Le d'infanterie () est un régiment d'infanterie de l'Armée de terre française créé sous la Révolution à partir du régiment d'Alsace, un régiment français d'Ancien Régime.

Création et différentes dénominations : création du régiment d'Alsace, composé essentiellement d'Allemands : tous les régiments prennent un nom composé du nom de leur arme avec un numéro d’ordre donné selon leur ancienneté. Le régiment d'Alsace devient le d'infanterie de ligne ci-devant Alsace. 1794 : devient la demi-brigade de première formation, par l'amalgame des : du d'infanterie (ci-devant Lyonnais) de volontaires du Bas-Rhin de volontaires de la Moselle : transformé en demi-brigade de deuxième formation, par l'amalgame des : de la de première formation ( du d'infanterie (ci-devant Bouillon), des Fédérés Nationaux, Bataillon de Popincourt) de première formation ( de volontaires du Puy-de-Dôme, bis de volontaires de Rhône-et-Loire, de la formation d'Orléans et de volontaires de la Gironde) légère bis première formation ( de la légion du Nord, de la légion du Nord, de tirailleurs de la frontière des Alpes et des corps francs) 1803 : la est renommée d'infanterie de ligne : le d'infanterie prend le no 49 et le 57e régiment d'infanterie prend le . : un décret du rend aux anciens régiments d'infanterie de ligne les numéros qu'ils avaient perdus. Le redevient le et le redevient le d'infanterie. : comme l'ensemble de l'armée napoléonienne, il est licencié à la Seconde Restauration 1815 : création de la légion de la Meuse 1820 : la légion de la Meuse () est renommée d'infanterie de ligne 1887 : devient d'infanterie 1914 : à la mobilisation, le donne naissance au d’infanterie : le régiment est dissous. : réveil du régiment qui devient d'infanterie des frontières 1991 : reprend son nom de d'infanterie : cérémonie de dissolution au Quartier Kilmaine de Tarascon

Chefs de corps 1805 : colonel Louis Camus de Moulignon (*) 1805 : colonel Jean-Marie Songeon (*) 1809 : colonel Mathieu Joannis 1809 : colonel Pierre André Grobon (*) 1814 : colonel Sernin Laffont ... - : colonel Auguste de Contamine 1849 : colonel d'Autemare d'Erville ... 1870 : lieutenant-colonel Brémens ... 1909 à 1913 : colonel Paul Xardel (*) 1914 : colonel Alfred Louis Achille Arbanère 1995 à 1998 : colonel André Balandraud

(*) Officier qui devint par la suite général de brigade. (**) Officier qui devint par la suite général de division.

Historique des garnisons, combats et batailles du Ancien Régime

1658 : Strasbourg 1667-1668 : guerre de Dévolution 1690 : lors de la guerre de la Ligue d'Augsbourg, il remonte de Basse-Provence accompagné par la milice pour repousser les Piémontais qui assiègent Seyne. Ceux-ci lèvent le siège sans combattreGuy Silve, « Seyne-les-Alpes et sa citadelle », in Amis des forts Vauban de Colmar et Association Vauban, Vauban et ses successeurs dans les Alpes de Haute-Provence, Association Vauban, Paris, 1992, 82 1701-1713 : guerre de Succession d'Espagne 1733-1738 : guerre de Succession de Pologne 1740-1748 : guerre de Succession d'Autriche 1756-1763 : guerre de Sept Ans thumb|150px|ancien drapeau royal du régiment de 1656 à 1760 thumb|150px|ancien drapeau royal du régiment de 1760 à 1791

Guerres de la Révolution et de l'Empire

: Armée de la Moselle, expédition de Trèves Affectation à l'armée du Nord 1793 : Affectation à l'armée des Pyrénées orientales, Guerre du Roussillon : Bataille de Peyrestortes Affectation à l'armée de Sambre-et-Meuse 1799 : Affectation à l'armée d'Helvétie : Bataille de Stockach 25 et : Bataille de Zurich 1800 : Affectation à l'armée d'Italie Conquête du Tyrol 1805 : Bataille de Caldiero 1809 : Bataille de Wagram 1812 : Campagne de Russie Bataille de la Moskova

De 1815 à 1852 1830 : une ordonnance du créé le et porte le régiment, complet, à , il prend part à la révolution de Juillet contre les insurgés. 1840 : envoyé en Algérie, pendant neuf ans et sous les ordres de futurs maréchaux Saint-Arnaud et Bosquet, il tient en respect les hommes d'Abd el-Kader, : bataille d'Isly. Il rentre en France en septembre-.

