Nice le à partir du dépôt du régiment d'artillerie à pied mais aussi du régiment d'artillerie de tranchées et du régiment d'artillerie à pied.

En 1929, le régiment est formé de trois groupes, dont un de , auxquels s'ajoutent en 1933 deux autres groupes, dont un de DCA issu du . Les deux groupes de DCA repassent au en 1935.

Le régiment reçoit le la garde des drapeaux du et du d'artillerie à pied. Les artilleurs du régiment portent la tarte des troupes de montagne à partir de 1934. En 1936, le régiment est affecté au secteur fortifié des Alpes maritimes dans la ligne Maginot des Alpes. En 1938, il est renommé régiment d'artillerie de position ().

Après la mobilisation (1939-1940) alt=Quatre militaires assis devant un gros canon à large roues, dans un paysage montagneux.|vignette|Canon de modèle 1877 de la , au lieu-dit Fonbonne (commune de Peille) en 1940. À la mobilisation générale, le régiment donne naissance au de temps de guerre à partir du et , au RAP à partir du et au RAP à partir du .

Le est réparti ainsi en :

groupe du RAP (chef d’escadron Boifils) au sous-secteur des Corniches (du nom de la route des Corniches, autour de La Turbie) : batterie (deux canons de , deux de et quatre de L 1877) sur le mont Agel (dans le réduit et sur le plateau) ; (quatre canons de C Saint-Chamond et quatre de 1897) à la Baisse-du-Pape (au nord-ouest de Sainte-Agnès) ; (quatre canons de L 1913, quatre de L 1877 et quatre 155 L 1918) à La Lavinia ;vignette|Canon de 155 modèle 1877 de la du à Fontbonne, en 1940.|alt=Artilleurs autour d'un canon renversé dans un vallon. du RAP (chef d’escadron Chaptal) au sous-secteur des Corniches : (huit canons de L 1877 et deux de 1897) à Fontbonne ; (douze canons de L 1877) à Roquebrune et La Torracca ; (cinq canons de L 1877) au fort de la Tête-de-Chien ; groupe du RAP (chef d’escadron Michaud) au sous-secteur des Corniches : dans l'ouvrage de Castillon ; dans l'ouvrage de Sainte-Agnès ; groupe du RAP (chef d’escadron Para puis chef d’escadron Diné) au sous-secteur des Corniches : dans l'ouvrage du Mont-Agel ; dans les ouvrages de Roquebrune et de Cap-Martin ; du (chef d'escadron Sauvaire) à l'organe H (défense côtière de la région de Toulon) : , , et (16 canons de 1878) en défense du camp retranché de Toulon ; section de transport automobile (STA) ; d'instruction au groupe d'instruction hippomobile 4. alt=Groupe de soldats devant un wagon couvert. Il porte les inscriptions L'héroïque E.O.015, Cap-Saint-Martin et Hommes 40, Chevaux ....|vignette|Les artilleurs de l'équipage de l'ouvrage de Cap-Martin le en gare de Saint-Raphaël, avant leur démobilisation. Dès la déclaration de guerre de l'Italie à la France, le régiment participe à repousser les coups de mains italiens. Puis à partir de l'offensive générale italienne du , il interdit par ses feux tous progrès des Italiens. Pour son action, il sera cité à l'ordre de l'armée. Il est dissous après l'armistice.

Drapeau Il porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions suivantes Décision /SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, , 9 novembre 2007 : Kehl 1796-1797 Dantzig 1807 Gérone 1809 Tarragone 1811 Verdun 1916 La Somme 1916 L'Aisne 1917

Notes et références

Bibliographie

Catégorie:Unité d'artillerie française dissoute Catégorie:Unité militaire décorée de la croix de guerre 1939-1945