Jean-Paul Vaillant, né le à Saulces-Monclin et mort le à Charleville-Mézières, est un écrivain, critique et historien français du . Il est le fondateur de la revue ardennaise de littérature et d'art La Grive.
Biographie Nicolas Jean-Paul Vaillant, né le à Saulces-Monclin, dans le département des Ardennes, est le fils de Jean-Baptiste Paul Vaillant, instituteur, Chevalier de la Légion d'honneur (1858-1939) et d'Augustine Octavie Bocquillon (née vers 1871).
Pendant la Première Guerre mondiale, il est incorporé à 18 ans en au 40 Régiment d'artillerie. Nommé brigadier en , il passe au Régiment d'artillerie lourde en où il est nommé aspirant. Il passe par l'Ecole militaire de l'artillerie de Fontainebleau. Cité à l'ordre du régiment du : « aspirant d'une activité remarquable, très crâne sous le feu, toujours volontaire pour les missions les plus périlleuses, s'est signalé tout particulièrement au cours des offensives de mai à par les services qu'il a rendus au milieu d'un groupe plusieurs fois décimé par le feu ennemi, tant au commandant de groupe qu'aux commandants d'unités auxquels il fut adjoint », il est promu sous-lieutenant le .
Il épouse Elisa Marie Angélique Dupin le à Saulces-Monclin, puis en secondes noces, Yvette Marie Dossot (1919-2015) le à Bar-le-Duc. Cette dernière a déposé, puis donné aux Archives départementales des Ardennes, les archives personnelles de Jean-Paul Vaillant.
Il mène une carrière de fonctionnaire, comme inspecteur principal des contributions directes. Après la Seconde Guerre mondiale, il assure dans les Ardennes la mission de secrétaire départemental du Comité de Confiscation des profits illicites.
Il fonde la Société des écrivains ardennais en 1925, basée sur l’idée d’une littérature qui unisse et dépasse les frontières, avec le concours d'autres écrivains comme Marcel Caruel, Ernest Raynaud et Jean Rogissart. Elle compte ainsi jusqu’à 150 membres français, belges et luxembourgeois. On doit à la Société des écrivains ardennais et à Jean-Paul Vaillant deux publications périodiques : Les Cahiers ardennais et La Grive qui parait trimestriellement à partir de 1928.
Il publie L'Enfant jeté aux bêtes en 1935, récit de guerre d'un artilleur, que La Revue des vivants résume ainsi : « l'instruction à Paris, au Champ de Mars, puis le premier contact avec le front, la neige des Vosges, la boue de Champagne, Craonne prise, reperdue, reprise, la canonnade minute par minute sur un ennemi invisible, les gaz, la boue, le sang, l'abrutissement puis un poste de commandement dans une cave à Reims enfin, le déclenchement, l'avance lente des derniers mois de la guerre et le cri incompréhensible du : La guerre est finie ».
En 1955, il prend sa retraite et se consacre alors complètement à ses activités littéraires.
Jean-Paul Vaillant meurt le à Charleville-Mézières.
Œuvres principales Confession d'un poilu, 1920 Les Ardenais, étude critique et anthologique, 1927 Légendes ardennaises, 1929 Rimbaud tel qu’il fût – d’après des faits inconnus et avec des lettres inédites, 1930. L'Enfant jeté aux bêtes, 1935
Distinctions
, 1932
, décret du , décret du 1932 : Académie française - Prix Montyon pour Macajotte 1940 : Académie française - Prix de la langue française 1951 : Académie française - Prix Georges Dupau 1969 : Académie française - Prix Amic pour la revue La Grive 1935 : Prix de littérature régionaliste
Bibliographie
Hommages et postérité Plusieurs communes des Ardennes ont donné à une rue le nom de Jean-Paul Vaillant : Charleville-Mézières, Donchery et Saulces-Monclin.
Références
Liens externes
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