Le massacre de Barsalogho a lieu le , lors de l'insurrection djihadiste au Burkina Faso. Il est commis par les djihadistes du Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans qui assassinent environ 300 à , en majorité des civils. Il s'agit de l'attaque la plus meurtrière de l'histoire du pays.

Déroulement Le , à la suite d'une des responsables militaires de la commune de Barsalogho, des habitants se rassemblent pour creuser des tranchées défensives autour des postes de sécurité., entre du centre du village.. Le Monde et RFI rapportent que, selon des sources locales, la population a au préalable refusé de participer à ces travaux, par peur de représailles, alors que des terroristes ont été aperçus près de la tranchée dans la matinée. Les travaux débutent sous la garde des militaires., une quinzaine de soldats et une quinzaine de VDP surveillant le secteur. Ce type d'opération se généralise alors au Burkina Faso, à la demande du chef de la junte, Ibrahim Traoré, qui avait déclaré en : .

Mais à Barsalogho, peu de temps après le début des travaux, plus d'une centaine de djihadistes du Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans font irruption en ville et ouvrent le feu sur les civils et les militaires. D'après VOA (), la plupart des victimes auraient été abattues dans les tranchées qu'elles étaient en train de creuser. L'attaque débute dans la matinée et s'achève aux environs de .

Les militaires et les miliciens prennent la fuite. Les assaillants saisissent plusieurs armes ainsi qu'une ambulance militaire.

Le lendemain, une vidéo du massacre est diffusée par les djihadistes. Selon Le Monde, on y voit . Un homme abat quelques victimes et des assaillants s'exclament . Pour le journal Libération, près de sont visibles, tous en tenue civile..

Le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (GSIM) revendique l'attaque. et affirme avoir pris le , mais sans donner plus de précisions.

Selon une source burkinabée citée par le journal Le Monde : .

Bilan La junte burkinabée ne communique aucun bilan et n'assume pas la responsabilité d'avoir contraint les civils à creuser les tranchées sans protection. Le ministre de la Sécurité, Mahamadou Sana, admet seulement que l'attaque a fait morts. Le chef de la junte, le capitaine Ibrahim Traoré, ne commente pas les événements. Le GSIM revendique avoir tué 300 , estimant que les victimes appartenaient aux VDP.

Le journal Le Monde rapporte le que, selon ses sources militaires et humanitaires burkinabées et ouest-africaines, .. Pour Libération, le bilan pourrait dépasser les . Le même jour, RFI indique que le massacre a fait plus de et selon des sources militaires et civiles. Le , RFI élève le bilan à au moins 300 morts.. Une source médicale de VOA à l'hôpital de Kaya fait état de à la date du . Selon le Collectif justice pour Barsalgho (CJB), créé au lendemain du massacre, le bilan est d'au moins 400 morts..

Parmi les victimes figurent des civils, dont des femmes et des enfants, des soldats et des miliciens des Volontaires pour la défense de la patrie (VDP). Pour VOA, les civils constituent la majorité des victimes. L'ONG juge qu'il s'agit d'un ..

Plus d'un mois après le massacre, CNN fait état de près de 600 morts en se basant sur une source sécuritaire française.. Le rapport français estime que .

Vidéographie Insécurité au Sahel : hausse de la cadence des attaques, France 24, .

Notes et références

Barsalogho Catégorie:2024 au Burkina Faso Catégorie:Août 2024