Cet article présente la liste des régiments de cavalerie français d'Ancien Régime, commençant par la lettre E.
Régiment de Eggenfeld cavalerie Régiment de Eggenfeld cavalerie 24px|Régiment weimarien Ce régiment weimarien est admis à la solde de la France le , sous le commandement du colonel baron d'Eggenfeld. Engagé dans la guerre de Trente Ans il est envoyé en Lorraine puis rejoint la Flandre en 1638. Il prend le nom de régiment de Wittinghof cavalerie après avoir été donné cette même année au colonel de Wittinghof.
Régiment d'Egmont cavalerie Régiment d'Egmont cavalerie. C'est l'ancien régiment de Gouffier d'Heilly cavalerie qui prend le nom de « régiment d'Egmont cavalerie » après avoir été donné, en 1699, au comte d'Egmont. Dans le cadre de la guerre de Succession d'Espagne, le régiment combat en Flandre à partir de 1701. Il prend le nom de régiment de Desmarets cavalerie après avoir été donné, en , à M. Desmarets.
Régiment d'Elbeuf cavalerie Régiment d'Elbeuf cavalerie Le régiment est levé, le , par Charles de Lorraine, duc d'Elbeuf. Envoyé en Allemagne, il se trouve à la bataille de Nördlingen, prise de Trêves en 1645 puis il passe en Flandre, et combat aux prises de Courtrai et de Bergues en 1646, à la prise d'Ypres, et à la bataille de Lens en 1648. Passé dans le parti parlementaire il se trouve au siège de Brie-Comte-Robert. Le régiment est licencié, le .
Régiment des Fusiliers à cheval de Son Éminence Régiment des Fusiliers à cheval de Son Éminence également appelé régiment de Son Éminence C'est l'ancien régiment des dragons du Cardinal, qui, cassé , est rétabli le sous le titre de « régiment des Fusiliers à cheval de Son Éminence ». Une ordonnance du lui donne le titre de régiment des Fusiliers à cheval du Roi.
Régiment de Son Éminence cavalerie Régiment de Son Éminence cavalerie C'est l'ancien régiment de Mazarin-Étranger cavalerie deuxième (1649-1651), qui est rétabli, le , à la rentrée de Mazarin aux affaires sous le titre de « régiment de Son Éminence cavalerie ». Mis sous le commandement du mestre de camp-lieutenant, Balthasar de La Cardonnière, le régiment se trouve aux batailless de Bléneau, d'Étampes, et du faubourg Saint-Antoine en 1652, aux sièges de Rethel et de Mouzon en 1653, aux prises de Stenay et de Clermont-en-Argonne, au secours d'Arras, et au siège du Quesnoy en 1654, aux sièges de Landrecies, de Condé et de Saint-Ghislain en 1655, et au siège de Valenciennes en 1656. Le , il est donné au mestre de camp-lieutenant comte de La Feuillade qui le conduit en Italie et avec lequel il se trouve au siège d'Alexandrie. Revenu en Flandre en 1658, il se participe à la bataille des Dunes. Le régiment est licencié en Picardie, le après la mort de Jules Mazarin.
Régiment d'Enghien cavalerie (1635-1646) Régiment d'Enghien cavalerie (1635-1646) Ce régiment est l'un des douze que le cardinal de Richelieu organisa le dans le cadre de la guerre de Trente Ans. Sous le titre de « régiment d'Enghien cavalerie », il eut pour chef Louis de Bourbon, duc d'Enghien, qui en confia le commandement direct à N. de Saulx chevalier de Tavannes. Après à la mort de son père, Louis de Bourbon devient le de Condé et le le régiment prend alors le titre de régiment de Condé cavalerie.
Régiment d'Enghien cavalerie (1649-1686) Régiment d'Enghien cavalerie (1649-1686) 22px|Parti rebelle Le régiment est levé le , pour le parti rebelle, au nom d'Henri-Jules de Bourbon, duc d'Enghien, fils du prince de Condé. Il devient le régiment de Bourbon cavalerie en 1686 après la mort du Grand Condé.
Régiment d'Epernon cavalerie Régiment d'Epernon cavalerie Le régiment est levé le par Bernard de Nogaret, duc d'Epernon. Il sert en Guyenne, et participe à la réduction de Bordeaux en 1650. Réformé après la campagne de 1656, il est rétabli le en Guyenne. Envoyé en Bourgogne, il se trouve siège de Bellegarde en 1653, retourne en Guyenne, puis passe en Piémont et assiste au combat de la Bormida en 1654 et au siège d'Alexandrie en 1657. Il est licencié en Italie le .
