Le d'infanterie de marine est une unité de l'Armée de terre française. Le est l'héritier direct du d'infanterie de marine.

En 2025 , il devient le groupement d'instruction des troupes de marine ( GITdM) de la BIMa.

Création et différentes dénominations Le : création du d'infanterie de marine de garnison (en garnison à Hyères). Le : dissolution du d'infanterie de marine de garnison. Le : création du d'infanterie coloniale de garnison de Toulon. Le : création du d'infanterie coloniale. le : dissolution du d'infanterie coloniale. Le : création du d'infanterie coloniale. Reformé à Toulon par rappel de réservistes. En : dissolution du d'infanterie coloniale. Le : création du d'infanterie coloniale, reformé à Hyères à partir du de tirailleurs sénégalais Le : dissolution du d'infanterie coloniale. Le : bataillons autonomes Indochine. Le : dissolution du régiment. Le : création du B.M. (Indochine). Le : dissolution du B.M. . Le : création du d'infanterie coloniale africain (Indochine). Le : dissolution du d'infanterie coloniale africain (Algérie). Le : création du d'infanterie de marine (Algérie). Le : dissolution du d'infanterie de marine. Le : création du d'infanterie de marine (Mers el-Kébir). Le : dissolution du d'infanterie de marine. Le : création du d'infanterie de marine à Albi jusqu'au , par changement d'appellation du créé le à Albi. Le : garnison à Angoulême. Le : dissolution du d'infanterie de marine. Le : création du de camp / d'infanterie de marine au camp de Sissonne (il reprend les traditions du ). Le : dissolution du de camp / d'infanterie de marine. Le : création du d'infanterie de marine à Nantes à partir du de commandement et de soutien 2010 : dissolution. 2019 : centre de formation initiale de la d'infanterie de marine - d'infanterie de marine. (CFIM - ) d'Angoulême. 2025 : groupement d'instruction des troupes de marine ( GITdM).

Historique des garnisons, combats et bataille Jusqu'à la Première Guerre mondiale De 1900 à 1903, des éléments du ont fait campagne en Chine et des unités ont pris part aux opérations du Maroc de 1923 à 1957. À la veille de la grande guerre de 1914-1918, le régiment est donc déjà un régiment aguerri ayant l'épreuve du feu.

De 1903 à 1913, le d'infanterie coloniale occupe à Hyères des casernements neufs construits pour le recevoir.En 1913, après les manœuvres du sud-ouest, il vient tenir garnison à Marseille.C'est dans cette dernière ville, à la caserne d'Aurelle, qu'il se mobilise le . Le est formé de trois bataillons, de mitrailleurs et une compagnie hors rang. L'effectif est de dont . Il est commandé par le colonel Tétard.Il appartient à la coloniale; d'infanterie coloniale.

La Première Guerre mondiale 1914 Opérations des et et du Corps de cavalerie Sordet : : Neufchâteau bataille forêt de jaulnay (meuse) : Bataille de Rossignol vignetteBataille de la Marne (1914): 6- : Matignicourt-Goncourt, Cote 153 sud de Vitry Le François Reprise de l'offensive en Bataille de Champagne (1914-1915) : : nord de la ferme de Beauséjour

1915 vignette|Portrait d'un mobilisé du , 1915. Fin janvier (une citation à l'ordre de l'armée pour le régiment). Champagne 16- : Fortin de Beauséjour - : seconde bataille de Champagne, Main de Massiges

1916 Bataille de la Somme : Frise Pour l'ensemble des combats du au le régiment fut cité à l'ordre de l'armée. Le haut-commandement lui accorda la fourragère aux couleurs du ruban de la Croix de guerre 1914-1918 le .

1917 Bataille du Chemin des Dames Le Chemin des Dames : Laffaux Août-octobre Craonne

1918 Troisième bataille de Champagne. Bataille de la montagne de Reims (mai-juin). 15- : Est de Reims, Cote 240. Ligne Hundling-StellungLa Hundling-Stellung, dernière ligne de défense allemande composée de tranchées, casemates, barbelés… qui passait par Saint-Quentin-le-Petit., Herpy.Le , le régiment avec la continue son mouvement vers le nord-est, en direction générale de Signy-l'Abbaye, Mézières (Ardennes). Il atteint successivement le Inaumont, Beaumont-en-Aviotte, prenant un nombreux matériel.Le 11, l'armistice est signé et les hostilités cessent. À cette date, le régiment se trouve en Lorraine.Pendant la grande guerre, trois citations collectives sont accordées au régiment.Le drapeau reçoit trois nouvelles inscriptions: Beauséjour 1915, La Somme 1916, L'Aisne-Reims 1917-1918.Pendant cette campagne, ont été tués, et , soit au total .Au front militaires et d'officiers où de chevaliers de la Légion d'honneur ont été remises.

L'entre-deux-guerres Occupation en Allemagne en 1919 (l'occupation du Palatinat Bavarois). Il stationne dans la région de Bad-Durkheim. Puis il est déplacé sur la rive gauche du Rhin. La grande solennité de Versailles, le , libère le de son service de garde sur le Rhin. Il rejoint sa garnison de Marseille en juillet, après cinq ans de campagne. Le régiment est reformé à Marseille le . Il y tiendra garnison jusqu'au , date à laquelle il vient s'installer à Aix-en-Provence. Il est dissous le . Le drapeau du régiment est versé au service des emblèmes au SHAT (service historique de l'armée de terre) pour y être conservé.

