La Légende de sainte Cécile, opus 22, est une musique de scène d'Ernest Chausson composée en 1891 pour le drame homonyme de Maurice Bouchor.

Présentation La Légende de sainte Cécile est une musique de scène composée entre juillet et pour accompagner le drame homonyme en trois actes de Maurice Bouchor, d'après La Légende dorée de Jacques de Voragine, donné au Petit-Théâtre des Marionnettes, avec des décors d'Henry Lerolle.

Le Petit-Théâtre, salle de 250 places située Galerie Vivienne à Paris, avait été fondé par le poète Henri Signoret en , avant que Bouchor ne prenne la tête de l'institution. Le théâtre, actif jusqu'en 1894, était le lieu de représentations de grands textes avec des marionnettes et accompagnement de musique.

La Légende de sainte Cécile est la troisième partition composée par Chausson à destination du Petit-Théâtre des Marionnettes. L'œuvre, pour soprano, chœur de femmes à trois voix et ensemble instrumental, est créée le .

Structure La partition de Chausson est constituée de quinze numéros :

Acte I : Mélodrame (entrée de Cécile), en mi majeur, qui expose un thème qui sera plusieurs fois repris par la suite ; Mélodrame et chœur, en la bémol majeur, qui fait alterner , numéro dans lequel ; Hymne liturgique de Saint Michel, où le et sert de matériau thématique aux deux numéros suivants ; Mélodrame, qui accompagne la prière de Cécile à saint Michel, où l'hymne est traité en contrepoint libre ; Mélodrame, qui reprend le thème de l'hymne, qui s'efface à l'entrée de Valérien, le fiancé romain mais converti au christianisme de Cécile, et est remplacé par ; Chœur et mélodrame, numéro dans lequel les voix célestes ; Acte II : Cantique de Cécile, (« Que d'étoiles dans vos cheveux... »), prière à la Vierge en fa mineur chantée par la soprano, qui est introduite par un prélude de violoncelle représentant Cécile jouant de la viole ; Musique de scène (entrée de Cécile), qui reprend en partie la musique du premier numéro ; Musique de scène (sortie de Cécile et de Valérien), en do majeur, ; Acte III : Prélude et chœur, dont le prélude, en ré mineur, , avant qu'au lever de rideau l'atmosphère ne s'éclaircisse, puis le ; Chœur, en ré mineur, à l'écriture , qui annonce à Cécile qu'elle reverra Valérien avant de mourir ; Mélodrame et chœur, numéro dans lequel ; Mélodrame, chœur et musique de scène, numéro qui s'ouvre sur , qui évoque le ; Musique de scène, où Cécile est conduite au supplice tandis que Valérien attend son tour, qui reprend de façon abrégée la musique du premier numéro ; Scène finale (apparition de Sainte Cécile), où ; air de Cécile, avec chœur, en mi majeur, usant de .

Discographie avec La Tempête, Isabelle Vernet (Sainte Cécile), Chœur de femmes de Radio France, Ensemble orchestral de Paris, Jean-Jacques Kantorow (dir.), Emi Classics, 1995.

Bibliographie . .

Notes et références

Liens externes

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