Cette page présente la chronologie des événements qui se sont produits durant l'année 2025 dans le domaine de l'astronautique.

Les faits marquants de l'année 2025

Missions interplanétaires Deux missions d'exploration du système solaire sont lancées en 2025 : La sonde spatiale chinoise est lancée le . Cette deuxième sonde interplanétaire chinoise doit ramener un échantillon de sol de l'astéroïde , un quasi-satellite de la Terre qui pourrait être le résultat de l'agrégation d'éjectas résultant d'un impact à la surface de la Lune. Ensuite elle doit partir étudier l'objet 311P/PANSTARRS dans la ceinture principale, à mi-chemin entre l'astéroÏde et la comète. Les deux petites sondes spatiales EscaPADE de la NASA sont lancées le par le lanceur lourd New Glenn dont c'est le premier vol emportant une charge utile. Leur objectif est d'étudier l'échappement atmosphérique de Mars. Pour rejoindre Mars, elles sont d'abord stationnées au le du système Terre-Soleil, où elle attendent l'ouverture de la fenêtre de transfert optimale qui a lieu vers fin 2026.

Exploration de la Lune

Deux missions du programme CLPS de la NASA avaient pour objectif de déposer des instruments à la surface de la Lune. : La mission Blue Ghost M1, qui utilise l'atterrisseur Blue Ghost développé par la société Firefly dont c'est le vol inaugural, est lancée le et se pose avec succès dans le bassin de la Mer des Crises. Elle fait fonctionner avec succès quatre instruments scientifiques et six équipements expérimentaux durant une journée lunaire. C'est la première mission du programme CLPS qui est un succès total. La mission IM-2, qui utilise l'atterrisseur Nova-C de la société Intuitive Machines dont c'est la deuxième mission, est lancée le . et se pose le dans le cratère Shackleton où elle doit mettre en oeuvre trois instruments de la NASA dont la foreuse PRIME-1 associée à un spectromètre de masse dans le but de tenter de collecter de la glace du pôle sud lunaire et un petit astromobile destiné à tester un réseau de communications 4G. Comme dans la mission précédente de cet atterrisseur, l'atterrissage est un échec (l'engin spatial bascule sur le côté) et les principaux objectifs de la mission ne sont pas remplis. Le petit atterrisseur japonais Hakuto-R effectue une deuxième tentative d'atterrissage à la surface de la Lune après son échec de 2024. La mission, baptisée RESILIENCE, est lancée le .. Elle transporte le petit astromobile européen Tenacius. Mais l'engin spatial s'écrase à la surface de la Lune le lors de sa tentative d'atterrissage victime sans doute d'une défaillance de son altimètre.

Satellites scientifiques

Trois missions scientifiques sont placées en orbite en 2025 : La constellation de quatre micro-satellites de la mission PUNCH de la NASA doivent étudier les interactions entre, d'une part les événements se produisant dans la couronne solaire et produisant le vent solaire et d'autre part l'héliosphère. Ils sont placés en orbite le par une fusée qui emporte également le télescope SPHEREx. L'observatoire solaire IMAP de la NASA doit étudier le vent solaire et le milieu interstellaire local depuis le du système Terre-Soleil. Il est lancé le . Le petit télescope spatial infrarouge SPHEREx de la NASA doit effectuer un relevé de l'ensemble du ciel dans d'onde en proche infrarouge (0,75-). Il est placé sur une orbite terrestre polaire par un lanceur qui emporte également les quatre micro-satellites de la mission PUNCH.

