Le de Lyon est l'un des neuf arrondissements de Lyon, commune française située en région Auvergne-Rhône-Alpes. Il est créé le , la partie nord-est du parc de la Tête d'or lui étant rattachée le .
Il est souvent décrit comme l'arrondissement le plus huppé et chic de Lyon. Ses larges avenues (boulevard des Belges, rue Duquesne, cours Franklin-Roosevelt) et ses places, notamment celle du Maréchal-Lyautey, sont bordées d'immeubles anciens et d'hôtels particuliers. Ceux du boulevard des Belges possèdent pour la plupart une vue sur le parc de la Tête d'or.
Le est aussi un quartier commerçant, principalement autour du cours Franklin-Roosevelt et de l'avenue de Saxe.
Histoire
Jusqu'au
Le est une ancienne zone de plaine alluviale inondable du Rhône : depuis le fleuve charrie sables et galets et ces alluvions s'accumulent pour former les îles des brotaux et des lones. Le paysage est mouvant : avant 1730, le lit principal du Rhône passe au milieu de ce qui deviendra le parc de la Tête-d'Or. Sur les îles les moins exposées à la submersion sont implantées des fermes : celles de la Tête d'Or, de Bellecombe, de l'Emeraude. Mais l'activité n'était pas qu'agricole : les Lyonnais venaient se promener et se distraire dans des guinguettes plus ou moins autorisées. Le marionnettiste Cardinely se produit pendant plusieurs saisons aux Brotteaux, à compter de 1777.
La Presqu'île étant surpeuplée, deux projets voient le jour dans les années 1763-1770 : celui de Perrache qui tente de gagner du terrain vers le confluent et celui de Morand qui conçoit un plan pour étendre Lyon vers l'Est. En Morand acquiert sept hectares et entreprend de lotir selon un plan en damier dont le centre est une place carrée (la place Kléber). alt=Projet d'un plan général de la ville de Lyon, et de son agrandissement, en forme circulaire, dans les terrains des Brotteaux, 1775|vignette|Projet d'un plan général de la ville de Lyon, et de son agrandissement, en forme circulaire, dans les terrains des Brotteaux, 1775|gaucheIl présente en aux Hospices (alors propriétaires des parties proches du Rhône) le "Plan général de la ville de Lyon et de son agrandissement en forme circulaire dans le terrain des Brottaux" : création d'un canal de déviation d'une partie des eaux du Rhône, réseau de rues en damier, parallèles au Rhône, et création de trois places (actuellement places Puvis-de-Chavannes, Edgar-Quinet, Maréchal-Lyautey) construction d'un nouveau pont, d'abord appelé Saint-Clair, puis Morand : un pont de bois dont les 17 piles sont indépendantes et dotées chacune d'un avant-bec. Le péage du pont concurrence celui des bacs des Hospices. Morand constitue sa compagnie en et commence les travaux : le pont est ouvert aux piétons en , puis aux voitures en (il perdurera jusqu'en 1885). En , il construit sa maison, et commence à lotir autour, sans grand succès. C'est le plan dressé par l'architecte des Hospices, Cyr Decrénice (parfois écrit Décrenice), qui s'impose finalement : il garde le plan en damier, mais réduit le nombre de lots et transforme en rectangles les places circulaires. L'inflexible ordonnance du plan en damier régit toujours la morphologie urbaine du et l'individualise dans l'ensemble urbain lyonnais.
alt=Montgolfière La Gustave, par Charles Ange Boily, de l'Académie de Lyon. London Sciences Museum|gauche|vignette|Montgolfière La Gustave le par Charles-Ange Boily. La plaine des Brotteaux est le lieu d'événements qui rassemblent des foules. Le , premier vol d'un aérostat à Lyon, nommé Le Flesselles, en l'honneur de l'intendant Jacques de Flesselles.
À l'occasion de l'ascension de la montgolfière La Gustave, en présence du roi Gustave III de Suède, le 1784, Élisabeth Tible devient la première femme au monde à voler à bord d'un ballon.
L'écuyer Franconi fait construire un cirque en bois aux Brotteaux en 1786, rapidement remplacé par une construction en pierre, détruite pendant le siège de Lyon.
