Le réseau de bus Terres d'Envol est un réseau de transports en commun par autobus circulant en Île-de-France, organisé par l'autorité organisatrice Île-de-France Mobilités et l'établissement public territorial Paris Terres d'Envol. Il est exploité par le groupe Transdev à travers la société Transdev Nord Seine-Saint-Denis depuis le .
Il se compose de 22 lignes qui desservent principalement le nord de la Seine-Saint-Denis et dans une moindre mesure l'ouest du département de Seine-et-Marne, le nord du Val-de-Marne et le sud du Val-d'Oise.
Histoire
SGTD L'implantation de Keolis CIF dans le secteur remonte à 1919, née d'une volonté du grand groupe de transports que représentait la Société générale des transports départementaux (SGTD), d'améliorer sa présence dans le nord de la région parisienne. En effet, Keolis CIF n'a jamais été une entreprise de transport indépendante. Active dans de nombreuses régions françaises, la SGTD n'y gérait que deux entreprises vers le milieu des années 1950 : la Compagnie des Transports Urbains d’Argenteuil (CTU) et les Courriers de Seine-et-Oise (CSO). C'était l'époque de l'expansion rapide de la grande banlieue nord de Paris. En 1956, la SGTD rachète donc trois entreprises de transport routier de voyageurs dans le secteur géographique visé : Cuisinier–Marseille, à Moussy-le-Neuf (Seine-et-Marne) - 40 autocars ; Collin, à Puiseux-en-France (Seine-et-Oise) - 15 autocars ; Huyghes, à Mortefontaine (Oise) - 10 autocars..
La création des CIF devient effective le en tant que filiale de la SGTD. Le siège social est établi dans le de Paris, près du métro Stalingrad, quai de SeineC'est le nom d'un quai le long du bassin de la Villette.. Le mode d'exploitation des anciennes entreprises familiales reste inchangé pendant les deux premières années seulement : depuis les petites communes de la grande banlieue, des cars se rendent à Paris (Porte de la Villette) ou à Saint-Denis (Carrefour Pleyel) et en reviennent le soir. Dans ce cas, la maintenance peut uniquement s'effectuer tard dans la soirée ou pendant la nuit, dans la commune d'affectation respective des autocars. Entre-temps, les CIF font construire un nouveau dépôt central à La Plaine Saint-Denis, avenue du Président-Wilson. Avec sa mise en service en 1958, la maintenance peut désormais s'effectuer pendant la journée.
Naissance d'un partenariat entre le département, TRA et la RATP Dès le début de l'année , l'exploitation des lignes du réseau séquano-dyonisien est confiée à l'entreprise Les Transports Rapides Automobiles (TRA) sous l'autorité du conseil général. Le , à la suite d'un protocole d'accord tripartite passé entre le département de la Seine-Saint-Denis, TRA et la RATP, le réseau est géré en association par les trois partenaires. Le , après une première série de modifications, le réseau est désormais identifié par des indices de la série 600.
, avant d'apparaitre comme l'entité indépendante Les Autobus du Fort dès le . Puis le , la ligne express 702 est créée..
Développement du réseau
Implantation des Courriers d'Île-de-France Simultanément avec l'expansion de la banlieue et la création de nouveaux quartiers, le réseau s'agrandit progressivement. L'ancienne exploitation avec des lignes desservant directement Paris subsiste dans un premier temps, la circulation automobile sur les grandes routes n'étant pas encore dissuasive et l'efficacité de la desserte ferroviaire de la banlieue éloignée n'étant pas comparable à celle du réseau express régional (RER). Bien entendu, des lignes de rabattement sur des gares SNCF existent aussi, et ce depuis le début du chemin de fer dans la région, moyennant des omnibus hippomobiles. En 1971, la SGTD fusionne avec la Société des Transports Automobiles (STA) et devient VIA-GTI. Trois ans plus tard, la flotte des autocars des CIF aura doublé par rapport à l'année de fondation, mais le parcours kilométrique annuel se sera multiplié par huit en passantLes CIF mentionnent pour 1958, mais comme ce premier exercice ne porte que sur trois mois, la base de comparaison doit être , sinon, on n'obtiendrait qu'une moyenne journalière de par autocar. de à , soit environ par jour ouvrable et par véhicule au lieu de . Ce chiffre illustre bien à quel point l'exploitation avait gagné en efficacité.
