Le de chasseurs alpins () est une unité militaire française dissoute de l'infanterie alpine (chasseurs alpins) stationnée à Albertville en Savoie.

Il a combattu pendant les première et deuxième guerres mondiales. Il fut également engagé en AFN lors de la Guerre d'Algérie.

Création et dénominations 1855 : création du de chasseurs à pied () 1856 : dissolution du 1870 : création du de marche et du de marche bis 1871 : fusion de ces deux bataillons pour former le 1890 : devient le alpin de chasseurs à pied () 1916 : devient le de chasseurs alpins () 1940 : dissolution du 1951 : nouvelle création du 1964 : dissolution du 1964 : création du de chasseurs alpins (), 1969 : redevient le de chasseurs alpins 1976 : dissolution du 1982 : nouvelle création du 1997 : dissolution du

Historique des garnisons, campagnes et batailles Second Empire Le bataillon de chasseurs à pied est créé par décret impérial du en regroupant huit compagnies des différents bataillons de chasseurs qui ne sont pas engagés dans la guerre de Crimée. Le bataillon rejoint Lyon où il est dissout en , les compagnies retournant alors dans leurs unités d'origine.

De 1871 à 1914 vignette|L'équipe du alpin de chasseurs pendant le second concours international de ski à Chamonix en janvier 1908. En , est créé le bataillon de chasseurs à pied de marche qui participe à la défense de Paris. Les cadres du régiment partent pour l'Algérie début . Ils répriment l'insurrection kabyle de 1871 puis regagnent la métropole début septembre.

En , est formé à Cherbourg un autre de chasseurs à pied de marche. Jusqu'en , il participe aux combats menés par l'Armée de la Loire. Après la fin de combats, il réprime l'insurrection de Limoges le . Il participe ensuite avec l'armée versaillaise à la Semaine sanglante face à la Commune de Paris.

Les deux fusionnent en à Paris puis le de chasseurs à pied ainsi formé rejoint Morlaix. En , le bataillon quitte Morlaix pour Lyon. En 1888, une compagnie part pour Chambéry et le bataillon s'entraîne au combat dans la vallée de la Tarentaise et dans le Beaufortain. Le , il devient le alpin de chasseurs à pied et prend garnison à Albertville.

Le bataillon participe aux activités de montagne. Un détachement du bataillon occupe de 1892 à 1895 la Redoute Ruinée puis à partir de 1895 le poste d'hiver des Chapieux (commune de Bourg-Saint-Maurice). Son équipe de ski remporte la première place du concours international de ski de Chamonix de 1908.

Première Guerre mondiale Rattachements successifs Présent à la de à , puis à la jusqu'en , puis à la jusqu'en .

1914 vignette|Stèle à la Tête de la Behouille (Vosges).Au début de la guerre, le bataillon appartient à la de la du d'armée. Il est en manœuvres avec la batterie du d'artillerie de montagne lorsque la mobilisation est décrétée le . Après quelques jours d'attente avant que l'Italie ne déclare sa neutralité dans le conflit, le bataillon part pour l'Alsace, débarquant à Bussang le . Le bataillon garde le front français sur les Vosges, loin des gros combats de la Bataille des Frontières.

Le , les Allemands attaquent et chassent les chasseurs de la Tête de la Behouille (près de Coinches). Le contre-attaque le 29 avec le BCA mais ils sont à nouveau chassés de leurs positions le . du sont tués ou blessés et le bataillon est à la moitié de sa force de début août. Le est bataillon est à nouveau décimé dans une nouvelle attaque sur la tête de Behouille, sans plus de succès. Le commandant de la Boisse est tué et le bataillon ne compte plus que . Pour ses attaques sur la tête de Behouille, le BCA est le premier des bataillons de chasseurs cité à l'ordre de l'armée.

Mis en retrait du front, à Fraize, le bataillon est en partie complétée par 300 réservistes. Le bataillon couvre ensuite le col du Bonhomme puis arrive à La Croix-aux-Mines le , les Allemands s'étant repliés. En octobre, il passe à nouveau en seconde ligne à Corcieux où de nouveaux réservistes complètent les rangs.

Le , le BCA est mis à disposition de la DI et rejoint le secteur de Wisembach où il commence la guerre de tranchées.

