La famille Le Caron de Chocqueuse (autrefois Le Caron, au de Chocqueuse) est une famille subsistante de la noblesse française de noblesse d'extraction, originaire d'Amiens.
Sa filiation remonte en 1504 à Jean Le Caron, receveur des aides de la ville d'Amiens. Déclarée noble par arrêt de la Cour des aides en 1664 et maintenue en sa noblesse en 1704, elle a donné des échevins d'Amiens, des avocats au siège présidial d'Amiens, un conseiller d'État, des chevaliers de Saint-Louis, etc.
Histoire .
En 1577, la famille Le Caron de Chocqueuse a signé son adhésion à la Ligue catholique sous le règne d'Henri III, aux côtés d'autres familles nobles de Picardie. Cet engagement, documenté dans les archives régionales, illustre leur positionnement politique et religieux durant les Guerres de Religion.
Jean Le Caron, seigneur de Bouillancourt-sous-Miannay (Moyenneville et Selincourt, receveur des aides de la ville d'Amiens, est mentionné en 1504 et marié à Marie Bertin..
Certains membres de la famille ont également servi dans les forces armées françaises. Selon Paul Valet, directeur à la Société Générale entre 1905 et 1908, dans le Bulletin de la Montagne Sainte-Geneviève et ses abords : « Après avoir rempli, avec distinction, d’importantes charges dans la magistrature et les hauts Corps de l’État, les Le Caron de Chocqueuse, par leurs plus jeunes descendants, suivent, aujourd’hui, la carrière des armes. Je salue en eux de bons Français, des serviteurs loyaux et dévoués de la République. Bon sang jamais ne s’appauvrit. »
Noblesse La famille Le Caron a été déclarée noble par arrêt de la cour des aides du comme issue d'un receveur des aides de la ville d'AmiensF. de Saint-Simon, E. de Séréville, Dictionnaire de la noblesse française, 1975, ..
Elle a été maintenue dans sa noblesse d'ancienne extraction, par jugement de M. Bignon, intendant de Picardie, le pour la branche des sieurs de Chocqueuse, de Marieux et de Varennes et la branche des seigneurs de Louvencourt et le pour la branche des seigneurs de la Mothe et d'Hauteville.
Seigneuries et fiefs En 1670, François des Essarts de Lignières vend la seigneurie de Choqueuse à Jean-Baptiste Le Caron, écuyer, sieur d'Ambreville, conseiller du roi et magistrat au bailliage et siège présidial d'Amiens..
À travers ses différentes branches La famille Le Caron a possédé les seigneuries et fiefs de Chocqueuse, Les Bénards, Bouillancourt-sous-Miannay, Embreville, Selincourt, Louvencourt,Varennes-en-Croix, Marieux, Fontaine, Ardeville, La Mothe, Hurtevent, Boyart, La Carrière de la Fontaine, La Boissière, Fresnes etc..
Armoiries thumb|upright=0.4|left|Blason de la famille Le Caron. Les armes de la famille sont D'argent au chevron de gueules accompagné en pointe d'un trèfle de sinopleHenri Jougla de Morenas, Grand Armorial de France, , ..
Les armes de Marie Caterine le Caron, d'Antoine le Caron, écuyer, seigneur de Choqueuse, de Marius et d'Ambreville, conseiller au présidial d'Amiens et de Jean Baptiste le Caron, seigneur de Choqueuse et de Marieu, conseiller vétéran au bailliage présidial d'Amiens sont enregistrées dans l'Armorial général de France (Armorial d'Hozier de 1696)...
thumb|upright=0.5|right|Blason de la famille accompagné de ses supports.
Certaines représentations montrent les armoiries accompagnées de supports, figurés ici sous forme de licornes.
Filiation Au , le nom usuel de la famille est « Chocqueuse (de) »Bottin mondain, édition 2007, .. thumb|upright=0.8|Faire-part de décès de Marguerite Marie Henriette Le Caron de Chocqueuse en 1932. La filiation est connue par les ouvrages d'André Borel d'Hauterive et d'Henri Jougla de Morenas, puis par les actes d'état civil.