Régiment d'Erlach cavalerie Régiment d'Erlach cavalerie 24px|Régiment allemand Ce régiment allemand est levé, le , par Jean Louis d'Erlach pour participer à la guerre de Trente Ans. Affecté à l'armée d'Allemagne, il rejoint la Flandre, et se trouve à bataille de Lens en 1648. Il prend le nom de régiment d'Hollach cavalerie après avoir été donné le , à Jules, comte d'Hollach.
Régiment d'Esclainvilliers cavalerie Régiment d'Esclainvilliers cavalerie Le régiment est formé le par Timoléon de Séricourt, marquis d'EsclainvilliersIl fut propriétaire du château de Folleville dans le cadre de la guerre franco-espagnole. Après la campagne de 1652, le régiment reçoit l'incorporation du régiment de Dancourt cavalerie. Le marquis d'Esclainvilliers ayant été établi commissaire général de la cavalerie, le , le régiment est renommé régiment du Commissaire Général cavalerie.
Régiment d'Espense cavalerie Régiment d'Espense cavalerie C'est l'ancien régiment de régiment de Vatimont cavalerie (1650-1651), qui est renommé « régiment dd'Espense cavalerie » après avoir été donné, le , au lieutenant-colonel Louis de Beauveau d'Espense. Il combat en Champagne, puis il est engagé au secours d'Arras en 1654, et se trouve en garnison au Quesnoy de 1656 à 1658. Il participe à la bataille des Dunes en 1658 puis il est mis en garnison à Bergues en 1659. Il est licencié le .
Régiment d'Espiès cavalerie Régiment d'Espiès cavalerie C'est l'ancien régiment de Rubécourt cavalerie, qui est renommé « régiment d'Espiès cavalerie » après avoir été donné le à Charles Cossart, marquis d'Espiès Charles de Cossart marquis d'Espiès. Dans le cadre de la guerre franco-espagnole, le régiment se trouve aux sièges de Cambrai et de Condé en 1649, au secours de Guise et à la bataille de Rethel en 1650, au secours de Dunkerque et à la prise de Vervins en 1652, aux prises de Rethel et de Mouzon en 1653, à la prise de Stenay en 1654, aux sièges de Landrecies, de Condé, de Saint-Ghislain en 1655 et au siège de Valenciennes en 1656 durant lequel le mestre de camp y est tué, et le régiment est alors réformé.
Régiment d'Espinay cavalerie Régiment d'Espinay cavalerie C'est l'ancien régiment de Châteauneuf cavalerie, qui est renommé « régiment d'Espinay cavalerie » après avoir été donné en 1658, à M. d'Espinay. Engagé dans la guerre franco-espagnole, il participe à la bataille des Dunes et est licencié après la campagne.
Carabins d'Esplans Carabins d'Esplans Dans le cadre des rébellions huguenotes, l'unité est engagée au Siège de Saint-Jean-d'Angély en 1621 et au combat de Riez en 1622.
Régiment d'Esquancourt cavalerie Régiment d'Esquancourt cavalerie Le régiment est levé le , par Daniel de Montmorency, marquis d'Esquancourt. Dans le cadre de la guerre franco-espagnole, il combat en Flandre puis en Champagne, et participe aux sièges de Rethel et de Mouzon en 1653, au secours d'Arras, et à la prise du Quesnoy en 1654, à la bataille des Dunes et au siège de Dunkerque en 1658. Il est licencié en Flandre le .
Régiment d'Esterhazy hussards Régiment d'Esterhazy hussards
Régiment d'Estissac cavalerie Régiment d'Estissac cavalerie Le régiment est levé le , par Benjamin de La Rochefoucauld, comte d'Estissac, pour la pacification de l'Aunis. Il est licencié en .
Régiment d'Estoges cavalerie Régiment d'Estoges cavalerie Il est levé, le , par Antoine Baladin de Savigny d'Anglure, vicomte d'Estoges. Affecté à l'armée de Turenne, il participe à la bataille du faubourg Saint-Antoine et est licencié après la campagne.
Régiment d'Espenan-hongrois cavalerie Régiment d'Espenan-hongrois cavalerie 24px|Régiment hongrois Ce régiment hongrois est formé, le , par Roger de Bossost, comte d'Espenan dans le cadre de la guerre de Trente Ans. Envoyé en Picardie, il rejoint la Champagne en 1636, et participe au secours de Corbie. Il est licencié en .
