La armée française est une unité de l'armée de terre française qui a combattu durant la Première et la Seconde Guerre mondiale.
C'est l'une des cinq armées créées et mises sur le pied de guerre par le Grand quartier général lors du déclenchement du plan en réponse à l’attaque allemande d'.
Création et différentes dénominations 1914 : création de la le , en application du Plan . Du au , la prend le nom de groupement Pétain 1919 : dissolution de la , appelée à être recréée en cas de conflit 1939 : nouvelle formation en septembre 1940 : dissolution
Commandement Chefs de la - : général de Curières de Castelnau - : général Pétain - : général Nivelle - : général Guillaumat - : général Hisrchauer - : général Baucheron de Boissoudy ... - : général Huntziger - : général Freydenberg
Chefs d'état-major - : général de brigade Anthoine - : général de brigade Duchêne - : colonel Hellot - : colonel de Barescut - : colonel Putois - : colonel Frantz - : colonel Semaire
Première Guerre mondiale À la mobilisation, en , la est commandée par le général de Curières de Castelnau, un des principaux collaborateurs du général Joffre dans la préparation à la guerre. Elle comprend cinq corps d'armée actifs, les , , , et , un corps de cavalerie, trois divisions de réserve, une brigade d'infanterie coloniale de réserve, deux divisions de cavalerie. Son rôle est majeur dans le plan de campagne, elle est en effet le fer de lance de l'offensive française pour libérer la Lorraine et pénétrer en Allemagne conformément au plan XVII. Cette armée a pour quartier général Neufchâteau. Elle est massée dans la région de Nancy, son quartier général est à la Mine du Val de Fer et son aile gauche est située vers Nomény, près de Toul.
Composition à la mobilisation
d'armée Constitué dans la région de Tours, il est composé à la mobilisation de deux divisions d'infanterie et d'éléments organiques de corps d'armée, sous le commandement direct du général commandant le corps d'armée. La division marocaine rejoint le corps d'armée le dans les Ardennes.
Il est composé des unités suivantes : d'infanterie d'infanterie Division marocaine d'infanterie Régiments d'infanterie (rattachés au CA) : d'infanterie d'infanterie Cavalerie (rattachée au CA) : de chasseurs (4 escadrons) Artillerie (rattachée au CA) : d'artillerie de campagne (4 groupes 75) Génie (rattaché au CA) : du génie (compagnies 9/3, 9/4, 9/16, 9/21) Autres (rattaché au CA) : du train des équipages militaires de secrétaires d'état-major et du recrutement d'infirmiers militaires de commis et ouvriers militaires d'administration
d'armée Formé dans le Sud-Est, les unités le composant viennent de Marseille, de Corse et des Alpes.
Il est composé des unités suivantes : d'infanterie d'infanterie Régiments d'infanterie (rattachés au CA) : d'infanterie d'infanterie de chasseurs alpins de chasseurs alpins Cavalerie (rattachée au CA) : de hussards (4 escadrons) Artillerie (rattachée au CA) : d'artillerie de campagne (4 groupes 75) Génie (rattaché au CA) : du génie (compagnies 15/3, 15/4, 15/16, 15/21) Autres (rattaché au CA) : du train des équipages militaires de secrétaires d'état-major et du recrutement d'infirmiers militaires de commis et ouvriers militaires d'administration
d'armée Constitué à Montpellier avec les vignerons de l'Hérault et les montagnards des Cévennes, il est commandé par le général Taverna. Il comprend, avec la qui n'est pas encore une division bleue de chasseurs alpins, la commandée le général Vidal. À cette dernière est affectée la du général Xardel, formée notamment par le d'infanterie, du colonel Henry, régiment qui quitte Rodez les 5 et pour arriver le 7 et le 8 sur sa base de concentration, à Mirecourt, où il reçoit l'ordre de constituer l'arrière-garde.
