L’économie du Mexique a été classée parmi les économies mondiales en 2012The CIA World Factbook consulté le 26 août 2013.

https://www.cia.gov/library/publications/the-world-factbook/rankorder/2001rank.html?countryname=Mexico&countrycode=mx&regionCode=noa&rank=12#mx avec un produit intérieur brut de , mesuré en parité de pouvoir d'achat. Le Mexique possède une économie de marché orientée vers l'exportation, c'est le pays qui a le plus haut revenu par habitant d'Amérique latine, en taux de change sur le marché. Le Mexique est l'un des trois seuls États d'Amérique Latine membre de l'OCDE avec le Chili et la Colombie.

Moody's (en ) et Fitch IBCA (en ) ont publié des estimations pour la dette nationale du Mexique. En dépit de sa stabilité macroéconomique sans précédent, qui a réduit l'inflation et les taux d'intérêt à des minimums records et a augmenté le revenu par habitant, des écarts immenses persistent entre la population urbaine et la population rurale, les États du Nord et les États du Sud, et les riches et les pauvres..

L'économie est composée d'un mélange d'industrie et d'agriculture à la fois moderne et archaïque, ces deux ensembles d'activités étant dominés par le secteur privé. Les gouvernements récents ont renforcé la concurrence des ports, des chemins de fer, des télécommunications, de la production d'électricité, de la distribution du gaz naturel et des aéroports, avec l'objectif d'améliorer l'infrastructure. Comme il s'agit d'une économie orientée vers l'exportation, plus de 90 % du marché mexicain est sous les accords de libre échange avec plus de quarante pays, dont l'Union européenne, le Japon, Israël, la majeure partie de l'Amérique centrale et l'Amérique du Sud. Le traité de libre-échange le plus important est l'ALENA, qui a pris effet en 1994, et a été ratifié en 1992 par les gouvernements des États-Unis, du Canada et du Mexique. En 2006, le commerce avec ses deux partenaires septentrionaux représentait 90 % de ses exportations et 55 % de ses importations.

La corruption représente un défi majeur pour l’économie mexicaine : d'après des études de la Banque mondiale, la corruption politique et économique pourrait représenter 9 % du PIB..

En dépit de l’augmentation du PIB (2,1 % en moyenne entre 2012 et 2014) les revenus des ménages ont baissé de 3,5 % au cours de cette période. Une grande partie des richesses produites étant captées par les grandes fortunes. Selon l’organisation Oxfam, les quatre plus grandes fortunes représentent aujourd'hui 9,5 % du PIB mexicain, contre 2 % en 2002.

Historique Après cinq décennies d'instabilité politique suivant l'indépendance du Mexique, les quatre mandats consécutifs de Porfirio Díaz (durant le dernier quart du ) ont permis une croissance économique sans précédent. Cette croissance fut accompagnée d'investissements et d'une immigration européenne, le développement d'un réseau de chemin de fer et l'exploitation des ressources naturelles. Vers 1900, le PIB par habitant atteignit le niveau de celui de l'Argentine et de l'Uruguay, trois fois celui du Brésil ou du Venezuela Poverty Reduction and Growth: Virtuous and Vicious Cycles - The International Bank for Reconstruction and Development / The World Bank, Washington DC, 2006 . La croissance économique moyenne entre 1876 et 1910 s'élevait à 3,3 %..

La fraude et la répression politique, tout comme les considérables inégalités de revenu exacerbées par le système de distribution des terres basé sur les latifundiums, dans lesquels de grandes haciendas appartenaient à une minorité mais où travaillaient des millions de paysans sous-payés vivant dans des conditions précaires, conduisirent à la Révolution mexicaine (1910-1917), un conflit armé qui transforma la structure politique, économique, sociale et culturelle du Mexique durant le sous une social-démocratie naissante. Toutefois, la guerre civile a laissé un bilan sévère à la fois économique et démographique, entre 1910 et 1921. La reconstruction du pays a eu lieu durant les décennies suivantes.

