Moi les hommes, je les déteste est un essai de l'autrice féministe française Pauline Harmange. Il paraît le aux éditions Monstrograph, et est initialement imprimé à , puis à supplémentaires. Une menace de censure d’un chargé de mission au ministère français de l'Égalité femmes-hommes le jour de sa sortie attire l’attention et crée une publicité involontaire pour l’ouvrage.
Contexte
Inspirations et travail d'écriture En 2018, Pauline Harmange est diplômée en communication et travaille en indépendante. En , elle écrit un article sur son blog sur son épuisement face aux exigences de la société patriarcale vis-à-vis des femmes.. Martin Page et Coline Pierré, les éditeurs de Monstrograph voient l’article et lui proposent d’en écrire un livre.
Publication et ventes L’ouvrage paraît le aux éditions Monstrograph, initialement imprimé à .., puis à supplémentaires.. Le jour de sa sortie, Ralph Zurmély, chargé de mission au ministère français de l'Égalité femmes-hommes, envoie un courriel à la maison d’édition en utilisant son compte professionnel.. Il n’a pas lu le livre, mais écrit qu’il est que le livre est et un , et demande le retrait de l’ouvrage en menaçant de poursuites judiciaires. La menace de censure et de poursuite crée involontairement une publicité de l'ouvrage.. Monstrograph tire de nouveau supplémentaires, mais est contraint de cesser la publication, la maison d'édition associative et bénévole ne pouvant tenir la cadence. Il ressort aux éditions du Seuil le de la même année. Devant la polémique, la ministre chargé des Droits des femmes, Élisabeth Moreno, annonce condamner un , et avoir muté Zurmély à un autre poste, à sa demande. En , avaient été vendus.
Thématiques Cet essai s'inspire des expériences personnelles de l'autrice, des injustices et comportements irrespectueux subis en tant que femme, qu'elle corrobore avec des nombreux témoignages et statistiques, notamment sur les violences contre les femmes. La misandrie défendue par l'auteure est un appel à la fin d'une naïveté qui consisterait à défendre les droits des femmes sans comprendre la part de responsabilité des hommes et de leurs comportements dans les inégalités de genre. Les responsables visés sont les hommes qui participent activement à entretenir et à perpétuer un système patriarcal, mais aussi ceux qui l'acceptent avec passivité et car ils en bénéficient.
Rappelant l'évidence que les hommes et leur « virilisme » posent problème pour la société, et en particulier pour les femmes, elle en conclut qu'. La suite du raisonnement de Pauline Harmange est un appel à la « déconstruction », pas seulement des hommes (à l'instar de Sandrine Rousseau un an plus tard), mais aussi des femmes et des injonctions sociales que la plupart auraient intériorisées via leur éducation.. Comme le sentiment de devoir plaire aux hommes alors qu'être en relation avec eux n'a , ou le rôle qui leur est attribué dans le couple et dans la famille de désamorcer les conflits et de veiller au bien-être des autres.
Pauline Harmange rappelle par ailleurs que les inégalités hommes-femmes dans la sphère privée se répercutent dans la sphère publique, économique (notamment les inégalités salariales) et politique ; ce qui implique que la lutte pour l'égalité doit aussi se mener à l'échelle individuelle et quotidienne. La misandrie est dès lors défendue comme un moyen pour les femmes de reprendre confiance en elles et la place qu'elles méritent dans la société en prenant conscience que la plupart des ont tendance à se surestimer, notamment sur le marché du travail. C'est enfin un appel à une sororité consistant pour les femmes à chercher dans des relations de solidarité et d'entraides mutuelles des ressources pour défendre leurs droits et leur sécurité, plutôt que rechercher la protection des hommes.
La mise en application de cette « misandrie » ne consisterait pour les femmes ni à combattre les hommes, ni à les éduquer, mais à minimiser l'importance qu'elles leur accordent. Les hommes sont moins décrits comme des adversaires – ce livre n'est donc pas un appel à la haine malgré son titre – que comme des figurants tout à fait dispensables. Cet épanouissement en non-mixité ressemble à une libération trop longtemps repoussée à des lendemains qui n'arrivent jamais.
Citations
Réception critique Pour Madeleine Meteyer (journaliste au Figaro), le livre . Le constat de Pauline Harmange lui donne . Pour elle, le est ..
Catherine Lalonde considère que si Pauline Harmange se dit misandre, son livre ne l’est pas. Il est .. Benjamin Luis de la RTS parle d'un .. Le journaliste Erwan Cario de Libération décrit , dans lequel .
Pour Gaëlle Planchenault, qui analyse le corpus du discours des grands médias sur le livre publié entre 2020 et début 2021, .
Traductions Les droits de traduction du livre sont achetés pour . Il est traduit en allemand, en anglais, en italien, en hongrois, en espagnol et en catalan.
La maison d'éditions britannique Fourth Estate le publie en sous le titre ..
En Allemagne, il est publié sous le nom (Je déteste les hommes) par Rowohlt, le ..
Aux États-Unis, HarperCollins le publie le dans une traduction de Natasha Lehrer.
Références
Liens externes
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