Il est composé des unités suivantes : d'infanterie d'infanterie d'infanterie (Réserve) Régiments d'infanterie (rattachés au CA) : d'infanterie d'infanterie de chasseurs alpins de chasseurs alpins Cavalerie (rattachée au CA) : de hussards Artillerie (rattachée au CA) : d'artillerie de campagne Génie (rattaché au CA) : du génie (compagnies 16/3, 16/4, 16/16, 16/21) Autres (rattaché au CA) : du train des équipages militaires de secrétaires d'état-major et du recrutement d'infirmiers militaires de commis et ouvriers militaires d'administration
d'armée Venu de Bordeaux, il est formé par les Bayonnais du d'infanterie, les Charentais du et RI ( DI, brigade), les Basques du 12, les Girondins du 144 et les Landais du d'infanterie, l'ancien Royal-Auvergne
Il est composé des unités suivantes : d'infanterie d'infanterie d'infanterie Régiments d'infanterie (rattachés au CA) : d'infanterie d'infanterie Cavalerie (rattachée au CA) : de hussards Artillerie (rattachée au CA) : d'artillerie de campagne (4 groupes) Génie (rattaché au CA) : du génie (compagnies 18/3, 18/4, 18/16, 18/21) Autres (rattaché au CA) : du train des équipages militaires de secrétaires d'état-major et du recrutement d'infirmiers militaires de commis et ouvriers militaires d'administration
d'armée Recruté en Lorraine et à Paris, il est composé de Lorrains et de Parisiens, le CA, rompu à une discipline de fer, est bien qualifié pour défendre cette marche lorraine dont il connait les moindres replis. Son chef, le général Foch, peut compter sur les régiments de Toul le 146 d'infanterie, le 160, le 167, le 169 et le 153, dont le drapeau porte le nom de Bautzen ; mais aussi sur les régiments de Nancy : le 26, le 37, le 79, le 69, sur les chasseurs de Saint-Nicolas-de-Port et de Baccarat ( et ), sur les marsouins des 43 et 41 régiments d'infanterie coloniale.
Il est composé des unités suivantes : d'infanterie d'infanterie d'infanterie (Réserve) Régiments d'infanterie (rattachés au CA) : d'infanterie coloniale d'infanterie coloniale Cavalerie (rattachée au CA) : de hussards (4 escadrons) Artillerie (rattachée au CA) : d'artillerie de campagne (4 groupes) Génie (rattaché au CA) : du génie (compagnies 20/3, 20/4, 20/16, 20/21)
Éléments d'armée Artillerie Lourde d'ArméeAFGG, Tome I, premier volume, ordre de bataille II Armée, page 547
5 groupes provenant du RAL et IV RAL 2 groupes de 155 CTR, 7 batteries, I & II groupes du 3 Régiment d'Artillerie Lourde 2 groupes de 120 B, 6 batteries, III et IV groupes du 3 Régiment d'Artillerie Lourde 1 groupe de 120 L, 4 batteries du RAL (hippomobile)
Cavalerie de cavalerie de cavalerie
Génie Compagnie de pontonniers 23/2 du du génie Compagnie de sapeurs télégraphistes 2 Détachement Radio D
Escadrilles aéronautiques Farman : HF1, MF8, HF19, MF20 Morane : MS.17
Divisions de réserve de divisions de réserve
Changements au cours de la guerre
La 16e division d'infanterie coloniale (division isolée entre et ) est temporairement rattachée à la deuxième armée du au (pour la 2e Bataille de Champagne) et du au .