Satellites d'observation de la Terre

Plusieurs satellites d'observation de la Terre scientifiques ont été placés en orbite en 2025 : Le satellite d'observation de la Terre NISAR développé conjointement par la NASA et l'agence spatiale ISRO doit étudier à l'aide d'un radar à synthèse d'ouverture bi-fréquence les changements affectant les écosystèmes, la croûte terrestre et la cryosphère. Le satellite est placé en orbite le par un lanceur indien GSLV Mark 2 décollant du Centre spatial Satish-Dhawan. Les deux mini-satellites de la mission TRACERS développés par la NASA pour mieux comprendre le cycle du carbone en mesurant les concentrations des principaux gaz associés au carbone (monoxyde de carbone, dioxyde de carbone, méthane) sur l'ensemble du continent américain. Les deux satellites TRACERS sont lancés dans l'espace le avec trois autres petits satellites de la NASA par une fusée . Le satellite américain de météorologie de l'espace SWFO-L1 de la NOAA a été lancé le et a été placé en orbite autour du du système Terre-Soleil .

L'Europe déploie dans l'espace en 2025 pas moins de six satellites d'observation de la Terre : vignette|Le premier satellite météorologique à défilement de la famille MetOp-SG développé pour l'organisation européenne EUMETSAT a été placé en orbite en 2025.

Le satellite Biomass de l'Agence spatiale européenne doit évaluer le volume global de la biomasse tropicale de la planète afin d'estimer les quantités de carbone stockées et les flux de celui-ci. Il est placé en orbite le par une fusée européenne Vega C. Le satellite français MicroCarb doit mesurer les échanges de dioxyde de carbone présent dans l'atmosphère de la Terre au-dessus de l'ensemble des régions du globe et plus particulièrement dans les zones mal couvertes par l'instrumentation terrestre. Il est placé en orbite le . Dans le cadre de son programme Copernicus, l'agence spatiale européenne déploie en orbite avec succès le satellite Sentinel 1D le par le lanceur européen . Celui-ci doit remplacer Sentinel-1A (opérationnel depuis ) et fonctionner en tandem avec Sentinel-1C. Le , le satellite Sentinel-6B développé conjointement avec la NASA est placé en orbite. Par ailleurs deux instruments embarqués sur d'autres missions sont déployées : Sentinel-5 () embarqué sur le satellite météorologique MetOp-SG et Sentinel-4A () à bord du satellite météorologique MTG. L'agence européenne météorologique EUMETSAT déploie le le premier satellite de la famille MetOp-SG (satellite à défilement) et le le deuxième satellite de la famille MTG (satellite géostationnaire).

Missions spatiales habitées

Les missions à destination de la Station spatiale internationale comprennent plusieurs vols du vaisseau Crew Dragon et deux missions Soyouz, Soyouz MS-27 et MS-28, pour assurer la relève des équipages ainsi que plusieurs missions de ravitaillement prises en charge par les vaisseaux Progress, Cygnus et Cargo Dragon. Deux missions, et 21, assureront la relève de la station spatiale chinoise qui sera par ailleurs ravitaillée par plusieurs missions Tianzhou. Deux autres relèves d'équipage sont prises en charge par le vaisseau Crew Dragon : la mission Axiom-4 qui transportera des astronautes de Pologne, d'Inde et de Hongrie et la mission Fram2 qui transportera des touristes payants sur une orbite polaire. Le pour la première fois les huit ports d’amarrage de la Station spatiale internationale sont occupés. On compte ainsi deux vaisseaux Soyouz et deux Progress russe, deux vaisseaux SpaceX Dragon et un vaisseau Cygnus XL américains et un vaisseau cargo japonais HTV-X.