La Plaine Saint-Denis s'avère de plus en plus inadapté comme base d'exploitation dans le nouveau contexte urbanistique, qui fait que les portes de Paris ne sont quasiment plus desservies directement depuis le nouveau département du Val-d'Oise et depuis celui de Seine-et-Marne. L'importance du nouvel aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle et sa situation géographique au centre de la zone desservie par les CIF furent sans doute les raisons pour le choix du Mesnil-Amelot comme nouveau siège de l'entreprise. La nouvelle base d'exploitation avec les bureaux de l'administration est inaugurée en 1980, et le dépôt de La Plaine-Saint Denis abandonnéIl a été repris par la RATP comme centre de formation.. Au cours des 30 années qui suivent, la flotte de Keolis CIF double encore une fois, et le réseau s'agrandit tant par l'absorption d'autres lignes existantes que par la création de lignes supplémentaires. Maintenant, ce sont de plus en plus les lignes tangentielles de transport interurbain qui sont décisives pour la croissance, dont la mission est souvent de relier de différentes villes à l'aéroport de Roissy et de pallier les lacunes du réseau Transilien.
Rachat du CIF par le Groupe SNCF via Keolis En 2001, l'entreprise exploitante La Générale de Transport et d'Industrie (dit VIA-GTI) est racheté par le groupe SNCF, qui a fait fusionné ses filiales Cariane et SCETA pour devenir Keolis. Les lignes de bus exploitées par l'ancien transporteur sont revenues au main de la nouvelle filiale Keolis CIF.
La dernière ligne subsistante de l'ancienne exploitation des débuts des CIF disparaît sur le territoire francilien en janvier 2007 par manque de fréquentationDu fait de la création de la ligne régionale « Picardie-Roissy » et, auparavant, de la création de la ligne 13 du réseau départemental de l'Oise, Gare d'Orry-la-Ville - Coye - Senlis, avec rabattement sur le TER Picardie.: c'est la ligne 10 Roissypôle - Louvres - Senlis - Compiègne suivant le cours de la N 17, déjà amputée de sa première section depuis Saint-Denis - Porte de Paris (métro de Paris). Auparavant, la ligne avait été reprise par CabAro du groupe VIA-GTI puis Connex (aujourd'hui Transdev). Elle se limite aujourd'hui au tronçon Senlis - Compiègne et est exploitée par Keolis OiseCf. sur le site ..
Première série de modifications par TRA vignette|Un bus en livrée RATP-TRA de la ligne 613La ligne 613 est désormais incluse dans le réseau de bus Marne-et-Brie, établie par la délégation de service public d'Île-de-France Mobilités. en gare de Chelles, en . Le , à l'occasion de la mise en service de la T'Bus de la société de transport Les Courriers de l'Île-de-France, la ligne 670, qui desservait le quartier du Vert-Galant sous forme de service circulaire au départ de la gare du Vert-Galant, est suppriméeT'Bus : Le nouveau transport des Tremblaysiens, sur le site tremblay-en-france.fr (lien récupéré sur web.archive.org), consulté le 5 février 2017..
Le , à l'initiative du conseil général de Seine-Saint-Denis, le réseau est profondément restructuré dans les communes de Clichy-sous-Bois, Montfermeil, Coubron et de Vaujours pour un coût de financé par le département. Les lignes concernées bénéficient d'un renforcement des fréquences, d'horaires de fonctionnement plus étendus. De plus, de nouvelles lignes sont créées à cette occasion
gauche|vignette|Un bus en livrée RATP-TRA de la ligne 602 en gare du Raincy, en .