1914 2 - : concentration dans la région de Neufchâteau, Lunéville, Pont-à-Mousson, Toul ; couverture par le C.A. et la de cavalerie, puis la de cavalerie sur la ligne Xures (), Brin-sur-Seille, vallée de la Seille, Nomeny, Pont-à-Mousson (). 14 - : offensive en direction de Sarrebruck, progression jusqu'à la ligne Loudrefing, Vergaville, Morhange, Delme. : la subdivision de la est constituée à gauche de la et remplacée le par l'armée de Lorraine. : Bataille de Morhange, contre-attaque allemande et violents combats sur tout le front précité. 21 - : repli et installation sur la ligne Borville (), Haussonville, Saint-Nicolas-de-Port, Lenoncourt, Amance, Sainte-Geneviève, Pont-à-Mousson (armée de Lorraine). - : bataille du Grand-Couronné, légère avance partielle, puis à partir du offensive et avance jusqu'à la ligne : la Mortagne en aval de Gerbéviller, ferme Friscati, Maixe, Erbéviller-sur-Amezule. - : violentes attaques allemandes sur tout le front ramené à la ligne Seranville (), Flainval, bois de Crévic, hauteur ouest de Drouville, Château de Romémont, lisière ouest de la forêt de Champenoux, mont d'Amance, Sainte-Geneviève, Pont-à-Mousson ( qui le remplace l'armée de Lorraine). 10 - : reprise de l'offensive et progression jusqu'au front Marainviller (), Hénaménil, Brin-sur-Seille, la Seille jusqu'à Nomeny, Pont-à-Mousson (). 16 - : occupation d'un nouveau front de bataille sur la ligne : Pont-à-Mousson (), Jaillon, Bernécourt, Bouconville, Apremont, les Hauts de Meuse jusqu'à Eix (). 19 - : retrait du front, transport par V.F. et par camions dans la région sud d'Amiens. - : engagée dans la course à la mer (bataille de Picardie ; puis à partir du première bataille d'Artois). Tentatives de débordement de l'aile droite allemande en partant du front : l'Oise (), Lassigny prolongé successivement jusqu'à Roye et Chaulnes le , Soyécourt et Chuignolles le , Maricourt et Montauban-de-Picardie le , Thiepval et Bucquoy le , Boyelles et Monchy-le-Preux le , Vimy le , Loos-en-Gohelle le . Au cours de cet allongement du front, violents combats journaliers et tentative de percée allemande, particulièrement puissante entre Oise et Somme du au . : limite gauche ramenée vers Berles-au-Bois ( de nouvelle création). À partir du , stabilisation du front : l'Oise (), Lassigny, Beuvraignes, Chilly, Dompierre, Maricourt, Berles-au-Bois (). : extension du front à gauche, jusqu'à la Scarpe, vers Blangy (). 14 - : opérations locales, reprise d'Hannescamps et du Quesnoy-en-Santerre. : réduction du front à gauche, limité vers Berles-au-Bois (). 17 - : attaque locale dans la région Mametz, La Boisselle.
1915 7 - : prise de la ferme Toutvent lors de la bataille d'Hébuterne : réduction du secteur, à droite jusqu'à Andechy (). : réduction du secteur, à gauche, jusqu'à Hébuterne (). À partir du , relève progressive, par l'armée britannique de la partie du secteur comprise entre Hébuterne et La Boisselle. : transport par V.F. dans la région de Châlons-sur-Marne. - : occupation d'un secteur compris entre l'Aisne () et le bois Sabot (). Préparatifs d'offensives. - : engagée sur tout le front dans la bataille de Champagne, conquête de la main de Massiges, de Maison de Champagne et de Tahure. À partir du , organisation et défense des positions conquises.
1916 - : retrait du front, puis mouvement vers la région de Noailles. Instruction des grandes unités retirées du front. : mouvement vers Bar-le-Duc. À partir du engagée dans la bataille de Verdun sur le front Avocourt (), Malancourt, Béthincourt, Forges-sur-Meuse, côte du Poivre, village de Douaumont, Damloup, Eix, pieds des côtes de Meuse jusqu'aux Éparges, Les Paroches (). - : bataille sur la rive droite de la Meuse entre le bois d'Haudromont et Vaux-devant-Damloup et combat en Woëvre. - : extension de la lutte sur la rive gauche de la Meuse (perte de Forges-sur-Meuse le ; du bois des Corbeaux et de Cumières, le ; du bois d'Avocourt, le ; de Malancourt, le ). Évacuation de la rive nord du ruisseau de Forges le et de Béthincourt, le . Sur la rive droite : attaques allemandes entre Douaumont et le fort de Vaux du 8 au , et du au . Dans la Woëvre, perte de Fresnes-en-Woëvre, le . : limite droite ramenée au ruisseau de Dompcevrin. : limite gauche ramenée à la corne sud-est du bois d'Avocourt (). 9 - : violente attaque allemande, du bois d'Avocourt à la côte du Poivre ; puis nombreuses et violentes actions locales sur les deux rives (bois d'Avocourt, côte du Poivre, Douaumont, Vaux-devant-Damloup). : limite gauche reportée à Avocourt (). - : puissants et continuels efforts des troupes allemandes sur la rive gauche vers la côte 304, le Mort-Homme, Cumières ( perte du Mort-Homme ; le perte de Cumières). Sur la rive droite, le , contre-attaque française sur le fort de Douaumont (repris en partie le , reperdu le ).