Deux incidents graves ont affecté la relève des équipages et pourraient avoir des conséquences en 2026 : L'équipage de la station spatiale chinoise découvre en novembre que le vaisseau spatial , qui était amarré à la station spatiale a été endommagé par des débris spatiaux au niveau d'un hublot et ne peut pas être utilisé pour ramener sur Terre les trois astronautes ayant achevé leur mission de six mois. En conséquence le vaisseau également amarré à la station spatiale et qui avait amené la relève est utilisé le (Il y avait urgence car la station spatiale ne peut théoriquement accueillir six personnes que durant huit jours) laissant l'équipage qui l'avait remplacé sans moyen de revenir sur Terre. Finalement le vaisseau qui devait être utilisée au printemps 2026 est préparé en urgence (ce type d'événement, qui nécessite de disposer à tout moment d'un vaisseau de secours, est prévu dans les procédures du programme spatial habité chinois) et lancé sans équipage le . Il s’amarre à la station quelques heures plus tard. Lors du lancement du vaisseau Soyouz MS-28 depuis le pas de tir du cosmodrome de Baïkonour, celui-ci est gravement endommagé par le jet de gaz des moteurs du lanceur Soyouz. La plateforme mobile, qui est déployée sous le lanceur pour accéder aux moteurs et est rétractée avant le lancement, s'est détachée sous la poussée des jets et tombé en se brisant au fond du profond carneau qui caractérise le pas de tir des Soyouz. La remise en état du pas de tir se comptera en mois sinon en année. Or celui-ci est le seul disponible à Baïkonour et les deux autres pas de tir opérationnels des fusées Soyouz ne sont pas adaptés aux lancements des vaisseaux vers la Station spatiale internationale : Plessetsk est située à une latitude trop élevée qui impose une manoeuvre orbitale trop couteuse en ergols tandis que Vostochny n'est pas équipé pour prendre en charge les vaisseaux Progress/Soyouz. D'ici qu'un pas de tir redevienne disponible en Russie, les missions Soyouz de relève d'équipage et les vols cargo Progress doivent être repris par d'autres vaisseaux. Les missions de relève des équipages et de ravitaillement en consommables peuvent être pris en charge par les vaisseaux américains. Toutefois le vaisseau Progress est également chargé de relever périodiquement l'altitude de la station spatiale internationale et ce rôle n'a jusqu'à présent été repris que de manière expérimentale par les vaisseaux Cygnus et Cargo Dragon.

De nouveaux vaisseaux cargo ou assurant la relève des équipages devaient effectuer leur premier vol en 2025 : La version HTV-X améliorée du vaisseau cargo japonais, lancé le , a effectué un premier ravitaillement de la Station spatiale internationale.. En , la NASA a revu à la baisse le nombre de vols qui seront pris en charge par le vaisseau CST-100 Starliner, conséquence sans aucun doute du fiasco des vols de qualification de 2022 et 2024 qui ont tous les deux été émaillés d'incidents. NASA décide que le prochain vol (Starliner-1), qui doit avoir lieu en , n'emportera que du fret. Le nombre total de vol prévu est ramené des six inscrits dans le contrat initial à quatre (dont le vol cargo de 2026). En , le premier vol de la navette spatiale , qui a été par le passé régulièrement repoussé, est désormais annoncé pour fin 2026. Durant ce vol, il n'est pas prévu que la navette spatiale s'amarre à la Station spatiale internationale. Selon les clauses du contrat CRS-2 la NASA prévoyait d'assurer au minimum sept missions de ravitaillement avec Dream Chaser. La NASA a révisé ce contrat et elle n'est plus dans l'obligation de recourir à la navette spatiale et conditionne l'éxecution es missions prévues à la réussite des prochains tests en vol.

Lanceurs

Le premier vol des lanceurs moyens / lourds non chinois suivants ont lieu en 2025 : Le lanceur américain New Glenn effectue un premier vol le . et un deuxième vol le au cours duquel le premier étage revient se poser sur une barge au large de la Floride.

Le premier vol des lanceurs légers suivants non chinois a eu lieu en 2025 :

Le vol inaugural du lanceur allemand Spectrum ( en orbite basse) a lieu le depuis la base de lancement d'Andøya en Norvège. La fusée, qui n'emporte aucun charge utile commerciale, perd le contrôle de l'orientation environ après le décollage et retombe en mer à proximité du pas de tir sans endommager celui-ci.. Les investigations menées par la suite montrent que la perte du lanceur est due à l'ouverture non prévue d'une valve de ventilation et à la perte du contrôle d'attitude au début d'une manœuvre de roulis.. Le vol inaugural du lanceur australien Eris ( en orbite basse) a lieu le . La fusée dévie de sa trajectoire peu après son décollage et s'écrase sur le sol à proximité du pas de tir après de vol.