Les lignes 642a et 642b ont fusionné en une nouvelle ligne 642 reliant la gare du Vert Galant à celle de Villepinte. Elle fonctionne jusqu'à . Il y a dorénavant un bus toutes les demi-heures en soirée et le samedi et toutes les heures le dimanche. droite|vignette|Un bus en livrée STIF-TRA de la ligne 644, en . Les services scolaires de la ligne 642a desservant le lycée Schweitzer au Raincy constituent désormais la ligne 644. C'est une nouvelle ligne semi-directe, à vocation scolaire, ne desservant que trois arrêts intermédiaires : Romain-Rolland, Sept-Îles et Rond-Point Thiers pour le lycée René-CassinLe Parisien : « Neuf lignes de bus adoptent un nouveau tracé », article du ..
La ligne 642c est rebaptisée 643. Elle continue d'assurer la desserte du lycée Fénelon au départ de la gare de Chelles. Cependant, cette ligne sera supprimée le .
Ces nouveaux tracés avaient préalablement fait l'objet d'une large concertation et d'âpres discussions entre les maires, le conseil général de Seine-Saint-Denis, la RATP et TRA. Les demandes des communes ont été satisfaites pour la plupart. Dix autobus supplémentaires ont été achetés, 33 conducteurs recrutés, pour la plupart originaires de Seine-Saint-Denis, pour les besoins de cette restructuration.
Fin de l'association entre TRA et la RATP droite|vignette|GX 317 de la ligne 613, arborant la nouvelle livrée STIF - Veolia Transport. Le à minuit, la destinée commune des réseaux RATP et TRA a pris officiellement fin, après vingt-cinq années d’association et de partenariat..
Le , le groupe Veolia Transport prit en charge la totalité des tâches de gestion et d’exploitation du réseau départemental de Seine-Saint-Denis. Ceci fut préalablement permis par le vote du conseil de l'ex-Syndicat des transports d’Île-de-France (STIF). À la demande de l’exploitant, la RATP assure encore de manière transitoire la maintenance des points d’arrêt, mais cela ne devait pas durer au-delà de l'année.
Ce changement se traduit par la diffusion et la publication des horaires par Veolia Transport et non plus par la RATP. De plus, désormais, le réseau étant entièrement Veolia Transport, les bus du réseau abandonnent progressivement la livrée vert jade RATP avec la bande colorée en bleu, vert, jaune et orange (qui représentait TRA), pour la livrée STIF gris argent avec une frise symbolisant la mobilité en Île-de-France (personnages) et le logo rouge de l'exploitant Veolia Transport. D'ici deux ans, 154 bus sur les 179Alors que sur le site de Veolia, il y en aurait 198. qui roulaient à ce moment devaient arborer ces couleurs. Les autres véhicules devaient être remplacés par des neufs aux nouvelles couleurs du réseau.
En attendant, les bus, qui n'ont pas encore subi ce changement de livrée, se sont vus débarrassés de l'autocollant RATP à l'avant du bus, ainsi que des bandeaux latéraux avec indices et dessertes, qui est propre au réseau RATP. La conséquence de cette dernière mesure est que les usagers voyant le bus de côté ne feront plus la différence entre une ligne et une autre à l'exception des lignes équipées de Heuliez GX 327 et GX 427 à affichage latéral et arrière à diode.En termes de fréquentation, Veolia Transport prévoit d’augmenter la fréquentation du réseau de 6 % d’ici 2016 en créant « dix postes supplémentaires de conduite au .
Jusqu'en 2009, chaque année, les lignes TRA étaient, d'après le conseil général de Seine-Saint-Denis, déficitaires. Ainsi jusqu'en 2007, le conseil général a compensé 6 millions d'euros de déficit, et un même déficit à équilibrer est prévu pour 2008. Mais depuis 2009, l’effort financier, qui se traduit par un investissement du département dans ce réseau en cotisant à l'ex-STIF comme le font tous les départements franciliens, conseils généraux et collectivités locales, est aussi pris en charge par ce dernier. Ainsi l'effort financier est désormais partagé. Des économies sont ainsi prévues, par une meilleure formation des chauffeurs, une diminution des coûts d’entretien, de consommation de carburant, de primes d’assurances…
Le , à la suite de ce changement de direction, la ligne 609a est renumérotée 609 et prolongée à la gare de Villepinte, et la ligne 609b est renumérotée 610 et prolongée à la gare de Sevran - Beaudottes..
Fusion de Veolia-Transdev