Le général commandant la Légion étrangère, surnommé le Père Légion, est directement subordonné au chef d'état-major de l'Armée de terre (CEMAT) français. Il est le conseiller technique pour l'ensemble des questions spécifiques à la Légion (recrutement, traditions, emploi, formation, sécurité).

Il ne commande, pour emploi, que le régiment étranger, le régiment étranger et le groupement de recrutement de la Légion étrangère, les autres formations étant subordonnées à leurs brigades et divisions d'appartenance ou à leurs commandements territoriaux. En revanche, ses prérogatives s'étendent aux domaines suivants : gestion des effectifs et administration du personnel ; formation et instruction ; protection et sécurité du personnel servant à titre étranger ; rayonnement, traditions et patrimoine ; moral et action sociale ;

Le commandement de la Légion étrangère est stationné au quartier Vienot à Aubagne, dans l'enceinte du étranger.

Création et différentes dénominations , création de l'ILE (inspection de la Légion étrangère) 1934 ou 35, dissolution de l'ILE 1948, nouvelle création de l'ILE , nouvelle dissolution de l'ILE et création du GALE (groupement autonome de la Légion étrangère) , création du COLE (commandement de la Légion étrangère) , le COLE devient l'ITLE (inspection technique de la Légion étrangère) , dissolution de l'ITLE , création du GLE (groupement de Légion étrangère) , le GLE devient COMLE (commandement de la Légion étrangère).

Historique des garnisons, campagnes et batailles

Le , alors que la Légion atteint l'effectif de , le général Rollet, reçoit le poste d'inspecteur de la Légion étrangère nouvellement créé à Tlemcen en Algérie. C'est à ce moment qu'est créé le dépôt commun des régiments étrangers (DCRE). Cette inspection est dissoute en 1935 avec le départ du Père Légion à la retraite.

En 1948, l'Inspection renaît pour deux ans sous le commandement du général Monclar. De nouveau dissoute en 1950, elle laisse la place au groupement autonome de la Légion étrangère (GALE) commandé successivement par les généraux Olié et Paul Gardy qui ont les attributions d'un général inspecteur. Le GALE comprend alors un état-major à Sidi Bel Abbès, le dépôt commun de la Légion, le REI qui regroupe toutes les unités d'instruction, le service d'information et le service du moral et des œuvres de la Légion étrangère (SMOLE).

En 1954, à la fin de la guerre d'Indochine, la Légion étrangère est réorganisée. Le étranger prend alors à son compte toutes les attributions des unités communes aux régiments de Légion. Le COLE (commandement de la Légion étrangère) est créé le à Vincennes ; son commandement est assuré par le colonel . Deux ans plus tard, le , le commandement prend l'appellation d'inspection technique de la Légion étrangère (ITLE). Cette inspection sera dissoute en 1964 et ses attributions seront dévolues au chef de corps du Étranger.

Après l'indépendance de l'Algérie en 1962, le colonel Albéric Vaillant, commandant le RE de 1961 à 1963, préside au redéploiement du régiment et de la maison mère de la Légion de Sidi Bel Abbès à Aubagne au quartier Viénot, Aubagne: Hommage au général d'Armée Albéric Vaillant, site legionetrangere.fr..

En 1972, sous l'impulsion du colonel Letestu est créé un groupement de Légion étrangère (GLE), dont le commandement lui est confié. Il a alors autorité sur les 1 et 2 régiments étrangers et conserve les prérogatives de général inspecteur. Par ailleurs, le chef du GLE commande aussi la . Cette unité expérimentale, à forte dominante Légion est l'une des premières brigades interarmes. Elle sera engagée au Liban en 1983 puis dissoute pour devenir la division légère blindée.

Le , le GLE reprend la dénomination de commandement de la Légion étrangère (COMLE).