1915 Dans ce secteur, la seule attaque d'envergure a lieu les 17 et . Les Allemands attaquent une première fois juste après l'explosition d'une mine mais sont repoussées, tout comme leurs deux attaques du lendemain. allemands sont trouvés devant les tranchées françaises, contre 17 chasseurs tués et 88 blessés. Le bataillon est remplacé début par le BACP.

juillet : Bataille du Linge.

1916

juillet - novembre : Bataille de la Somme. 1917

secteur de l'Aisne. juillet - novembre : Bataille du Chemin des Dames. novembre - décembre : Italie. 1918

janvier - avril : Italie. mai - juin : secteur des Flandres. secteur de Champagne.

Entre-deux-guerres vignette|Le est passé en revue par le roi du Danemark Christian X en 1933 à Nice. En 1919, le bataillon participe à l'occupation de l'Allemagne vaincue : initialement destiné à rejoindre la Haute-Silésie, il part pour Flensbourg à l'approche des plébiscites du Schleswig. Ces derniers décident du partage territorial entre la république de Weimar et le Royaume du Danemark. Après le vote, le BCA rejoint Copenhague le . En souvenir, le roi Christian X est nommé le sergent honoraire du bataillon. Il rendra visite chaque année au bataillon.

Revenu en France le , le BCA forme à Nice à partir du la demi-brigade de chasseurs alpins () avec le de chasseurs alpins de Villefranche-sur-Mer et le BCA de Menton. La forme, avec le d'infanterie alpine, la de la d'infanterie.

Du au , le bataillon fait partie des unités chargées de l'occupation de la Ruhr.

Le BCA crée en 1931 une section d'éclaireurs-skieurs (SES). Le bataillon est affecté de la défense des Alpes, au sein du Secteur fortifié des Alpes-Maritimes. Lors des crises européennes, comme lors de la crise des Sudètes en 1938, il part en défense dans le secteur de l'Authion.

Seconde Guerre mondiale Au déclenchement de la Seconde Guerre mondiale, le est mobilisé au sein du centre mobilisateur de l'infanterie de Nice. Il forme avec le et le BCA la demi-brigade de chasseurs alpins. Cette demi-brigade est directement rattaché au d'armée le et placée en réserve générale. Le bataillon rejoint Cabris et Spéracèdes puis Tourrettes-sur-Loup en décembre. En , il participe aux travaux pour renforcer défense de Menton.

La est affectée à la d'infanterie le et le quitte les Alpes le 12, laissant sur place sa section d'éclaireurs-skieurs. Le bataillon rejoint d'abord l'Aube puis le Bas-Rhin à Hochfelden le .

Le , le bataillon rejoint par voie ferrée le canal de l'Oise dans la région de Chalons-sur-Marne. Le , il passe sur l'Ailette jusqu'au . Le , il freine l'avancée allemande à Fismes sur la Vesle. Il recule le lendemain sur la Marne puis vers Bergères-lès-Vertus et Troyes. Le bataillon disparait quasi-complètement en forêt de Maulines le .

La SES du bataillon, restée dans les Alpes, protège le vallon du Caïros depuis les granges de Fromagines. Bombardée par les Italiens à partir du , elle n'est pas attaquée.

De 1945 à nos jours

Le bataillon stationne au Maroc en 1955-1956 puis rejoint l'Algérie jusqu'en 1964.vignette|Le capitaine Louis Mairet du , vers 1958, pendant la guerre d'Algérie. Au cessez-le-feu du en Algérie, le met sur pied comme 91 autres régiments, les de la Force locale, qui pendant la période transitoire devaient être au service de l'Exécutif provisoire algérien, jusqu'à l'indépendance du pays selon les accords d’Évian du . Le forme la , composée de 10 % de militaires métropolitains et de 90 % de militaires musulmans.

Dissous en 1964, le est recréé en 1969 à partir du puis finalement dissous en 1976. Il est recréé en 1982 comme bataillon de réserve, ce bataillon étant dissous en 1997.

Traditions

Insigne L'insigne du bataillon porte un chamois sur un cor, indiquant la vocation alpine du bataillon. Sur les insignes fabriqué par Arthus-Bertrand l'insigne présente également une montagne en arrière-plan, absente sur les insignes des fabricants Drago et Fraisse-Demey.

