La française est une unité de l'armée de terre française qui a combattu durant la Première et la Seconde Guerre mondiale.
C'est l'une des cinq armées créées et mises sur le pied de guerre par le Grand Quartier général lors du déclenchement du plan en réponse à l’attaque allemande d'.
Création et différentes dénominations 1914 : création de la le , en application du Plan .
Commandement Chefs de la 2 - : général Ruffey - : général Sarrail - : général Humbert - : général Humbert 1936-193. : général Giraud - : général Condé
Chefs d'état-major 2 - : général Grossetti - : colonel Lebouc - : lieutenant-colonel Tanant - : général Bernard - : colonel Benoit
Première Guerre mondiale La de l'armée de terre française était commandée par le Général Ruffey, et comprenait trois Corps d'armée actifs ; les , et , une division de cavalerie et trois divisions de réserve.
Composition à la mobilisation
d'armée Constitué au Mans, il était formé des et d'infanterie. d'infanterie d'infanterie Régiments d'infanterie (rattachés au CA) : d'infanterie d'infanterie Cavalerie (rattachée au CA) : de hussards (4 escadrons) Artillerie (rattachée au CA) : d'artillerie de campagne (4 groupes) Génie (rattaché au CA) : du génie (compagnies 4/3, 4/4, 4/16, 4/21) Autres (rattaché au CA) : du train des équipages militaires 4e section de secrétaires d'état-major et du recrutement 4e section d'infirmiers militaires 4e section de commis et ouvriers militaires d'administration
d'armée Constitué à Orléans avec des Parisiens et des cultivateurs du Loiret et de Seine-et-Marne, il pouvait compter sur les et d'infanterie, sur le , le fameux régiment de La Tour-d'Auvergne que commandait le colonel Malleterre.
d'infanterie d'infanterie Régiments d'infanterie (rattachés au CA) : d'infanterie d'infanterie Cavalerie (rattachée au CA) : de chasseurs à cheval (4 escadrons) Artillerie (rattachée au CA) : d'artillerie de campagne (4 groupes) Génie (rattaché au CA) : du génie (compagnies 5/3, 5/4, 5/16, 5/21) Autres (rattaché au CA) : du train des équipages militaires 5e section de secrétaires d'état-major et du recrutement 5e section d'infirmiers militaires 5e section de commis et ouvriers militaires d'administration
d'armée Il était composé principalement de Parisiens et de Champenois. À côté de régiments comme le 94 de Bar-le-Duc, où dominaient les « sangliers des Ardennes » et les Meusiens du Barrois, le d'infanterie, « le régiment d'acier » de Châlons-sur-Marne, mêlait des Bretons de l'active aux Parisiens et aux Champenois. Ce régiment que commandait, après le colonel Maistre, le colonel Collignon, était un des plus rudement entraînés de l'armée française. Son drapeau portait les noms de Biberach, Gênes, Wagram et Malojaroslawetz.
d'infanterie d'infanterie Régiments d'Infanterie (rattachés au CA) : brigade: d'infanterie d'infanterie d'infanterie Cavalerie (rattachée au CA) : de chasseurs à cheval (4 escadrons) Artillerie (rattachée au CA) : d'artillerie de campagne (4 groupes) Génie (rattaché au CA) : du génie (compagnies 6/4, 6/5, 6/16, 6/21) Autres (rattaché au CA) : du train des équipages militaires 6e section de secrétaires d'état-major et du recrutement 6e section d'infirmiers militaires 6e section de commis et ouvriers militaires d'administration
Éléments d'armée Artillerie d'artillerie lourde 1 groupe de 155 CTR 1 groupe de 120 L d'artillerie lourde 3 groupes de 120 L
Cavalerie de cavalerie
Génie Compagnie de pontonniers 23/3 du du génie Compagnie de sapeurs télégraphistes 3 Détachement Radio E
Escadrilles aéronautiques Farman : MF2, HF7, HF13, MF16 Dorand :
Divisions de réserve
de divisions de réserve
