vignette|Image d'archive d'une femme juive tunisienne présentant les caractéristiques d'un gavage forcé traditionnel. Le leblouh () est une coutume de gavage forcé des femmes et des filles, parfois dès l'âge de 6 ans et jusqu'à 19 ans, dans des pays où la tradition considère que l'obésité est un trait désirablePopenoe, Rebecca. 2004. Feeding Desire: Fatness, Beauty, and Sexuality among a Saharan People. New York: Routledge. .LaFRANIERE, SHARON. In Mauritania, Seeking to End an Overfed Ideal, The New York Times, published on July 4, 2007. Accessed on June 30, 2011. : "Girls as young as 5 and as old as 19 had to drink up to five gallons of fat-rich camel’s or cow’s milk daily, aiming for silvery stretch marks on their upper arms. If a girl refused or vomited, the village weight-gain specialist might squeeze her foot between sticks, pull her ear, pinch her inner thigh, bend her finger backward or force her to drink her own vomit. In extreme cases, girls die, due to a burst stomach. The practice was known as gavage, a French term for force-feeding geese to obtain foie gras.".

Le leblouh vise à améliorer les perspectives de mariage dans certaines sociétés où un fort volume corporel est associé à la prospérité. Dérivée de traditions touaregs, cette pratique est surtout présente dans des zones rurales, elle existe dans plusieurs pays d'Afrique : Mauritanie, Niger, Ouganda, Soudan, Tunisie (notamment chez certains séfarades), Nigeria.

Histoire

La pratique du gavage des femmes et des filles remonte au et elle connaît un regain de faveur en Mauritanie après le coup d'État de 2008Smith, Alex Duval. Girls being force-fed for marriage as junta revives fattening farms, The Observer, March 1, 2009.. Néanmoins, la génération des jeunes Mauritaniens n'apprécie guère cet engraissement.

De vieilles femmes, surnommées « engraisseuses », forcent des filles à absorber d'importantes quantités de nourriture et de liquide, leur infligeant des punitions corporelles en cas de refus. D'ordinaire, afin de devenir grosse, une enfant de 6 ans était obligée, chaque jour, de boire 20 litres de lait de chamelle et manger deux kilos de millet pilé mélangé à deux tasses de beurre.

Malgré les sévices imposés par cette tradition, les mères déclarent qu'il n'existe pas d'autre moyen d'assurer un avenir prometteur à leurs enfantsYoung Mauritanians reject forced fattening, Al Arabiya, 24 février 2009..

Références

Annexes Documentation . . . Liens externes

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