Charles Raymond de La Croix de Chevrières de Saint-Vallier, comte de Saint-Vallier ( - ) est un homme politique, diplomate et noble français.

Biographie Vie privée Charles Raymond de La Croix de Chevrières, d'une vieille famille du Dauphiné, .

Il débute dans la diplomatie comme attaché d'ambassade à Lisbonne ().

Vie publique Il passe en la même qualité à Munich (1856) et à Vienne (1857), est attaché (1859) au cabinet du ministre M. Walewski, devient secrétaire d'ambassade à Constantinople (1860), chef du cabinet de Léonel de Moustier, marquis de Moustier (1863), et ministre plénipotentiaire à Stuttgart (1868).

Il remplit plusieurs missions pendant la guerre de 1870-71, et est commissaire général auprès de l'armée d'occupation, du au .

Il obtient le grade de ministre plénipotentiaire de , et est vice-président du conseil général de l'Aisne pour le canton de Sissonne, lorsqu'il se présente, le , comme candidat au Sénat dans le département de l'Aisne : il est élu par 624 voix (921 votants), prend place parmi les républicains conservateurs, et se prononce, en , contre la dissolution de la Chambre des députés et contre le gouvernement du Seize-mai.

Partisan du ministère Dufaure, il est appelé à succéder, comme ambassadeur à Berlin, à M. de Gontaut-Biron (). En , il est un des deux plénipotentiaires de la France au congrès de Berlin pour le règlement de la question d'Orient. Il donne sa démission d'ambassadeur lors de la constitution du cabinet Gambetta, et, mis en disponibilité, revient siéger () au centre gauche du Sénat.

Il vote avec la fraction la plus conservatrice du parti républicain, demanda () dans la discussion sur la laïcité de l'instruction primaire, que les ministres des cultes pussent donner l'enseignement religieux dans les locaux scolaires en dehors des heures de classe (rejeté) ; interroge () le ministère sur sa politique indécise au Tonkin, est nommé () vice-président de la commission chargée de réorganiser le service des consulats de France à l'étranger, est rapporteur (mai) des crédits du Tonkin, critique (décembre), à propos du budget du ministère des Affaires étrangères, l'organisation du personnel diplomatique, parle () sur la crise agricole, est rapporteur (juin) d'un projet modifiant le régime des sucres,

Réélu comme sénateur, le , par voix ( votants), le marquis de Chevrières reprend sa place au centre, est admis à la retraite comme ambassadeur, et meurt l'année suivante.

Distinctions Décorations françaises .

Notes et références

Voir aussi Bibliographie

(lire en ligne) : Henri Doniol, M. Thiers, le Cte de Saint-Vallier, le général de Manteuffel. Libération du territoire, 1871-1873, Armand Colin et Cie éditeurs, Paris, 1897 (lire en ligne) Ernest Daudet, La France et l'Allemagne après le Congrès de Berlin. La mission du Comte de Saint-Vallier (-), Plon-Nourrit imprimeurs-éditeurs, Paris, 1918 (lire en ligne)

Articles connexes Ambassade de France en Allemagne Congrès de Berlin Liste des sénateurs de l'Aisne Liste des grands-croix de la Légion d'honneur Liste des conseillers généraux de l'Aisne Liens externes

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