Les transports dans le département français de la Côte-d'Or sont marqués par la situation de carrefour de ce département, entre Bassin parisien au nord-ouest, vallée du Rhône au sud, Franche-Comté et Trouée de Belfort à l'est et Sillon mosellan au nord. Dijon a longtemps été l'un des plus importants nœuds ferroviaires français, et la ligne de Paris à Dijon l'une des plus fréquentées ; la route nationale 6 a permis de maintenir une certaine vitalité dans le sud-ouest rural du département et Beaune est aujourd'hui l'un des plus importants carrefours autoroutiers du pays. Toutefois, certaines zones rurales souffrent de leur relatif enclavement, en particulier dans le nord-ouest du département.
Transport routier
Infrastructures routières
L'un des principaux carrefours autoroutiers de France se trouve à proximité de Beaune : ses quatre directions, toutes concédées et à péage, mènent à Auxerre et Paris au nord-ouest (autoroute A6), Chalon-sur-Saône et Lyon au sud (autoroute A6), Dole, Besançon et Mulhouse au nord-est (autoroute A36), Dijon, Nancy et Metz au nord (autoroute A31). C'est d'ailleurs près de Beaune que s'est déroulé l'accident routier le plus meurtrier en France, qui a tué 53 personnes en 1982.
Les autoroutes A6 et A36 sont reliées à Dijon respectivement par les autoroutes A38 et A39 ; cette dernière se prolonge vers Lons-le-Saunier et Bourg-en-Bresse. Dijon est en partie contournée par une rocade (ou route nationale 274), aménagée à 2x2 voies.
En revanche, les principales villes de l'ouest du département ne sont desservies par aucune autoroute ou voie rapide. Cette situation, cumulée avec la superficie importante du département, explique que les temps de parcours soient élevés entre l'ouest du département et la préfecture : Dijon est ainsi à plus d' de Saulieu, plus d' de Montbard et plus d' de Châtillon-sur-Seine par la routeSelon le calculateur d'itinéraires de Google Maps au 28 décembre 2022..
+ Identifiant Origine Principales agglomérations desservies dans le département Fin Remarques Autoroute A6 Autoroutes A6A et A6B à Wissous au sud de Paris Précy-sous-Thil, Pouilly-en-Auxois, Beaune Route métropolitaine 6 à Dardilly au nord de Lyon Autoroute entièrement concédée et payante dans le département, à 2x2 voies jusqu'au nœud des autoroutes A31 et A36, puis à 2x5, 2x4 et enfin 3+4 voies jusqu'à la limite de la Saône-et-Loire. Autoroute A31 Frontière luxembourgeoise vers Luxembourg Selongey, Is-sur-Tille, Dijon, Nuits-Saint-Georges Autoroute A6 à Beaune Autoroute entièrement concédée et payante dans le département, à 2x3 voies sauf entre les échangeurs des autoroutes A39 et A311 (à 2x2 voies sur cette section). Autoroute A36 Autoroute A31 à Ladoix-Serrigny près de Beaune Seurre Frontière allemande vers Fribourg-en-Brisgau Autoroute entièrement concédée et payante dans le département, à 2x2 voies. Autoroute A37 Dijon Nuits-Saint-Georges Autoroute A6 à Beaune Ancienne dénomination des actuelles A311 et A31 sur ce parcours, entre 1974 et 1982. Autoroute A38 Autoroute A38 à Pouilly-en-Auxois Sombernon Plombières-lès-Dijon, près de Dijon Autoroute non-concédée et gratuite à 2x2 voies, liant Dijon à l'A6. Autoroute A39 Rocade de Dijon (route nationale 274) à Dijon Auxonne Autoroute A40 à Viriat près de Bourg-en-Bresse Autoroute à 2x2 voies, concédée et payante sauf sur les cinq premiers kilomètres. Autoroute A311 Autoroute A31 à Perrigny-lès-Dijon Rocade de Dijon (route nationale 274) à Longvic, vers Dijon Ancienne extrémité nord de l'A37, qui assure maintenant la continuité de la rocade de Dijon vers l'A31-Sud. Route nationale 5 Paris-Porte de Charenton Montbard, Venarey-les-Laumes, Vitteaux, Sombernon, Dijon, Genlis, Auxonne Frontière suisse vers Martigny(après un premier passage par la Suisse au niveau de Genève) Déclassée en RD 905 dans les années 1970 entre Sens et Dijon, et en 2006 entre Dijon et Poligny . Route nationale 6 Paris-Porte de Charenton (jusqu'aux années 1970 : Sens, le tronçon Paris-Sens étant numéroté RN 5) La Roche-en-Brenil, Saulieu, Arnay-le-Duc Frontière italienne vers Turin Déclassée en 2006 en RD 906 dans le département. Route