La Seconde Guerre mondiale d'infanterie coloniale à Édition 1963 de Louis Joutard, agrégé de l'université, ancien de 1939-1940, et de l'édition 1986 du capitaine Carles Raguet, ancien du / Pour la guerre 1939-1940 le capitaine Rodolphe-André Benon. :

Reconstitué le à Toulon, le par rappel de réservistes en provenance des Bouches-du-Rhône, du Var, des Alpes-Maritimes, du Vaucluse, de la Lozère et du Gard. Ceux-ci sont âgés en moyenne de , mariés et pères de famille pour la plupart, il bénéficie d'un fort encadrement d'officiers et sous-officiers d'active. Rattaché à la (du général Sechet) le régiment est sous les ordres du lieutenant-colonel Le Tacon. Le régiment quitte Toulon le . L'hiver aux avant-postes (décembre à janvier) le régiment quitte la région de Metz, après avoir franchi la ligne Maginot à Faulquemont durant deux mois trois groupes de corps francs du régiment effectuent des reconnaissances, des patrouilles et des coups de main dans la forêt de la Warndt. C'est le baptême du feu, le régiment a son premier mort et fait son premier prisonnier. Février à mai il se trouve dans la région de Vesoul. La a été retirée dès le de la frontière suisse. Le voyage en chemin de fer, à pied, en camions, du au , à travers la France, selon un périple quelque peu incohérent reflétant les hésitations du commandement. La contre-attaque sur Abbeville. Le , en élément de renfort de la cuirassée (DCr) commandée par le colonel De Gaulle qui reçut la mission de réduire la tête de pont allemande d'Abbeville (bataille d'Abbeville). Du 29 au , il s'empare des positions ennemies sur une longueur et une largeur de , fait et jusqu'au repousse toutes les contre-attaques; le comptant à l'origine tenant Villers-sur-Mareuil a Huchenneville au prix de dont son chef. Ce haut fait d'armes lui vaut du colonel De Gaulle, commandant de la division, l'hommage suivant : « Le est le premier régiment français qui, depuis la guerre a emporté de haute lutte une position allemande et tenu devant toutes les contre-attaques. » Du 5 au , il contient, au cours d'une dure retraite, la poussée allemande, combattant jusqu'à l'extrême limite de ses moyens. Dans la nuit du 8 au (juin ?) le régiment accomplit plus de dans des conditions de fatigue extrême, sans aucun ravitaillement organisé au milieu d'une cohue de civils belges et français fuyant les Allemands. Le lieutenant-colonel Le Tacon donne l'ordre au train-auto de partir devant. Ainsi le drapeau, confié au lieutenant Berard est sauvé. Par contre, le train-hippo est capturé avant d'arriver à Doudeville, non sans s'être vaillamment défendu. Lorsqu'il termine la guerre le à Manneville-Es-Plains à trois kilomètres de Saint-Valéry-en-Caux, le lieutenant-colonel Le Tacon s'adresse alors aux survivants de son régiment un peu moins de sur dont sur 79, leur rappelle que dans la « Coloniale » il est de tradition de ne pas se rendre sans combattre. Pour un baroud d'honneur, après Bazeilles. Les survivants du s'installent dans des bâtiments d'une grande ferme dont la cour forme un rectangle, pendant plus de trois heures le régiment tient tête aux chars de la . Les munitions étant sur le point d'être épuisées et le dernier canon de antichar s'étant enrayé, l’adjudant Andreani Antoine-Marie des services administratifs remplace le mitrailleur tué et tire les dernières cartouches, c’est alors que le chef de corps donne l'ordre de cesser le feu. Il y eut ce matin-là une trentaine de morts et de blessés, une fois de plus la « Coloniale » avait lutté jusqu'au bout. Pour les survivants, commence alors une dure épreuve de la captivité. Pour sa conduite au combat fin mai-début , le d'infanterie coloniale reçut. Une citation à l'ordre de l'armée lui est décernée et l'inscription « LA SOMME 1940 » sera portée sur son drapeau(Ordre général /C du ).

L'après-Seconde Guerre mondiale Le régiment est reformé le à Hyères pour entrer dans la composition de la et participer à la campagne d'Extrême-Orient. Ces hommes proviennent du , d'unités ayant été engagées en 1944-1945 sur les fronts des poches de l'Atlantique et de la mer du Nord. D'autres sont issus de la française et de la . L'état-major du régiment et les trois bataillons, armés et équipés par les Britanniques. Le Drapeau, conservé par des mains pieuses au château de la Faye en Dordogne pendant l'occupation allemande, est remis solennellement au régiment le . Au quartier de Vassoigne et à Coutebelle à Hyères le même jour, le colonel Missonnier dans son allocution, cite, entre autres faits d'armes, l'héroïque conduite de la formation en mai-. Jusqu'au début 1946, l'entraînement bat son plein et le qui depuis , est destiné à opérer en Indochine, atteint ses pleins effectifs. Le , l'état-major et sa compagnie de mitrailleuses, ainsi que le et embarquent à Marseille sur le paquebot britannique Monarch of Bermuda, qui prend son départ à avec , et .

Campagne d'Indochine vignette|Insigne du chaland d'assautLa Sueur travaillant au bénéfice de la du du .

Le débarquement et les premiers combatsÉdition 1963 de Louis Joutard, agrégé de l'université, ancien de 1939-1940, et de l'édition 1986 du capitaine Carles Raguet, ancien du / Pour la guerre d'Indochine le colonel Maurice Rives. :