Les premiers seigneurs sont Jean Le Caron ( -1528), Jean Le Caron, Guillaume Le Caron, Jean Le Caron, François Le Caron ( -1641), Jean-Baptiste Le Caron, Antoine Le Caron de Chocqueuse (1661- ), Jean-Baptiste Le Caron de Chocqueuse (1686-1727) et la suite :
Alliances Les principales alliances de la famille Le Caron de Chocqueuse sont : Bertin, Le Boullanger, Picart (1572), de Sacquespée (1599), Morgan (1639), Berthe (1659), Lucas (1685), Morel (1719), Cavé d'Haudicourt (1761), du Crocquet de Guyencourt (1802), d'Hanmer-Claybrooke (1834). Gigault de Bellefonds (1867), Le Vaillant du Douët de Graville (1906), de Lur-Saluces (1910), Dessirier (1877), de Roucy (1905), de Villeneuve-Esclapon ((1908), Huchet de La Bédoyère (1934), de Mathan.
Possessions La famille a possédé plusieurs châteaux et hôtels particuliers : le château-ferme de Chocqueuse Région Hauts-de-France - Inventaire général, Ancien château de Choqueuse, puis manoir, puis ferme, dite du château de Choqueuse. ; l'hôtel de la famille à Amiens (à l'emplacement occupé plus tard par le magasin « Les Nouvelles Galeries »)Albéric de Calonne, Histoire de la ville d'Amiens, , , .Blaise Pichon, Carte archéologique de la Gaule. 80, Amiens, Académie des inscriptions et belles-lettres, 2009, . ; le château de la Mare à Cavigny (Manche), propriété de la famille depuis 1822 ; le château Champenois de Marac; L'hôtel particulier sis 120 rue du Bac à ParisBulletin Municipal Officiel de la Ville de Paris, 3 juin 1926., appartenant toujours en partie à la famille Le Caron de ChocqueuseActe authentique reçu le 27/11/2015 par Maître Antoine Billecocq, Notaire associé, 15 rue des Saints Pères 75006 PARIS ; Annonce publiée dans Journal Spécial des Sociétés n°99655 du 05/12/2015, .
Personnalités Tassart Le Caron, sergent du roi dans le bailliage d’Amiens en 1325 Jehan Le Caron, maïeur de bannière du roi à Amiens en 1359. Louis Le Caron, sergent du roi au bailliage d’Amiens le . Jehan Le Caron (14??–1501), écuyer, maître et échevin (1485, 1486, 1487, 1497 et 1501) d'Amiens, Receveur des aides, chargé de la perception des impôts indirects pour la ville. Il joue un rôle notable dans la gestion municipale et religieuse de la ville. En 1451, il est reçu dans la confrérie de Notre-Dame du Puy, distinction religieuse et sociale. En 1489, il en devint maître, fonction consistant à organiser les célébrations et processions en l’honneur de Notre-Dame du Puy. Jehan Le Caron commande également des tablettes votives pour la cathédrale d’Amiens. Ces œuvres, aujourd’hui conservées au musée de Cluny, représentent sa famille en prière. Elles sont mentionnées dans des inventaires anciens, notamment ceux de Jean Patte et Nicolas Blasset en 1656. Jean Le Caron (16??–????), écuyer et seigneur de Louvencourt, était capitaine d’une compagnie franche de fusiliers du roi en 1677 Charles Le Caron (), seigneur de Louvencourt, était conseiller et médecin du roi. Antoine Le Caron, écuyer et seigneur de la Mothe, maïeur d’Amiens en 1659. Antoine Le Caron, écuyer et seigneur de la Mothe, contrôleur du domaine royal, puis conseiller du roi en ses conseils d’État et privé en 1685.
Antoine-François Le Caron de Choqueuse (1721–1799) Antoine-François Le Caron de Choqueuse (né en 1721 et mort le à Amiens) est un chevalier et seigneur français de l’Ancien Régime, seigneur de Chocqueuse, Marieux, Fresnes, La Boissière, entre autres terres.
Il fut échevin d'Amiens de 1781 à 1784, puis maire de la ville de 1785 à 1788. À ce titre, il siégea à l’Assemblée des notables convoquée à Versailles en 1787, chargée d’examiner la répartition des charges fiscales entre les différentes classes de la société française. Cette assemblée comprenait notamment des princes du sang, des prélats, des gentilhommes et des magistrats municipaux issus des principales villes du royaume. Les listes officielles des notables indiquent qu’à l’occasion de cette assemblée, Antoine-François Le Caron de Choqueuse était logé à Versailles dans la « maison Veret », située vis-à-vis de la rue de Mazière, adresse mentionnée pour les notables en fonction lors de la session de 1787Liste des notables composant l’assemblée, partagée en sept bureaux, avec leurs demeures à Versailles, impr. de Ph.-D. Pierres, Versailles, 1787, .
Un historien local rapporte les circonstances de sa convocation :
Il épousa le Marie-Louise-Juliette Cavé d’Haudicourt.