Développement économique (1930-1980) La période de 1930 à 1970, surnommée le « miracle mexicain » par les historiens économiques, était une période de croissance économique favorisé par un modèle d'industrialisation par substitution des importations (ISI) qui protégea et encouragea le développement des industries nationales. Grâce au modèle ISI, le pays connut un boum économique grâce auquel les industries augmentèrent rapidement leur production Russell Crandall, Guadalupe Paz, et Riordan Roett, Mexico's Democracy at Work: Political and Economic Dynamics, Lynne Reiner Publishers, 2005 . Les changements importants dans la structure économique comprenaient la distribution gratuite des terres aux paysans assujetti au concept de l’ejido, la nationalisation du pétrole et des compagnies ferroviaires, l'introduction du droit social dans la constitution, l'émergence de syndicats de travailleurs influents et l'amélioration de l'infrastructure. Alors que la population a doublé de 1940 à 1970, le PIB a été multiplié par six..

Le modèle ISI a atteint son maximum à la fin des années 1960. Durant les années 1970, les gouvernements d'Echeverría et de López Portillo, tentèrent d'inclure le développement social dans leurs politiques, un effort qui impliqua plus de dépenses publiques. Avec la découverte de vastes champs pétrolifères à une époque durant laquelle le prix du pétrole montait en flèche et les taux d'intérêt étaient bas et même négatifs, le gouvernement décida d'emprunter sur les marchés financiers internationaux pour investir dans l'entreprise publique pétrolière chargée de l'exploitation du pétrole, qui à son tour semblait fournir une source de revenu à long terme pour promouvoir la protection sociale. En fait, cette méthode induisit une augmentation extraordinaire des dépenses publiques, et le président López Portillo déclara que le temps était venu à apprendre à « gérer la prospérité », quand le Mexique multiplia sa production de pétrole pour devenir le quatrième plus grand exportateur.. De 1960 à 1980, le revenu moyen des Mexicains a presque doublé. D'après l’économiste Mark Weisbrot, si l’économie avait continué à croître à ce rythme, les Mexicains auraient aujourd’hui un niveau de vie comparable à celui des Européens..

Années 1980 : une « décennie perdue » Dans la période de 1981 à 1982 le panorama changea brusquement : le prix du pétrole plongea et les taux d'intérêt augmentèrent, déclenchant la crise de la dette des pays en voie de développement. En 1982, le président López Portillo, juste avant la fin de son mandat, arrêta le paiement de la dette extérieure, dévalua le peso et nationalisa le système bancaire, avec beaucoup d'autres industries qui furent sévèrement affectées par la crise, parmi lesquelles l'industrie de l'acier.

Son successeur Miguel de la Madrid impulse une orientation néolibérale qui affecte spécialement les paysans : les subventions au secteur agricole sont réduites (les aides à la production du café sont quant à elles supprimées), la libéralisation du commerce provoque une hausse des importations qui coule la production locale et la suppression d’importants combinats agricoles font perdre beaucoup d’emplois ruraux. En 1992, la Constitution est modifiée de façon à autoriser la vente des terres communales. Par ailleurs, le gouvernement libéralise le commerce international et les flux de capitaux, privatise des entreprises publiques et abandonne les politiques industrielles et de développement. Les années 1980 sont considérées comme une « décennie perdue », avec une croissance négative du revenu par tête d’habitant.

D'après l’économiste Mark Weisbrot, les « vingt-trois années qui ont suivi la signature de l’Alena se sont soldées par un échec économique défiant toute comparaison historique ou internationale ». Le taux de pauvreté national est plus élevé en 2018 qu’il ne l’était en 1994, et les salaires réels (corrigés de l’inflation) ont à peine augmenté. Durant cette période, le Mexique s’est retrouvé classé au quinzième rang des vingt pays d’Amérique latine en termes de croissance du PIB par habitant. Près de cinq millions d’agriculteurs ont perdu leur travail, incapables de soutenir la concurrence du maïs américain subventionné. Ce bouleversement a contribué à une forte augmentation de l’émigration vers les États-Unis entre 1994 et 2000.