Régiment d'Esté cavalerie Régiment d'Esté cavalerie 24px|Régiment italien C'est l'ancien régiment Broglio cavalerie, qui est renommé « régiment d'Esté cavalerie » après avoir été donné, le , au prince Alméric d'Esté. Il participe au siège d'Alexandrie en 1657, et aux sièges de Valencia et de Mortara en 1658. Le régiment est licencié en Italie, .
Régiment d'Estrades cavalerie Régiment d'Estrades cavalerie Le régiment est levé, le , par Godefroy, comte d'Estrades. Dans le cadre de la guerre franco-espagnole, il combat en Italie puis rejoint la Picardie en 1651, retourne en Italie en 1652, et passe en Catalogne en 1655. Le régiment est licencié en 1657 en Catalogne..
Régiment de dragons Étrangers du Cardinal Régiment de dragons Étrangers du Cardinal
Carabins Étrangers de Saint-Simon Carabins Étrangers de Saint-Simon Le régiment est formé, le , avec les compagnies étrangères placées sous les ordres d'Arnaud de Corbeville, et donné à Claude de Rouvroy, duc de Saint-Simon dans le cadre de la guerre de Trente Ans. Envoyé en Italie, il est cassé le et rétabli le avec les anciens carabins sous le nom de régiment de Saint-Simon cavalerie.
Régiment de dragons Étrangers du Roi Régiment de dragons Étrangers du Roi également appelé Dragons Étrangers du Roi Ce régiment de dragons est formé en Allemagne sur le pied de 4 compagnies, en vertu d'une autorisation royale du , et donné à Montecuculli dans un moment où ce célèbre général des Impériaux était résolu à passer au service du roi de France. Sous le commandement de par César Degli Oddi, ces dragons, montés sur des bidets suivant l'ancienne tradition, et d'ailleurs armés, équipés et disciplinés en tout comme une troupe d'infanterie, arrivèrent au mois de et furent vus à La Fère par le roi Louis XIV, qui voulut en être le chef titulaire, et les nomma « Dragons Étrangers du Roi ». Le , 12 compagnies du « régiment de Dragons Étrangers du Roi » forment le régiment Royal dragons et 8 compagnies forment le régiment Colonel-Général dragons.
Notes et références
Notes
Références
Voir aussi
Bibliographie
Jean-Baptiste-Pierre Jullien de Courcelles : Dictionnaire historique et biographique des généraux français, depuis le onzième siècle jusqu'en 1820 volume 1 (A-Beauj), volume 2 (Beaul-Bouq), volume 3 (Bourb-Carm), volume 4 (Carr-Cors), volume 5 (Coss-Exc), volume 6 (Fab-Jeann), volume 7 (Jeann-Montes), volume 8 (Montesq-Riva), volume 9 (Riv-Z). Mémoires du marquis de Sourches sur le règne de , publiés par le comte Gabriel-Jules de Cosnac et Arthur Bertrand, volume 1 (-), volume 2 (-), volume 3 (-), volume 4 (-), volume 5 (-), volume 6 (-), volume 7 (-), volume 8 (-), volume 9 (-, volume 10 (-), volume 11 (-), volume 12 (-), volume 13 (janvier 1711-décembre 1712). Francois Girard : Histoire abrégée des officiers suisses qui se sont distingués aux services étrangers dans des grades supérieurs, Tome I, Tome II, Tome III Louis Susane : Histoire de l'armée et de tous les régiments, depuis les premiers temps de la monarchie française, A. Barbier, 1850 , , , , , , , , Atlas de 151 planches Louis Susane : Histoire de la cavalerie française tome 1, tome 2, tome 3 Adrien Pascal, , , , André Pierre Staub, Histoire de tous les régiments de hussards, Robuchon, 1867 Digitalisat Jean Baptiste Gaspard Roux du Rochelle, Histoire du régiment de Champagne, F. Didot frères, 1839 Digitalisat Stéphane Thion : Les Armées françaises de la guerre de Trente Ans Eugène Haag : La France protestante, ou Vies des protestants français qui se sont fait un nom dans l'histoire : , Abauzit-Baschi, , Basnage-Brodeau, , Brossier-Colivaux, , , Estienne-Huault, , Huber-Lesage, , L'Escale - Mutonis, Nagel-Rosenstiel, , Rossel-Zorn, pièces justificatives Eugène Fieffé : Histoire des troupes étrangères au service de France, Volume 1, Volume 2. M. Pinard : Chronologie historique-militaire, Volume 1, Volume 2, Volume 3, Volume 4, Volume 5, Volume 6, Volume 7, Volume 8. Pierre Carles : L'infanterie du roi de France à la mort de Louvois