Jean-Baptiste Le Caron (1680–1765) Jean-Baptiste Le Caron, chevalier et seigneur de Chocqueuse, Marieux, etc., était conseiller du roi et bailli d'Amiens. Il épousa Marie Morgan, fille de Jean Morgan et de Catherine de Court. Il mourut le .
Jean-Baptiste Le Caron de Chocqueuse (1686–1727) Jean-Baptiste Le Caron de Chocqueuse (né à Amiens le ) est un chevalier et seigneur français.
Il épousa à Amiens, le , Marie-Thérèse Morel, fille de François Morel, échevin d’Amiens, et de Françoise Destrées.
Par héritage maternel et par représentation de la famille Lucas de Demuyn, il devint protecteur et administrateur de l'école des enfants bleus d'Amiens, œuvre charitable fondée par son arrière-grand-oncle Guillim Lucas, seigneur de Demuyn, chanoine de la cathédrale d’Amiens, conseiller et aumônier du roi, mort le .
Jean-Baptiste Le Caron de Chocqueuse mourut le .
Antoine-François Le Caron (1725–1799) Antoine-François Le Caron, chevalier et seigneur de Chocqueuse, était conseiller du roi et maire d'Amiens. Il épousa Marie-Louise Maillet en 1759. Il mourut le .
Jean-Baptiste-Augustin-Louis Le Caron de Chocqueuse (1765–1849) Jean-Baptiste-Augustin-Louis Le Caron de Chocqueuse naquit à Amiens le . Officier de l’armée de Condé, il fut chevalier de Saint-Louis. Il mourut le .
Antoine-Marie-Pierre Le Caron de Chocqueuse (1763–1855) Antoine-Marie-Pierre Le Caron de Chocqueuse naquit à Amiens le . Il fut maire de Marieux et conseiller général de la Somme à partir du . Il épousa à Amiens, le , Pauline du Crocquet de Guyencourt. Il mourut au château de La Boissière le .
Antoine-Jean-Baptiste-Augustin Le Caron de Chocqueuse (1804–1877) Antoine-Jean-Baptiste-Augustin Le Caron de Chocqueuse, né à Amiens le , épousa à Paris le Augustine d’Hanmer Claybrooke. Il fut maire de Marieux et châtelain du château de Marieux, où il mourut le . Il mourut sans descendance.
Charles Marie Antoine Le Caron de Chocqueuse (1870-1914) Charles Marie Antoine Le Caron de Chocqueuse naît le à Montreuil-sur-Lozon (Manche). Élève de l'école spéciale militaire de Saint-Cyr de la promotion « Cronstadt » (1890-1892), il atteint le grade de capitaine au régiment d'infanterie territoriale. Le à Paris, il épouse Guillemette Le Vaillant du Douët de Graville (1884-1907). De ce mariage, naît Antoine Marie Laurent Édouard Le Caron de Chocqueuse (1907-1978) qui épouse le à Raray, Symone Huchet de La Bédoyère (1911-2007) dont quatre filles et deux garçons (Charles sans descendance et Édouard, marié à Bénédicte de Mathan dont une fille et un garçon Charles Antoine). Veuf, il épouse en secondes noces le à Paris , Henriette de Lur-Saluces (1883-1963) dont deux filles, sans descendance. Il meurt lors de la Première Guerre mondiale à Bikschote en Belgique le . Il est décoré de l'ordre national de la Légion d'honneur à titre posthume, et titulaire de la croix de guerre 1914-1918 avec palme et de la médaille commémorative du Maroc. Son nom figure sur plusieurs monuments aux morts (Cavigny, Choqueuse-les-Bénards, Marieux) et sur de nombreuses plaques commémoratives (le carrousel de plaques à Paris , église de Choqueuse-les-Bénards, église de Marieux, église de Choqueuse-les-Bénards, église Saint-François-Xavier à Paris , ainsi que sur les Plaques commémoratives pour les 20 arrondissements de Paris). Sa mort au combat lui vaut d'être reconnu Mort pour la France et la citation : Journal officiel de la République française, édition du .. vignette|273x273px|Marcel Le Caron de Chocqueuse
Marie Marcel Hervé Le Caron de Chocqueuse (1878-1942) Marie Marcel Hervé Le Caron de Chocqueuse naît le dans la Seine (Paris). Il entre à l’École spéciale militaire en 1897, puis obtient le grade de lieutenant en au sein du . Il intègre l’École supérieure de guerre de 1908 à 1910, et est promu capitaine en .