nationale 65 Neufchâteau Châtillon-sur-Seine, Laignes Bonny-sur-Loire Déclassée dans les années 1970 en RD 965. Route nationale 70 Route nationale 6 à Vernon (commune de La Roche-en-Brenil) Précy-sous-Thil, Vitteaux, Sombernon, Dijon, Mirebeau-sur-Bèze Route nationale 19 à Combeaufontaine (entre Langres et Vesoul) En tronc commun avec la RN 5 de Vitteaux à Dijon. Déclassée dans les années 1970 en RD 70. Route nationale 71 Troyes Châtillon-sur-Seine, Baigneux-les-Juifs, Saint-Seine-l'Abbaye Dijon Déclassée en 2005 en RD 971. Route nationale 73 Moulins(des années 1970 à 2006 : Chalon-sur-Saône) Beaune, Seurre Route nationale 19 à Hésingue (vers Bâle) (après un passage par la Suisse au niveau de Porrentruy)(des années 1970 à 2006 : Besançon) L'itinéraire passant en Côte-d'Or a été déclassé dans les années 1970 en RD 973 ; le nouvel itinéraire après les années 1970, déclassé à son tour en 2006, ne passait pas en Côte-d'Or. Route nationale 74 Paray-le-Monial (avant 1972)Corpeau (près de Chagny, de 1972 à 2006) Beaune, Nuits-Saint-Georges, Dijon, Til-Châtel Frontière allemande vers Kaiserslautern (avant 1972)Sarreguemines (de 1972 à 2006) Déclassée en 2006 dans le département en RD 974. Route nationale 77BIS Route nationale 77 à Doudoye (commune de Prémery, vers Nevers) Saulieu, Pouilly-en-Auxois Route nationale 5 à Sombernon, vers Dijon Déclassée dans les années 1970 en RD 977. Route nationale 80 Châtillon-sur-Seine Montbard, Semur-en-Auxois, Précy-sous-Thil, Saulieu Route nationale 79 à Cluny, vers Mâcon Déclassée dans les années 1970 en RD 980 dans le département. Route nationale 81 Nevers Arnay-le-Duc Autoroute A38 à Pouilly-en-Auxois, vers Dijon Créée sous ce numéro dans les années 1970 à partir de sections non-déclassées de plusieurs routes nationales, dont la RN 494 pour la section costalorienne, et déclassée en 2006 en RD 981. Route nationale 274, dite rocade de Dijon Autoroute A38 à Plombières-lès-Dijon (vers Pouilly-en-Auxois) Dijon Autoroute A311 à Longvic (vers Beaune) Rocade partielle (inachevée au sud-ouest) de Dijon, reliant à 2x2 voies les autoroutes rayonnant autour de cette ville. Route nationale 396 Vitry-le-François Montigny-sur-Aube, Moloy, Dijon, Seurre Bourg-en-Bresse Déclassée dans les années 1970 en RD 996. Route nationale 428 Châtillon-sur-Seine Recey-sur-Ource Route nationale 74 à Saints-Geosmes près de Langres Déclassée dans les années 1970 en RD 928. Route nationale 453 Route nationale 5 à Nuits Laignes Les Riceys Déclassée dans les années 1970 en RD 953. Route nationale 454 Route nationale 6 à Cussy-les-Forges près d'Avallon Époisses, Semur-en-Auxois, Venarey-les-Laumes, Baigneux-les-Juifs, Aignay-le-Duc Recey-sur-Ource Déclassée dans les années 1970 en RD 954. Route nationale 459 Recey-sur-Ource Grancey-le-Château-Neuvelle, Is-sur-Tille, Mirebeau-sur-Bèze, Pontailler-sur-Saône Route nationale 67 à Recologne près de Besançon Déclassée dans les années 1970 en RD 959. Route nationale 460 Épinal Fontaine-Française Route nationale 70 Varois-et-Chaignot près de Dijon Déclassée dans les années 1970 en RD 960. Route nationale 461 Route nationale 70 à Arc-sur-Tille près de Dijon Pontailler-sur-Saône Frontière suisse vers La Chaux-de-Fonds Déclassée dans les années 1970 en RD 961. Route nationale 468 Route nationale 396 à Longvic près de Dijon Saint-Jean-de-Losne Route nationale 83 à Toulouse-le-Château près de Poligny Déclassée dans les années 1970 en RD 968. Route nationale 470 Semur-en-Auxois Pouilly-en-Auxois, Bligny-sur-Ouche, Beaune Lavans-lès-Saint-Claude près de Saint-Claude Déclassée dans les années 1970 en RD 970. Route nationale 476 Route nationale 70 à Essertenne-et-Cecey près de Gray Pontailler-sur-Saône, Saint-Jean-de-Losne Route nationale 73 à Seurre Déclassée dans les années 1970 en RD 976. Route nationale 494 Routes nationales 77BIS et 470 à Vandenesse-en-Auxois près de Pouilly-en-Auxois Arnay-le-Duc Route nationale 490 à Planfait (commune d'Andelaroche) vers Lapalisse La plus grande partie de l'itinéraire costalorien de cette route nationale a été renommé RN 81 dans les années 1970 puis finalement déclassé en 2006 en RD 981.
