Rozoy-le-Vieil est une commune française située dans le département du Loiret en région Centre-Val de Loire.

Exposée à un climat océanique altéré, elle est drainée par le ruisseau de Sainte-Rose et divers autres petits cours d'eau.

Rozoy-le-Vieil est une commune rurale qui compte en , après avoir connu une forte hausse de la population depuis 1962. Elle fait partie de l'aire d'attraction de Paris.

Le patrimoine architectural de la commune comprend un immeuble protégé au titre des monuments historiques : l’église Saint-Pierre, une église à nef et choeur avec porche ajouté au , classée en 1942.

Géographie Localisation

Lieux-dits et écarts Le Bied, les Bodiers, les Bonnes, les Cadeaux, le Donjon, les Martins, les Noues, le Petit Pressoir.

Communes limitrophes

Géologie et relief Géologie La commune se situe dans le sud du Bassin parisien, le plus grand des trois bassins sédimentaires français. Cette vaste dépression, occupée dans le passé par des mers peu profondes et des lacs, a été comblée, au fur et à mesure que son socle s’affaissait, par des sables et des argiles, issus de l’érosion des reliefs alentours, ainsi que des calcaires d’origine biologique, formant ainsi une succession de couches géologiques..

Les couches affleurantes sur le territoire communal sont constituées de formations superficielles du Quaternaire et de roches sédimentaires datant du Cénozoïque, l'ère géologique la plus récente sur l'échelle des temps géologiques, débutant il y a d'années. La formation la plus ancienne est du poudingue de Nemours, remontant à l’époque Éocène de la période Éocène. La formation la plus récente est des dépôts anthropiques remontant à l’époque Holocène de la période Quaternaire. Le descriptif de ces couches est détaillé dans la feuille « n°330 - Chéroy » de la carte géologique au du département du Loiret. et sa notice associée..

vignette|centre|redresse=1.6|Carte géologique de la commune. Ère Période Époque Formations géologiques Cénozoïque(0 - ) Quaternaire(0 - 2.58) Holocène

Pléistocène

Néogène( - ) Pliocène  non présent Miocène  non présent Paléogène( - ) Oligocène  non présent Éocène

Paléocène  non présent

Relief La superficie cadastrale de la commune publiée par l’Insee, qui sert de références dans toutes les statistiques, est de .. La superficie géographique, issue de la BD Topo, composante du Référentiel à grande échelle produit par l'IGN, est quant à elle de . Son relief est relativement plat puisque la dénivelée maximale atteint . L'altitude du territoire varie entre et ..

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré. et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid ().. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Savigny-sur-Clairis à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Urbanisme Typologie Au , Rozoy-le-Vieil est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne..

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (54,7 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (56,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (48,6 %), forêts (37,1 %), zones urbanisées (8,2 %), zones agricoles hétérogènes (5,7 %), prairies (0,4 %)..

L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)..

Voies de communication et transports vignette|redresse=1.2|Réseau routier principal de la commune de Rozoy-le-Vieil (avec indication du trafic routier 2014).

Risques majeurs La commune de Rozoy-le-Vieil est vulnérable à différents aléas naturels : climatiques (hiver exceptionnel ou canicule), mouvements de terrains ou sismique (sismicité très faible). Elle est également exposée à un risque technologique : le risque de transport de matières dangereuses.. Entre 1989 et 2019, trois arrêtés ministériels ayant porté reconnaissance de catastrophe naturelle ont été pris pour le territoire de la commune : deux pour des inondations et coulées de boues et un pour des mouvements de terrains..

Risques naturels

Le territoire de la commune peut être concerné par un risque d'effondrement de cavités souterraines non connues. Une cartographie départementale de l'inventaire des cavités souterraines et des désordres de surface a été réalisée. Il a été recensé sur la commune plusieurs effondrements de cavités..

Par ailleurs, le sol du territoire communal peut faire l'objet de mouvements de terrain liés à la sécheresse. Le phénomène de retrait-gonflement des argiles est la conséquence d'un changement d'humidité des sols argileux. Les argiles sont capables de fixer l'eau disponible mais aussi de la perdre en se rétractant en cas de sécheresse.. Ce phénomène peut provoquer des dégâts très importants sur les constructions (fissures, déformations des ouvertures) pouvant rendre inhabitables certains locaux. Celui-ci a particulièrement affecté le Loiret après la canicule de l'été 2003. Une grande partie du territoire de la commune est exposée à un aléa face à ce risque, selon l'échelle définie par le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM)..