Changements au cours de la guerre Historique 1914 2 - : concentration dans la vallée de la Meuse par le d'armée et la de cavalerie sur le front, Pont-à-Mousson (), Chambley-Bussières, Conflans-en-Jarnisy et Mangiennes (). 14 - : mouvement vers le nord-est, organisation de la ligne Pont-à-Mousson (), Chambley-Bussières, Étain, Jametz (), avec avant-garde sur l'Othain. : la subdivision de la est constituée à droite de la et remplacée le par l'armée de Lorraine. : mouvement offensif en direction générale d'Arlon. 22 - : engagée dans la bataille des Ardennes sur la Chiers et la Crusnes : progression jusqu'à la ligne Audun-le-Roman (armée de Lorraine), Beuveille, Cosnes-et-Romain et Robelmont (), puis à partir du repli sur la ligne Spincourt, Longuyon, Virton. - : à partir du , repli progressif sur la Meuse de Verdun (armée de Lorraine) à Sassey-sur-Meuse (). 27 - : défense des passages de la Meuse et des défilés nord de l'Argonne sur le front : Saint-Mihiel, Verdun, Dun-sur-Meuse, Grandpré. Le , le front est étendu à droite jusqu'à Pont-à-Mousson () par suite de la dissolution de l'armée de Lorraine. 30 - : offensive et progression sur la ligne Buzancy, Consenvoye, Flabas. - : repli progressif jusqu'au front : Verdun, Souilly, Vaubecourt, Laheycourt. 6 - : engagée dans la bataille de la Marne (bataille de Revigny) : résistance à la poussée allemande et combats sur le front Julvécourt, Ippécourt, Chaumont-sur-Aire, Rembercourt-Sommaisne, Louppy-le-Château, Vassincourt, Brabant-le-Roi, Sermaize-les-Bains (). 10 - : offensive de la gauche jusqu'à Rancourt-sur-Ornain et repli de la droite vers Courouvre, puis à partir du poursuite des troupes allemandes jusque sur la ligne : Vigneulles-lès-Hattonchâtel, Fresnes-en-Woëvre, région nord-ouest d'Étain, Ornes, Samogneux, Avocourt et Varennes-en-Argonne () ; puis stabilisation et occupation de secteur sur le front précité. 20 - : violentes attaques allemandes sur les Hauts-de-Meuse, perte de Saint-Mihiel et des Hauts-de-Meuse jusqu'aux Éparges, (bataille de Flirey). - octobre : occupation du secteur Kœur-la-Grande (), Lacroix-sur-Meuse, Mouilly, Fresnes-en-Woëvre, région nord-ouest d'Étain, Ornes, Forges-sur-Meuse, bois de Malancourt, Boureuilles et le Four de Paris (). octobre : attaques locales en direction d'Étain et au nord de Verdun. Reprise de Warcq, Saint-Maurice-sous-les-Côtes, Pintheville, Riaville, Champlon, Brabant-sur-Meuse et Haumont-près-Samogneux. : limite droite ramenée à Maizey (). : limite gauche ( française) ramenée à l'Aire. décembre : attaques françaises sur Vauquois, Boureuilles et le bois des Forges. : limite droite portée à Kœur-la-Grande ().
1915 : déplacement du secteur vers la gauche de la Meuse () et à l'Aisne. février - avril : combats journaliers en Argonne ; attaque de Vauquois et de Boureilles les 17 et ; prise de Vauquois le . : la place de Verdun (relevant directement du GPE) est la droite de la : même limite qu'auparavant. : la (à laquelle la place de Verdun est rattachée) est à la droite de la ; même limite. : réduction du front à droite jusqu'à Béthincourt (). : extension du front, à gauche jusqu'à Massiges (). - : fortes attaques allemandes en Argonne. : contre-attaque française. : réduction du front à gauche jusqu'à l'Aisne ( introduite sur le front). La Région Fortifiée de Verdun est introduite à droite de la . : éléments engagés entre l'Argonne et l'Aisne dans la bataille de Champagne.
1916 : limite gauche portée à l'Aisne (), par suite du retrait de la . : réduction du secteur à droite jusqu'à Avocourt (Région Fortifiée de Verdun). : la remplace la Région Fortifiée de Verdun. : limite droite portée à la corne sud-est du bois d'Avocourt (). : limite droite ramenée à Avocourt (). - : retrait du front, transport à Verberie et à partir du , occupation d'un secteur entre Pernant () et le bois des Loges (). - : retrait du front, transport dans la région de Noailles. - : occupation d'un secteur entre le bois des Loges inclus () et Maucourt (). : limite gauche portée à Génermont () et le à Biaches en liaison avec l'armée britannique après retrait de la . février : relève progressive par l'armée britannique ; limite gauche ramenée à Génermont (), puis à la route reliant Amiens et Roye.