De 1789 à 1792 des fêtes révolutionnaires s'y déroulent. Le Siège de Lyon, considéré en état de rébellion, touche les Brotteaux : Morand coupe le pont, ce sera le principal motif de sa condamnation à mort en . Presque tous les immeubles sont détruits, à part la maison de Morand. Puis on exécute en masse. En 1794, à l'occasion d'une « Fête de l'Être suprême » une « montagne » de débris est érigée à l'angle des rues Boileau et Tronchet actuelles et un monument à Jean-Jacques Rousseau est érigé à la pointe de l'île du Consulat. En 1795 un cénotaphe est édifié à la mémoire des victimes du Siège, mais il est détruit par un incendie en 1796.
Au
Au début du les circonstances économiques et la politique foncières des Hospices qui répugnent à vendre leurs biens ne sont pas favorables au développement des habitations. Les locations de courte durée et l'obligation de rendre le terrain nu en fin de bail encouragent les constructions en pisé de terre. L'habitat ouvrier et l'artisanat s'étendent : menuiseries, ateliers de tissage et de teintureries...
Les immeubles de nouveaux bourgeois se construisent avec ostentation, alors que les bourgeois d'Ainay plus discrets restent fidèles à leur quartier.
La mise en place d'équipements s'accélère à partir de 1830 : les rues de la partie centrale sont pavées, en 1829-1830 le pont Lafayette et en 1845 la passerelle du Collège sont construits. Les maires de la Guillotière, et surtout Henri Vitton, vont mettre en place un quartier organisé. Les dénominations des rues montrent l'ultra-royalisme du Conseil municipal : place , rue Monsieur, rue Madame, rue des Martyrs (du Siège), rue Élisabeth (sœur de ), rue Tronchet (défenseur de ), et plus tard rue de Précy. Beaucoup seront débaptisées en 1848. L'église Saint-Pothin est terminée en 1843.
Les établissements de divertissements se multiplient : près de l'actuelle mairie, le Jardin de Flore du limonadier Antoine Spreafico (installé dès 1775), mais aussi les jardins de Paphos. Des arrêtés tentent d'encadrer les bals champêtres, salles de danse, et « fêtes baladoires », ainsi que les jeux des boulistes. Des « montagnes russes », un cirque, un gymnase, l'Alcazar qui accueille bal, concert, courses hippiques, ou encore le jardin d'Hiver ouvert en 1847 sont autant de marques d'une vocation ludique toujours prégnante.
Le , la commune de la Guillotière est entièrement rattachée à la ville de Lyon, pour former le (qui couvrait alors les , , et arrondissements actuels)Décret du 24 mars 1852, relatif à la commune de Lyon ..
L'année 1856 marque une césure : elle est à la fois l'année de la crue du au — la plus forte connue des trois ou quatre derniers siècles —, de la mise en place du chemin de fer et de la création du parc de la Tête-d'Or.
Le , le est partagé en deux nouveaux arrondissements : le et le . Le préfet du Rhône, Chevreau, a présenté ce découpage administratif comme une solution « pour avoir complètement raison de l'esprit d'individualité de cette ancienne commune » (la Guillotière) en s'appuyant sur une division sociale : la distinction entre un arrondissement peuplé de « tâcherons et d'ouvriers » et un autre habité de « commerçants, gens de finance, rentiers ».
Au
vignette|Vogue devant l'église Saint-Pothin, vers 1900. À gauche, cinéma mondain Dulaar. La nouvelle chapelle Sainte-Croix est reconstruite après modification du quartier. Djaafar Khemdoudi, résistant, s'installe dans ce quartier avant de s'engager dans la Résistance.
