Le comte Francesco Algarotti, né le à Venise et mort le à Pise, est un écrivain vénitien d'expression italienne, polymathe, philosophe, poète, essayiste, et critique d'art. Il est une importante figure des Lumières.
Biographie Francesco Algarotti est né en 1712 à Venise. Il étudie à l'université La Sapienza de Rome et à celle de Bologne. À vingt ans, il se rend à Paris où il se lie d’amitié avec Voltaire, qui le surnomme « le cher cygne de Padoue ».
Il fait paraître, à Naples en 1737, un ouvrage de vulgarisation de l’optique de Sir Isaac Newton, Neutonianismo per le dame (Le newtonianisme pour les dames), qui connaît un grand succèsIl est réédité en italien en 1738, 1739 et 1746. Il est traduit en français en 1738 sous le titre de Le Newtonianisme pour les dames et en anglais en 1739 sous le titre de Theory of Light and Colours et sera réédité en 1742 et en 1745. en Europe. Ce livre marque le début de la littérature de vulgarisation dédiée aux femmes.
Notoirement bisexuel Collectif, The Broadview Anthology of British Literature : Volume 3 : The Restoration and the Eighteenth Century, Broadview Press (5 mai 2006) Terry Castle, The Literature of Lesbianism: A Historical Anthology From Ariosto To Stonewall, . Roger Lonsdale, Roger H. Lonsdale, Eighteenth Century Women Poets: An Oxford Anthology, Oxford University Press (1990) ., Francesco Algarotti rencontre en Angleterre en 1738 l'écrivaine Mary Wortley Montagu, qui le poursuit de ses assiduités, mais il lui préfère Lord John Hervey.
Parti en Prusse, il rencontre Frédéric le Grand qui, lui aussi homosexuelMichel Larivière, Homosexuels et bisexuels célèbres : le dictionnaire, Paris, Delétraz, 1997, 393, , ., tombe amoureux de lui, le fait comte de Prusse en 1740 et chambellan de la cour en 1747Jean Goulemot, André Magnan et Didier Masseau, Inventaire Voltaire, Paris, Gallimard, 1995, 1479, , .. Algarotti retourne en Italie et s’installe d’abord dans sa ville natale, Venise, puis à Pise, où il meurt. Frédéric le Grand fera ériger à sa mémoire un monument sur le Campo Santo de Pise.
Son œuvre la plus célèbre est Saggi sopra le belle arti, un essai sur l’art. Il est, à Venise, mécène du graveur Felice Polanzani. Francesco Algarotti est devenu membre de la Royal Society le .
Œuvres Les dates sont celles des traductions.
Le newtonianisme pour les dames, 1738 En ligne : ; Voyages en Russie, 1769 Essai sur la peinture, 1769 Essai sur l'opéra, 1773 Congrès de Cythère, 1749 Correspondance, 1748
Hommages Son monument funéraire au Camposanto monumentale, le vieux cimetière de Pise. Voltaire lui dédiera un poème dans son recueil Stances paru en 1735.
Notes et références dans sa version du .
Annexes Bibliographie Éric Sartori, Histoire des femmes scientifiques de l’Antiquité au , Plon, Paris, 2006, 443 p. Natale Dalle Laste, Vita Francisci Algarotti, Bassano, 17..., in-8°. On la trouve dans les Vitæ Italorum de Fabroni. . Dezobry et Bachelet, Dictionnaire de biographie, , Ch. Delagrave, 1876, .
Liens externes
Francesco Algarotti, sur algarotti.uni-trier.de.
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