En 1849, le de ligne ( et ) est à l'armée des Alpes. Il est rattaché fin mars au Corps expéditionnaire de la Méditerranée et participe à l'expédition et au siège de Rome en juin. Il rentre en France en 1852.

Second Empire

1856 : Garnison à et Auxerre 1858 à 1860 : Garnison à Lons-le-Saunier 1859 : expédition d'Italie, le est à la division du de l'Armée d'Italie. : Bataille de Solférino 1861 et 1862 : garnison à Besançon 1863 : Garnison à Givet. Un bataillon est à Reims. Guerre franco-allemande de 1870 : Bataille de Sedan

Le dépôt du régiment, à Gap, forme à partir d' des détachements de renfort qui rejoignent des régiments de marche, par exemple le passe en septembre au de marche, la de dépôt passe en octobre au régiment de marche tandis que la de dépôt passe en février au de marche bis..

De 1871 à 1914 fin : le de marche fusionne dans le . Il part ensuite pour l'Algérie pour combattre la révolte, tout en gardant un dépôt à Narbonne. En 1874, le régiment est toujours en Algérie, à Tlemcen, avec dépôt à Pau, destiné à rejoindre Tarbes. Envoi d'éléments à Madagascar 1907 : garnison à Perpignan. Deux compagnies se trouvent à Mont-Louis, une à Collioure et une dernière au fort de Bellegarde au Perthus

Première Guerre mondiale Affectations d’infanterie de à d’infanterie de à 1914 Bataille des frontières Bataille de Morhange Bataille de la trouée de Charmes Bataille du Grand-Couronné de Nancy, saillant d'Ypres. Le colonel Alfred-Louis-Achille Arbanère, officier de la Légion d'Honneur, né à Antibes (Alpes-Maritimes) le , commande le d'infanterie de ligne. Il meurt de la suite de ses blessures, le , au combat de Rorbach-lès-Dieuze (Moselle).

1915 le fortin de Beauséjour 25 septembre-6 octobre : seconde bataille de Champagne

1916 Bataille de Verdun fort de Vaux Bataille de Zillisheim

1917 les Éparges, le Mont-Haut, le bois des Caurières.

1918 la bataille défensive de la Somme et l'offensive du . Ordre D4 du GQG du .

L'Adjudant-chef Bataille Germain : Adjudant-chef de réserve à la du , sous-officier d'élite, entraîneur d'hommes. Il a reconquis de haute lutte, à la grenade et spontanément à la tête de quelques hommes une position où l'ennemi avait réussi à prendre pied le . Il a été grièvement blessé au cours de cette action. Perte de l'œil droit. Chevalier de la Légion d'Honneur.

Entre-deux-guerres Après l'armistice du , le régiment reste quelques jours dans les Ardennes puis est porté vers la frontière franco-belge. En , à Compiègne, il effectue son service de démobilisation. La plus grande partie des réservistes du régiment rentre dans ses foyers.

Le ensuite à Hazebrouck où dans une cérémonie toute militaire, le drapeau, sur lequel se sont ajoutés les noms de : Champagne 1915 - 1918, Verdun 1916 et Noyon 1918, se voit remettre la fourragère aux couleurs de la croix de Guerre.

Après avoir été en garnison quelque temps dans le Tarn, le d'infanterie revient chez lui à Perpignan en ou la population catalane lui a préparé un accueil triomphal.

Victime de la réduction de l'armée, le régiment est dissous le .

De 1920 à nos jours

Le , réveil du régiment qui devient d'infanterie des frontières ; c'est en 1991 qu'il reprend son appellation de d'infanterie.

Le , cérémonie de dissolution au Quartier Kilmaine de Tarascon

Drapeau Il porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions suivantes Décision /SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, , 9 novembre 2007 : Zurich 1799 La Moskova 1812 Isly 1844 Solférino 1859 Champagne 1915-1918 Verdun 1916 Noyon 1918 right|110px

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Décorations Sa cravate est décorée de la Croix de guerre 1914-1918 avec deux palmes. (Deux citations à l'ordre de l'armée) Il a le droit au port de la fourragère aux couleurs de la Croix de guerre 1914-1918.

Devise En avant, quand même ! (remplacée en 1757 par : Plutôt mourir que faillir)

Uniformes

Personnalités ayant servi au

Nicolas Dahlmann (1769-1807) en tant que soldat. Eugène Casimir Lebreton (1791-1876) en tant que chef de bataillon Pierre Hugues Victoire Merle (1766-1830)

Notes et références

Voir aussi Sources et bibliographie . .

Articles connexes Histoire militaire de la France Liste de régiments français Régiment d'infanterie français

Liens externes

Les et R.I. de Perpignan.

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