Bourbourg est une commune française, située dans le département du Nord en région Hauts-de-France.
Géographie Localisation Bourbourg est un gros bourg de Flandre maritime situé dans le département du nord, limitrophe de celui du Pas-de-Calais, à du littoral de la mer du Nord, à au sud-ouest de Dunkerque, à l'ouest de la frontière franco-belge, de Saint-Omer à l'est de Calais et à au nord-ouest de Lille.
Il est situé sur un territoire de polders.
Communes limitrophes
Hydrographie Réseau hydrographique La commune est située dans le bassin Artois-Picardie. Elle est drainée par l'Aa canalisée, le canal de Bourbourg, la Vliet, la Palincdyck, la Vieille Colme, le Grand Meulen Gracht, le Haven, le watergang de l'Ouest de Saint-Pierrebrouck, le watergang du Chemin Vert, la Ferme Bollart, la Vieille Colme, la Wezel Gracht, le canal Cappelle Gracht, le canal du Vieil Enfer, le canal Reep Dyck, le Muchenbled Nieuwgracht, le Nieuwe Gracht, le ruisseau le Grand hoymille, le watergang de Basse Warande, le watergang Denna, le watergang Galgue Gracht, le watergang la Wassche et divers autres petits cours d'eau.
L'Aa est un fleuve côtier Aa canalisée, d'une longueur de , prend sa source dans la commune d'Arques et se jette dans la mer du Nord· à Gravelines. La section traversant la commune est canalisée.
Le canal de Bourbourg relie l'Aa à l'ouest de Bourbourg aux ports intérieurs de Dunkerque.
vignette|centre|upright=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de BourbourgLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés..
Gestion et qualité des eaux Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Delta de l'Aa ». Ce document de planification concerne un territoire de de superficie, délimité par le bassin versant de l'Aa. Le périmètre a été arrêté le et le SAGE proprement dit a été approuvé le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est l'Institution intercommunale des Wateringues.
La qualité des cours d'eau peut être consultée sur un site géré par les agences de l'eau et l'Agence française pour la biodiversité.
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique. et est dans la région climatique Côtes de la Manche orientale, caractérisée par un faible ensoleillement () ; forte humidité de l’air (plus de avec humidité relative > 80 % en hiver), vents forts fréquents.. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Watten à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .
Urbanisme Typologie Au , Bourbourg est catégorisée petite ville, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de BourbourgUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie., une unité urbaine monocommunale constituant une ville isolée.. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Dunkerque, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (94,4 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (95,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (92,9 %), zones urbanisées (4,7 %), prairies (1,5 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (0,9 %).. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Lieux-dits, hameaux et écarts La commune compte de nombreux hameaux ou lieux-dits : l'Ancre, le Guindal, Coppenaxfort, le Laurier, Quathove, Saint-Nicolas.
Logement En 20222022 est l'année de référence des données statistiques fournies par l'Insee en 2025, le nombre total de logements dans la commune était de , alors qu'il était de en 2016 et de en 2011. , soit une progression du nombre total de logements de 10,6 % depuis 2011.
Parmi ces , 90,6 % étaient des résidences principales, (soit ), 1,3 % des résidences secondaires et 8,1 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 80,1 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 19,4 % des appartements.
Sur les , 50,6 % sont occupées par des propriétaires, 48,4 % par des locataires et 1,0 % par des personnes logées gratuitement..
Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Bourbourg en 2022 en comparaison avec celle du Nord et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi la faible proportion des résidences secondaires et logements occasionnels (1,3 %) par rapport au département (1,8 %) et à la France entière (9,7 %) ainsi que d'une proportion de logements vacants (8,1 %) inférieure à celle du département (7,2 %) et de la France entière (8 %).
+ Le logement à Bourbourg en 2022 Typologie Bourbourg. Nord. France entière. Résidences principales (en %)90,691,082,3 Résidences secondaires et logements occasionnels (en %)1,31,89,7 Logements vacants (en %)8,17,28
Voies de communication et transport Le réseau routier : rocade Dunkerque/Saint-Omer, proximité immédiate de la route nationale 1 Dunkerque/Calais, proximité de l'autoroute A25 Dunkerque/Lille et rocade littorale Nord A16. Voie navigable : canal de Bourbourg reliant l'Aa aux ports intérieurs de Dunkerque. Le chemin de fer : la gare de Bourbourg est desservie par des trains de la ligne P72 qui effectuent des missions omnibus entre les gares de Dunkerque et de Calais-Ville. Transports urbains : Ligne 23 du réseau DK'Bus qui relie la ville à Grande-Synthe et Gravelines. Transports interurbains : lignes 904 et 904E du réseau interurbain Arc-en-Ciel 1 qui relie la ville à Dunkerque et Saint-Omer. Sentiers de randonnée : GR 120 ou Sentier du littoral, et qui fait partie du sentier européen E9 et GR 128A
Toponymie Le nom de la localité est attesté sous les formes Brucburgh en 1035, Brucburch en 1037Ernest Nègre - Toponymie générale de la France - Volume 2 - Page 1027, Borburc en 1150, Broburg en 1056, Borburc en 1150, Brouburg en 1187, Bourbough en 1268, Brouborgh en 1309. Le nom de la ville vient du flamand « Broek burg », qui signifie « la forteresse du marais », en référence à l'implantation de la commune. En néerlandais en flamand occidental : Broekburghttp://www.roepstem.net/vlaanderen.html#inhoud.
Son nom rappelle l'omniprésence des marais sur le territoire qui forme la commune actuelle de Bourbourg, même si par endroits, des îlots de terre émergeaient. Ainsi, en quelques endroits, dont le lieu-dit le Guindal, ont été retrouvés des vases de terre rouge ou grise d'époque gallo-romaine, mais le bourg n'a pu apparaître que progressivement, au fur et à mesure que les marais ont été asséchés, notamment par les moines (watringue).
Histoire Moyen Âge Bourbourg est apparue sur des terres en partie formées des alluvions descendant de la partie supérieure du bassin de l'Aa.
Vers 800, selon une carte de Malbrancq qui représente la partie orientale du delta de l'Aa, le village Burgus in broco est indiqué, entouré de Ecclesia in broco (Brouckerque), Grunberga (Bergues), Saint-Wilbrordi (Gravelines), Koudekerke (), Spikere (Spycker) ou Loo berga (Looberghe)Aymard Drieux et Yves Lemaire, Brouckerque, Coppenaxfort, 2005, ..
Les Normands ruinent la cité vers 880. Le comte de Flandres Baudouin II (Baudouin le Chauve) entoure la ville reconstruite de remparts et de fossés vers 900. Baudouin III de Flandre poursuit cette action en 958..
À cette époque, Bourbourg est le chef-lieu d'un doyenné de chrétienté chapeautant plusieurs églises et chapelles, dont Gravelines, même si l'ensemble dépendait de l'abbaye Saint-Bertin de Saint-Omer, qui y prélevait de nombreuses dîmesAbbé G. Monteuuis cité dans la bibliographie.
Le hameau de Saint-Nicolas apparait vers 1114. À ses débuts, village autonome, Saint-Nicolas paye lal dîme des harengs, qui était due par les villages côtiers, témoignage de sa proximité probable avec l'ancien estuaire de l'Aa, lequel avec le temps a vu son embouchure dériver vers l'estGeorges Dupas, Histoire de Gravelines, porte de Flandre et de ses hameaux, des origines à la Libération, Westhoeck éditions, 1981, avec Patrick Oddone comme collaborateur, p. 15..