Quelques dates 1938 : nationalisation de la production du pétrole et création de Pemex 1976 : dévaluation du peso 1982 : dévaluation du peso 1986 : entrée à l'OMC* 1994 : Adhésion à l'ALENA. Le gouvernement dévalua le peso. Cette décision entraîna la crise économique mexicaine de 1994/1995. Avril : adhésion à l'OCDE : entrée en vigueur d'un traité de libre échange avec l'Union européenne.

Macroéconomie PIB

En 2017, Le PIB mexicain a atteint milliards de dollars, Liste des pays par PIB nominal..

Répartition du PIB selon les secteurs économiques en 2017 Agriculture et mines : 4 % Industrie : 32,7 % Services : 63,5 %

Monnaie et taux de change Le peso mexicain est une monnaie indépendante et convertible sur les marchés des changes, son symbole international est « MXN ». La banque centrale du Mexique suit une politique rigoureuse pour garantir la stabilité du peso.

Face au dollar américain Après la forte dévaluation du peso mexicain en 1995, celui-ci a été relativement stable face au dollar. 2000 : = 9,46 pesos 2001 : = 9,34 pesos 2002 : = 9,66 pesos 2003 : = 10,79 pesos 2004 : = 11,29 pesos : = 10,75 pesos 2018: 1 dollar = 20 pesos

Face à l'euro Les fortes fluctuations de l'euro face aux autres monnaies internationales (notamment face au dollar américain) se sont aussi fait sentir face au peso mexicain.

2002 : = 10,7 pesos 2004 : = 15,2 pesos 2005 : = 12,5 pesos 2008 : = 16,2 pesos 2009 : = 19 pesosLe chiffre de 2009 est une approximation à la suite des évolutions constatées sur l'année. Au 5 octobre 2009, valait 2011 : = 17,98 pesos 2018: 1 euro= 23 pesos

Commerce extérieur Principaux partenaires commerciaux Exportations États-Unis : 85,3 % Canada : 2,2 % Brésil : 1,6 %

Importations États-Unis : 53,7 % Chine : 7 % Japon : 5,1 %

Les États-Unis absorbent plus de 80 % des exportations mexicaines, ce qui place le pays latino-américain dans une situation de dépendance extrême qui le contraint bien souvent à accepter les exigences de Washington..

Balance commerciale Formule : Balance Commerciale = Exportations - Importations

Le solde de la balance commerciale est négatif depuis plusieurs années. La prospérité économique du Mexique l'a rendu moins compétitif en ce qui concerne les industries traditionnelles très consommatrices de main-d'œuvre (textile, jouet…) notamment face à des pays comme la Chine. La concurrence asiatique menace les exportations mexicaines vers les États-Unis ainsi que le marché local où de nombreux produits bas de gamme sont importés d'Asie. La Chine est aujourd'hui le deuxième partenaire commercial des États-Unis, place qu'occupait le Mexique auparavant. La Chine est aussi devenue le deuxième partenaire commercial du Mexique notamment du fait de l'augmentation des importations de produits chinois au Mexique.

2002 : Balance commerciale = 171 - 193 = -22 milliards de dollars 2003 : Balance commerciale = 2004 : Balance commerciale = 182,4 - 190,8 = -8,4 milliards de dollars

Maquiladoras Le Mexique exporte plus de 80 % de ses produits. Les maquiladoras subissent, depuis le début des années 2000, la concurrence de main-d'œuvre chinoise beaucoup moins chère (le salaire horaire était 4 fois inférieur en 2000).

Pétrole Le Mexique exporte presque la moitié de son pétrole aux États-Unis. Les exportations de pétrole représentent entre 7 et 10 % des recettes de l'État mexicain. Le Mexique est le plus grand fournisseur, avec de barils quotidiens (soit environ 45 % de la production du Mexique) en , contre de barils pour le Canada et de barils pour l'Arabie saoudite.