Georges Prost, né le à Foussemagne et Mort pour la France le à Guémar, est un militaire et résistant français, Compagnon de la Libération.
Biographie
Jeunesse et formation
Fils d'un lieutenant d'infanterie, Georges Prost naît le à Foussemagne, alors dans l'arrondissement de Belfort. Il grandit en Allemagne où son père sert dans l'armée d'occupation de la Rhénanie avant d'étudier à Belfort au sein de l'Institution Sainte-Marie, établissement marianiste, où il obtient son baccalauréat.
En 1935, il s'engage dans l'armée et est affecté au régiment d'infanterie. Volontaire pour servir au Levant, il débarque à Beyrouth en 1938 et s'y trouve encore lorsqu'éclate la seconde guerre mondiale.
Seconde Guerre mondiale
Ne participant pas à la bataille de France, il se trouve en Syrie quand est signé l'armistice du 22 juin 1940 et reste affecté à l'armée d'armistice tout en songeant à poursuivre le combat. L'occasion lui en est donné lors de la campagne de Syrie en 1941. Rejoignant alors les forces françaises libres, il est promu aspirant et affecté à la compagnie nord-africaine, subordonnée à la brigade française libre du général Kœnig. Au sein de cette unité, il prend part à la guerre du désert en Libye où il participe à la bataille de Bir Hakeim en mai et , puis en Égypte où il combat lors de la seconde bataille d'El Alamein en octobre suivant.
Promu sous-lieutenant en , il participe à la campagne de Tunisie à l'issue de laquelle la compagnie nord-africaine est renforcée et devient le bataillon de marche nord-africain. Il participe à la campagne d'Italie à partir d' et s'y illustre tout particulièrement lors de la bataille du Garigliano, obtenant une citation à l'ordre du corps d'armée pour avoir remplacé son chef blessé, puis une seconde à l'ordre de l'armée pour sa conduite générale au feu. Débarquant en Provence en , il est engagé dans la bataille de Toulon et suis l'avancée de son unité dans la Libération de la France jusqu'à sa région d'origine. Promu lieutenant en , il obtient une permission pour Noël et peut retourner dans son village natal, à seulement quelques kilomètres du front, et passer du temps avec sa famille qu'il n'a pas revu depuis six ans. De retour dans son unité, il prend part à la bataille d'Alsace.
Le , il combat au nord du village d'Illhaeusern. Alors qu'il mène sa section à proximité de la maison forestière de Junghurst, sur le territoire de la commune de Guémar, il est tué par balle. D'abord inhumé à Obernai, il est ensuite réinhumé à Montreux-Château.
Décorations
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Officier de la Légion d'HonneurCompagnon de la LibérationPar décret du 17 novembre 1945Croix de guerre 1939-1945Avec une palme et une étoile de vermeilMédaille commémorative de Syrie-Cilicie
Hommages
À Montreux-Château, son nom est inscrit sur le Monument aux Morts de la commune. À Besançon, son nom figure sur le Monument de la Libération.
Références
Voir aussi
Bibliographie
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Articles connexes
Ordre de la Libération Libération de la France
Liens externes
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