Devise Nul ne crains

Drapeau

Comme tous les autres bataillons et groupes de chasseurs, le BCA ne dispose pas d'un drapeau propre. Durant la campagne 1914-1918 celui-ci passe d'un bataillon à un autre.

En revanche, chaque bataillon possède un fanion qui lui est propre. Le fanion du BCA est décoré de la croix de guerre 1914-1918, avec quatre palmes (citations à l'ordre de l'armée), une étoile d'argent (à l'ordre du corps d'armée) et deux étoiles de bronze(à l'ordre de la division).

Décorations Fourragère aux couleurs de la Médaille Militaire.

Refrain Encore un biffin, tombé dans la merde, Encore un biffin d'emmerdé Cf. refrains des bataillons de chasseurs sur le site de la FNAC!

Chefs de corps 1855 : chef de bataillon Courrech bataillon 1870 : chef de bataillon O'Neill bataillon de marche 1870 : chef de bataillon Gathe-Cesar bataillon de chasseurs à pied/bataillon alpin de chasseurs à pied/bataillon de chasseurs alpins 1871 : chef de bataillon Cezerac 1872 : chef de bataillon Hecquet 1879 : chef de bataillon Dupuy-Montbrun 1883 : chef de bataillon Moreau 1887 : chef de bataillon Albert Jolly 1895 : chef de bataillon Mugnier 1900 : chef de bataillon Graziani 1903 : chef de bataillon Frisch 1907 : chef de bataillon Chapes 1912 : chef de bataillon de Parizot de Durant de la Boisse (tué à la tête de Béhouille) 1914 : chef de bataillon Petetin 1914 : chef de bataillon Richard (tué au Barrenkopf) 1915 : chef de bataillon Quinat 1916 : chef d'escadron Lafont 1917 : chef de bataillon Olivari 1918 : chef de bataillon de Soyer 1921 : chef de bataillon Conte 1927 : chef de bataillon Bouchacourt 1932 : chef de bataillon Pendariès 1934 : chef de bataillon Brun 1936 : chef de bataillon Guizol 1938 : chef de bataillon Gauthier 1939 : capitaine Rossi 1939 : chef de bataillon Ardisson 1951 : chef de bataillon des Touches 1951 : chef de bataillon Lajouanie 1953 : chef de bataillon Parisot 1956 : chef de bataillon Vuillemey 1958 : chef de bataillon Giraud 1959 : lieutenant-colonel Maraval de Bonnery 1961 : lieutenant-colonel Bley 1963 : lieutenant-colonel Marchal 1964 : lieutenant-colonel Berchoud 1965 : lieutenant-colonel Bouteille 1967 : colonel Maraval de Bonnery 1969 : lieutenant-colonel Gaillard 1971 : lieutenant-colonel Maillet Vioud 1973 : lieutenant-colonel Duplan 1975 : lieutenant-colonel Vouillemin

Bataillon de réserve

1982 : lieutenant-colonel Borra 1983 : lieutenant-colonel Petitot 1985 : lieutenant-colonel Chalmel 1987 : lieutenant-colonel Guitart

Bataillon de réserve commandé par le chef de corps du CIECM

1992 : lieutenant-colonel Gamba 1993 : lieutenant-colonel Angles d'Auriac 1995 : lieutenant-colonel Auzias

Personnalités ayant servi au sein du bataillon Christian X du Danemark, caporal d'honneur Rainier III de Monaco, sergent d'honneur Louis Mairet (1916-1998), compagnon de la Libération Michel Rodde (1913-2009), artiste peintre. Tino Rossi Paul-Jean Roquère, Compagnon de la Libération.

Voir aussi Articles connexes Chasseurs alpins Chasseur à pied Liste des unités de chasseurs à pied de l’armée française.

Liens externes Photos et historique du BCP sur le site Military-Photos. Historique du BCA sur le site de l'amicale

Sources et bibliographie , .

Notes et références

Catégorie:Unité ou formation militaire créée en 1855 Chasseurs, 022 Chasseurs, 022 Chasseurs, 022 Catégorie:Bataillon de chasseurs alpins dissout Catégorie:Unité ou formation militaire dissoute en 1997