Depuis le , la France dispose d’un nouveau zonage sismique divisant le territoire national en cinq zones de sismicité croissante portant délimitation des zones de sismicité du territoire français. La commune, à l’instar de l’ensemble du département, est concernée par un risque très faible.

Risques technologiques

La commune est exposée au risque de transport de matières dangereuses, en raison du passage sur son territoire d'un itinéraire routier structurant supportant un fort trafic (l'autoroute A6)..

Toponymie Le nom de la localité est attesté sous la forme latinisée Rosetum Vetus en 1350Ernest Nègre, Toponymie générale de la France (lire en ligne).

Pour cette commune, , on trouve déjà la graphie Rozoy le Vieil (avec un z) et cela conjointement à la graphie Rosoy (avec un s), jusqu'à , à tel point que les bases de données légales avaient enregistré le nom de Rosoy-le-vieil. Depuis le : Rozoy-le-Vieil s'écrit officiellement avec un z, car on a considéré que l'ambigüité était préjudiciable aux administrés. Le changement de nom est paru au journal officielJournal Officiel de la République française n°0068. Le 21 mars 2009, page 5074. Décret n° 2009-306 du 19 mars 2009 portant sur le changement du nom d'une commune. NOR: IOCA0823946D..

Cependant la graphie avec z n'est pas conforme à l'étymologie, le z ayant une valeur différente au Moyen Âge. L'étymologie de Rozoy est la même que celle des et des différents qui remontent tous à un type toponymique gallo-roman *RAUSETU comme en témoigne d'ailleurs la forme archaïque de Rosay (Seine-Maritime, Rausedo en 750-775).. Le premier élément Roz- représente le gallo-roman RAUS, d'origine germanique qui a donné l'ancien français ros « roseau », dont le diminutif rosel explique notre roseau. Le second élément est le suffixe gallo-roman -ETU (latin -etum) qui sert à désigner un ensemble d'arbres ou de plantes, mais qui n'est jamais associé à un nom de fleur. Il a évolué généralement en -oy au nord et à l'est, alors qu'à l'ouest, c'est plus souvent -ay / -ey. Plus globalement, RAUSETU a donné le vieux français rosei, rosoi « lieu planté de roseaux, roselière », 1261, ; (lire en ligne). (le [t] est passé à [d] (lénition), avant son amuïssement complet caractéristique de l'ancien français).

Histoire

Les premières traces d’implantation humaine sur le territoire de la commune Rozoy-le-Vieil datent de l’Âge de pierre. De nombreux outils et armes en pierre taillée ont été retrouvés par les archéologues locaux.

Ce n’est qu’à la fin du que la commune entre dans l’histoire avec l’arrivée d’une jeune anachorète nommée Élisabeth, fille du comte Rodolphe de Crespy et de la comtesse Adèle Barri. Cette fille avait d’abord embrassé la vie monastique dans l'abbaye des bénédictines de Chelles. Elle cherche une vie plus austère encore. Elle vient donc se cacher dans les bois au milieu des marais. Des bergers découvrent sa retraite et lui bâtissent un petit monastère où elle se retire avec deux religieuses de son couvent qui sont venues la rejoindre. Élisabeth, appelée depuis sa mort sainte Rose, en est la prieure, à dater de 1106 jusqu’à sa mort en 1130. Le sceau de l’abbaye porte un rosier entre deux fleurs de lys avec, au revers, Notre-Dame avec son paleron (sa pèlerine) à la manière d’une bergère limousine.

À la mort de sainte Élisabeth-Rose, l’abbaye de Rozoy-le-Vieil a déjà une certaine importance. Une charte du roi Louis VII en 1146-1147 lui confirme la possession de divers bien et privilèges. En 1164, elle bénéficie d’une bulle du pape Alexandre III exilé à l’archevêché de Sens.

Les frères Payan, seigneurs de Chevry en Sereine, en 1207, donnèrent la seigneurie de Villechasson à l'abbaye Sainte-Rose de Rozoy-le-Vieil, dont leur sœur Catherine Payan était alors prieure.

En 1263, les Templiers abandonnent à l'abbaye de Rozoy, une rente d'un muid de grain sur la ferme de Paley. (Arch. nat. F. 5,172.)

En 1428, elle est ruinée puis transférée dans la commune voisine d'Ervauville et prend le nom de Rozoy le Jeune.

Aux , les guerres de religion ruinent la région.