Traditions

Devises La Légion compte deux devises : "Legio patria nostra" (« La Légion est notre Patrie »), et "Honneur et fidélité". L'origine de la devise "Legio patria nostra" est aujourd'hui mal connue. On ne sait pas exactement quand, ni comment elle est née et a été adoptée. Il est possible qu’elle soit à rapprocher du concept de la Légion “lieu de refuge” et “lieu d’asile” qui s’est répandu après 1871, lorsque la Légion accueillit un grand nombre d’Alsaciens et de Lorrains, devenus apatrides du fait de l’annexion de leur province par l’Allemagne. À ce sujet, René Doumic, secrétaire perpétuel de l’Académie française, cité en 1926 par le Général Rollet dans sa préface du livre de Jean Martin “Je suis un légionnaire”, disait : “N’oublions pas que de 1870 à 1914 la Légion a été le refuge de ceux qui gardaient au cœur l’amour de la Patrie perdue. Maintenant, grâce au ciel, les Alsaciens et les Lorrains n’ont plus besoin de venir à la Légion pour servir la France, mais quels fiers légionnaires ils ont été”. Il est donc fort probable que la question de l’Alsace Lorraine fût l’origine de cette devise, de même que l’arrivée en masse des engagés volontaires pour la durée de la guerre en 1914. En effet, le , des étrangers intellectuels lancèrent un appel solennel de soutien à leur patrie d’adoption : ”Des étrangers amis de la France qui ont pendant leur séjour en France appris à l’aimer et à la chérir comme une seconde patrie, sentent le besoin impérieux de lui offrir leurs bras. Intellectuels, étudiants, ouvriers, hommes valides de toute sorte, nés ailleurs, domiciliés ici, nous qui avons trouvé en France la nourriture matérielle, groupons nous en un faisceau solide de volontés mises au service de la France.” Blaise Cendrars fut un de ces intellectuels et alla jusqu’au bout de ses idées en s’engageant à la Légion étrangère. Cet appel lancé eut un grand succès : on rapporte que cinq jours après cet appel, dans la seule journée du , se présentèrent dans les centres de recrutement.

On prête aussi parfois l’origine de la devise Legio Patria Nostra au sous-lieutenant Mader, qui pour tous reste l’adjudant-chef Mader, photographié au côté du lieutenant-colonel Rollet portant le drapeau du RMLE. D’origine allemande, ayant eu des déboires dans son armée, engagé à la Légion étrangère en 1908, combattant au Maroc, commandeur de la Légion d’honneur, médaillé militaire, cité neuf fois au cours de la Guerre mondiale dont trois fois à l’ordre de l’armée, il perdit au combat son bras gauche en , et fut réformé. Retiré à Strasbourg comme gardien du Palais du Rhin, il traversera la triste période de la réoccupation de l’Alsace-Lorraine en se faisant passer pour sourd-muet. C’est le symbole même du légionnaire dont la fi délité à la patrie d’accueil l’emporte sur l’attachement à sa patrie d’origine. L’appartenance à la Patrie “Legio”, à cette nouvelle famille, n’oblige en aucun cas à la répudiation de la patrie d’origine, que la Légion étrangère respecte : le légionnaire est parfaitement libre de conserver sa nationalité, et la Légion demande son accord à tout légionnaire qui pourrait être envoyé combattre contre son pays d’origine.

L'autre devise de la Légion étrangère, « Honneur et fidélité », fut adoptée en 1920.. Auparavant, de 1831 à 1921, la devise de la Légion Étrangère était « valeur et discipline », ainsi qu'elle était inscrite sur son premier drapeau offert en 1832 par le roi Louis Philippe . En 1920, les mots Honneur et Fidélité furent inscrits sur les emblèmes de la Légion. Cette devise du régiment suisse de Diesbach sous l’Ancien régime fut choisie pour marquer, d’une part la pérennité des soldats étrangers au service de la France, et d’autre part la nécessité de leur donner une nouvelle patrie. En effet, il ne va pas de soi de confier les armes du pays à des étrangers, et il n’est pas non plus évident pour des étrangers de risquer leur vie pour un pays qui n’est pas le leur. C’est donc pour cela que le lieutenant-colonel Rollet, après la Guerre mondiale, avait tout fait pour "adopter pour les trois drapeaux la devise Honneur et Fidélité, formule qui figure depuis toujours sur l’acte d’engagement". Il fut entendu par le ministre, et un décret de 1920 précisa que "les drapeaux et étendards des régiments de Légion étrangère, déjà existants ou créés dans l’avenir, porteront la devise Honneur et Fidélité".