Politique et administration Liste des maires
+Liste des maires successifs du de Lyon depuis 1983PériodeIdentitéÉtiquette QualitéRobert Thévenot(1947- )UDFJean-Marc Chavent(1944- )RPR puis DVDDominique Nachury(1951- )UDFJuriste, docteur en droitDéputée du Rhône ( circ.) (2012 → 2017)Conseillère générale de Lyon-VIII puis Lyon-VII (1998 → 2014)Vice-présidente du conseil généralNicole Chevassus(1940- )DVDCommerçanteJean-Jacques David(1945- )DVD puis UDIDirecteur de travaux retraitéConseiller général de Lyon-VI (2011 → 2014)Pascal Blache(1965- )DVD puis UMP puis LR puis HORChef d'entrepriseConseiller métropolitain de Lyon (2015 → 2026)En coursSamuel Soulier(1996- )HORResponsable d’exploitationAdjoint au maire du arrondissement (2020 → 2026)
Tendances politiques et résultats
Élection municipale de 2026
+ Résultats des municipales de 2026 dans le 6e arrondissement de Lyon Fichier:Conseil d'arrondissement Lyon 6 2026.svg Tête de liste Liste Premier tour Sièges Voix % Samuel Soulier DVD - LR - RE - HOR - MoDem - UDI 51,50 18 Rémy Cadoret. PS - LE - PP - PCF - - L'A - D! - G.s - GRS 28,88 3 Etienne Jaouen UDR - RN - RPR 10,01 1 Lise Paillette LFI 7,11 0 Yves Duigou Spartacus 594 2,50 0 Votes valides 98,16 Votes blancs 223 0,92 Votes nuls 222 0,92 Total 100 22 Abstention 29,40 Inscrits / participation 70,60 Autres élections
Au premier tour de la présidentielle de 2017, les trois candidats ayant recueilli le plus de voix dans le sixième arrondissement sont François Fillon (40,45 %), Emmanuel Macron (30,74 %) et Jean-Luc Mélenchon (12,24 %).. En 2012, Nicolas Sarkozy avait recueilli 47,99 % des voix, François Hollande 22,04 % et François Bayrou 10,90 %.
Population et société
Démographie
La densité s'élève à en . Sans compter le parc de la Tête d'or () qui occupe près du tiers de la superficie totale du , la densité s'élève à .
Population par quartier
Santé
Sports
Cultes
centre d'études bouddhiste tibétain église adventiste du jour église évangélique église évangélique de Pentecôte église évangélique luthérienne église orthodoxe russe Saint-Nicolas église orthodoxe russe Saint-Jean le Confesseur paroisse catholique de la Rédemption paroisse catholique Notre-Dame de Bellecombe paroisse catholique Saint-Joseph des Brotteaux paroisse catholique Saint-Pothin paroisse du Saint Nom de Jésus
Géographie Localisation
Patrimoine
Patrimoine civil gauche|vignette|Porte située 50 cours Franklin Roosevelt et réalisée par Charles Piguet vers 1925 alt=Détail de la porte 60 avenue Foch sculpture en relief d'un buste féminin|vignette|Détail de la porte 60 avenue Foch Le sixième peut-être appelé l'arrondissement art-déco de Lyon.
On peut remarquer :
Boulevard des Belges : au n°1 immeuble construit vers 1900 par Barthélémy Delorme, aux 9, 10 et 11, ensemble immobilier construit par Jacques Perrin-Fayolle, au 14, 14 bis et 18, immeubles signés Marius Bornarel en 1931, au n°15, hôtel-château Laurent-Vibert construit en 1906 par François Rostagnat, aux n° 31 et 33, immeubles construits par Antoine Sainte-Marie-Perrin pour l'industriel Auguste Isaac, au n° 45 villa d'agrément de style art nouveau construite pour le docteur Condamin par Germain Bouilhères Ancienne gare de Lyon-Brotteaux, qui aujourd'hui abrite entre autres l'une des cinq brasseries de Paul Bocuse (« l'Est ») et une salle des ventes. Brasserie des Brotteaux Complexe de la Cité Internationale Fontaine de la place du Maréchal Lyautey, construite en 1865 par le sculpteur Guillaume Bonnet Hôtel du Gouverneur militaire Immeuble Barioz Palais de Flore
Patrimoine religieux
Église de la Rédemption Église Saint-Joseph des Brotteaux Église du Saint-Nom-de-Jésus Église Saint-Pothin
Patrimoine environnemental
Parc de la Tête d'or
Équipements ou services
Enseignement
Lycées Cinq lycées existent actuellement dans le arrondissement de Lyon, 2 sont publics, 3 sont privés : Lycées publics Lycées privés Lycée du Parc Lycée Édouard Herriot Lycée de la Trinité Institut Carrel Centre scolaire Deborde
Collèges Cinq collèges existent actuellement au sixième arrondissement de Lyon, 2 sont publics, 3 sont privés : Collèges publics Collèges Privés Collège Bellecombe Collège Vendôme Centre scolaire Deborde (Collège-Lycée) Ensemble scolaire Fénelon La Trinité (Collège-Lycée) Notre Dame de Bellecombe
Élémentaires et maternelles