thumb|upright=1.4|Admiration par William Bouguereau, 1897. thumb|upright=1.4|William Bouguereau (1825-1905) - Admiration maternelle (1869).

L'admiration, différente de la fascination et de la qui sont des sentiments plus forts, est une forme de respect à une personne, un paysage, un objet,une expression artistique ou poétique, ou à un idéal.

Rôle de l'admiration dans l'apprentissage et la pédagogie Depuis des millénaires, de nombreux témoignages, essais et biographies ont montré l'importance qu'a eu l'admiration pour un mentor ou un professeur, considéré non comme un gourou, mais comme un tiers qui, à un moment de la vie, a poussé au développement d'une personnalité à se réaliser (..

Selon, dans son ouvrage Admirer. Éloge d'un sentiment qui nous fait grandir, l'admiration est un sentiment, une attitude qui et que nous devrions cultiver ; .

L'école a, plus ou moins selon les époques, utilisé l'admiration comme outil d'édification de la nation (ou des fidèles dans le cas du pouvoir ou d'institutions religieux), et/ou comme moyen pédagogique et édifiant, notamment à l'époque des lumières où l'on enseignait à admirer des penseurs et philosophes, peintres, sculpteurs, architectes, orateurs, poètes, inventeurs, stratèges et penseurs antiques ou illustres, les héros et d'autres personnages édifiants, présentés comme modèles à imiter et dont s'inspirer. Le style epidictique (terme venant du grec epideiktikos, qui signifie « qui sert à montrer ») était apprécié. Le caractère glorieux de certains actes, œuvres, écrits, découvertes scientifiques, était valorisé dans les cursus d'enseignement pour susciter l'admiration. Selon Joelle Zask, ensuite, avec une montée du rationalisme, l'admiration a pour partie été chassée de l'école : . Selon J. Zask on peut apprendre à admirer (une attitude qui invite , comme en témoignent depuis longtemps les philosophes, scientifiques, artistes ou inconnus croisés durant son enquête ; l'école pourrait et devrait encourager l'admiration, qui n'implique pas une relation d'obéissance docile, passive, verticale et descendante, telle que celle qui unirait un disciple obéissant à un gourou, un dogme ou une autorité supérieure, . Et c'est au maitre ou professeurs de . Tel Socrate, il doit éviter que ses élèves perdent le et que l'admirateur ne devienne pas flatteur (qui , rappelle la fable Le Corbeau et le Renard reprise des fabulistes de l'Antiquité (Esope, Phèdre) par Jean de La Fontaine).

L'admiration est une source de plaisir qui commence probablement dès les premiers jours de la vie (selon René Spitz). Elle est ensuite modulée par la maturation de la personnalité qui se fait plus critique avec l'âge et l'éducation.

Elle est à l'œuvre ou se réactive, parfois exacerbée, dans l'état amoureux, la vénération religieuse, l'idéalisation du gourou, des stars, des influenceurs ou de chefs hiérarchiques dont on tend à mimer les gestes, attitudes et les discours, ce qui peut enfermer la personne dans une sans que l'« admirateur » ait pu se forger sa propre expérience – .

Il se pourrait que l'admiration soit à l'origine de ce que l'iconographie appelle auréole (Cf. l'aurea).

Notes et références

Voir aussi

Bibliographie .

Articles connexes Sentiment

Imitation

Liens externes L'admiration et l'ouverture des sens

Catégorie:Psychologie sociale