Devise des régiments

REP : "More majorum" [À la manière des Anciens]

REI : "Legio patria nostra" [La Légion est notre Patrie]

DBLE : "More majorum"

REI : "Être prêt"

DLEM : "Pericula ludus" [Au danger mon plaisir]

REC : "Nec pluribus impar" [Au-dessus de tous]

REG : "Fier de ton passé, confiant dans l'avenir"

REG : "Rien n'empêche"

Insigne

Drapeau

Décorations

Chant

Titulaires du poste Inspection de la Légion étrangère (ILE) 1931 - 1935 : général Rollet 1948 - 1950 : général Magrin-Vernerey dit Monclar

Groupement autonome de la Légion étrangère (GALE) 1950 : colonel Olié 1951 : colonel Paul Gardy

Commandement de la Légion étrangère (COLE) 1955 : colonel puis général Lennuyeux

Inspection technique de la Légion étrangère (ITLE) 1957 : général Lennuyeux 1958 : général Paul Gardy (1901-1975) 1960 : général René Morel 1962 : général Jacques Lefort Groupement de la Légion étrangère (GLE) 1972 : colonel puis général Marcel Letestu 1973 : colonel puis général Gustave Fourreau 1976 : colonel puis général Bernard Goupil 1980 : général Paul Lardry 1982 : général Jean-Claude Coullon Commandement de la Légion étrangère (COMLE) 1984 : général Jean-Claude Coullon 1985 : général Jean Louis Roué 1988 : général Raymond Le Corre 1992 : général Bernard Colcomb 1994 : général Christian Piquemal 1999 : général Bernard Grail 2002 : général Jean-Louis Franceschi 2004 : général Bruno Dary 2006 : général Louis Pichot de Champfleury 2009 : général Alain Bouquin 2011 : général Christophe de Saint Chamas 2014 : général Jean Maurin 2018 : général Denis Mistral 2020 : général Alain Lardet. 2023 : général Cyrille Youchtchenko.

Personnalités ayant servi au sein de l'unité

L'unité aujourd'hui

Missions Organisation

Dans sa mission, le général commandant la Légion est assisté d'un état-major restreint dont les services s'appuient sur le personnel du RE et du GRLE. Cet état-major est constitué (en 2012) de la manière suivante : la division des ressources humaines (DRHLE) assure la gestion, l'administration de l'ensemble du personnel servant à titre étranger, ainsi que l'administration de tous les étrangers rayés des contrôles ; Le groupement de recrutement de la Légion étrangère (GRLE) est responsable des postes d'information et postes de recrutement de la Légion étrangère ainsi que du centre de sélection et d'incorporation ; la division des systèmes d'information et de communication (DSICLE) développe les applications propres, administre les réseaux et conseille en matière de formation SIC pour la Légion étrangère. Elle s'appuie pour sa mission sur le Service de traitement de l'information de la Légion Étrangère (STILE) ; la division statistiques et protection du personnel de la Légion étrangère (DSPLE) a compétence, en matière de protection et de sécurité sur l'ensemble du personnel servant à titre étranger. Elle participe à la sélection des candidats à l'engagement ; la division communication et information (DCILE) est chargée de la communication institutionnelle. Elle gère les relations publiques, les médias, les productions de Képi blanc, le mensuel de la Légion, l'administration des sites internet, ainsi que la cellule audiovisuelle ; la division histoire et patrimoine (DHPLE) assure la conservation et la gestion du patrimoine de la Légion étrangère, et notamment la gestion du musée de la Légion étrangère ; le bureau d'action sociale et d'entraide de la Légion étrangère / foyer d'entraide de la Légion étrangère (BASELE / FELE).

Matériels

Galerie

Voir aussi

Articles connexes Commandement de la Légion étrangère dont la DSPLE étranger étranger de cavalerie étranger étranger de parachutistes étranger de génie étranger de génie étranger d'infanterie étranger d'infanterie de Légion étrangère