1917 - : poursuite des troupes allemandes lors de l'opération Alberich et prise successives de Roye, Ham et Saint-Simon. Le limite avec la ligne Candor, Catigny, Guiscard. Le , limite avec la : ligne Guiscard, Cugny. : extension de la zone d'action (retrait de la ). Avance jusqu'à la ligne Quincy-Basse (), Barisis-aux-Bois, Servais, abords ouest de La Fère, Moy, abord ouest de Saint-Quentin (armée britannique). : éléments engagés dans la Bataille du Chemin des Dames vers Coucy, en liaison avec l'attaque de la . : extension du front, à gauche jusqu'à l'Omignon à la suite d'une relève de troupe britannique.
1918 10 - : relève par des éléments britanniques entre Pontruet et Urvillers. Le , le reste du secteur passe aux ordres de la . Retrait du front de la . À partir du , tenue prête à intervenir dans la région de la Somme (région britannique). : à la suite de l'attaque allemande le , le général commandant la prend le commandement des forces alliées entre Barisis-aux-Bois à droite (liaison avec la ) et la route reliant Tugny-et-Pont, Dury et Ollezy à gauche (limite de l'armée britannique). Engagée dans la première bataille de Noyon ( de Picardie), jusqu'au repli en combattant entre l'Oise () et la route Nesle, Roye, Montdidier vers le sud de Noyon, de Lassigny et de Montdidier. : introduction de la sur le front à gauche de la , limite route de Nesle, Roye, Montdidier. avril : stabilisation du front sur la ligne Ayencourt (), sud de Rollot, sud de Lassigny, Mont Renaud (). : limite droite l'Oise (). : limite droite () portée à Varesnes. - : par la suite de l'offensive allemande du sur la (bataille de l'Aisne), repli de la droite de la ; à partir du , violents combats en particulier au mont de Choisy. juin : le , introduction de la à la droite de la , limite Moulin-sous-Touvent. À partir du , stabilisation de la droite de l'armée sur le front Pontoise-lès-Noyon, Moulin-sous-Touvent. À partir du , bataille du Matz attaque allemande en direction de Compiègne, entre l'Oise et la voie ferrée Montdidier, Saint-Just-en-Chaussée, puis le contre-attaque française (groupement Mangin) entre Courcelles-Epayelles et Gournay-sur-Aronde. : limite entre la et la reportée sur l'Oise. : stabilisation sur le front : confluent du Matz, Antheuil-Portes, Courcelles-Epayelles, Domfront. 10 - : engagée dans la de Picardie, d'abord dans la bataille de Montdidier progression vers Boulogne-la-Grasse, Conchy-les-Pots et Beuvraignes () ; puis à partir du dans la seconde bataille de Noyon, progression en direction de Noyon. - : engagée dans la poussée vers la position Hindenburg ; prise de Noyon progression vers l'est au-delà du canal Crozat ; puis organisation du front, Barisis-aux-Bois (), est de Tergnier, Remigny (). - : retrait du front (la prend le secteur de la ). - : engagée dans la bataille de la Serre au nord de Laon, vers Marchais, Pouilly-sur-Serre : progression sur les deux rives de la Serre, puis organisation des positions conquises au nord de la ligne Sissonne (), Pierrepont, Crécy-sur-Serre (). 5 - : engagée dans la poussée vers la Meuse ; poursuite par Marle, Rozoy-sur-Serre, Vervins, Aubenton vers la région sud de Revin (), Rocroi et Rièzes ().
Seconde Guerre mondiale La armée fut mobilisée pour occuper la Ligne Maginot au sud du Luxembourg et de la Sarre. Commandée par le général Condé, elle vit son front s'étendre avec le transfert de la armée dans l'Aisne, puis subit l'opération « Tiger » en juin. Encerclée en Lorraine par Guderian qui déferle vers la Suisse, elle fut contrainte à la reddition même si des ouvrages fortifiés résistèrent jusqu'en juillet.
Composition au 10 mai 1940 Groupe de bataillons de chars 511 de chars de combat (R 35) de chars de combat (R 35)
Groupe de bataillons de chars 513 de chars de combat (FT) de chars de combat (2C)
Groupe de bataillons de chars 520 de chars de combat (R 35) de chars de combat (FT)
Groupe de bataillons de chars 532