Transport collectif de voyageurs
La Côte-d'Or est desservie par le réseau régional de transport routier Mobigo, qui compte une trentaine de lignes régulières dans le département.
Covoiturage et autopartage
Transport ferroviaire Historique
La ville de Dijon a obtenu le passage de la ligne « impériale » de Paris à Lyon et Marseille, ouverte entre 1849 et 1851 dans le département. Cette ligne restera jusqu'en 1981 l'une des plus importantes du réseau français : la section des Laumes - Alésia à Blaisy-Bas est depuis 1938 l'une des seules sections isolées (hors périphéries des grandes gares et des grandes agglomérations) équipées de quatre voies, et la ligne a été électrifiée entre 1949 et 1952.
Si la ligne impériale concentre les trafics et les investissements, un important réseau d’intérêt général a été développé dans la deuxième moitié du , principalement par la Compagnie des chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée (PLM), qui fait de Dijon l'un des principaux nœuds de son réseau. Ce réseau est plus dense dans l'est du département que dans l'ouest, resté agricole et au relief plus marqué. En 1900, le chemin de fer d’intérêt général atteignait la plupart des villes et bourgs du département, dont Arnay-le-Duc, Auxonne, Beaune, Châtillon-sur-Seine, Dijon, Is-sur-Tille, Laignes, Mirebeau-sur-Bèze, Montbard, Nuits-Saint-Georges, Pouilly-en-Auxois, Recey-sur-Ource, Saint-Jean-de-Losne, Saulieu, Semur-en-Auxois, Seurre et Vitteaux.
La Côte-d'Or a également été desservie à partir de 1891 par un réseau de chemins de fer d’intérêt local, connu sous le nom de Chemins de fer départementaux de la Côte-d'Or (CDCO), qui atteindra plus de à son apogée. Les CDCO desservaient notamment des bourgs non desservis par le réseau d'intérêt général, comme Aignay-le-Duc, Baigneux-les-Juifs, Fontaine-Française, Précy-sous-Thil, Saint-Seine-l'Abbaye, ainsi que les hauteurs de la Côte d'Or. Ce réseau a progressivement fermé dans les années 1930 et 1940.
En 1981, la LGV Sud-Est permet au TGV de relier Paris à Lyon en deux heures sans desservir Dijon, mais la Côte-d'Or est toutefois desservie par un raccordement à l'ouest de Montbard. Le développement des réseaux TGV et TER permet à Dijon de conserver une place de premier plan dans le réseau ferroviaire français. En revanche, toutes les lignes situées dans l'ouest du département ont fermé à l'exception de la ligne impériale : Châtillon-sur-Seine n'est plus desservie par des trains de voyageurs depuis 1980, et plus aucun train ne traverse Saulieu depuis 2015.
Situation actuelle
Dijon-Ville est la principale gare du département, avec une fréquentation annuelle de en 2019 ; aucune autre gare ne dépasse le million de voyageurs..
Outre les deux lignes à grande vitesse qui passent aux limites du département (LGV Sud-Est et LGV Rhin-Rhône), les lignes ferroviaires ouvertes aux voyageurs forment une étoile à cinq branches autour de Dijon, entièrement électrifiée et à double voie : la ligne de Paris-Lyon à Marseille-Saint-Charles (ligne impériale) relie Dijon à Paris et Lyon, mais aussi aux sous-préfectures du département, Beaune et Montbard ; la ligne de Dijon-Ville à Saint-Amour sert principalement d'alternative à la première vers le sud pour le trafic de fret ; la ligne de Dijon-Ville à Vallorbe (frontière) donne accès à la Franche-Comté, à la trouée de Belfort et à la Suisse ; la ligne de Dijon-Ville à Is-sur-Tille mène au sillon mosellan, principalement pour le fret.