Ouégoa (Wégoa) est une commune française de Nouvelle-Calédonie, au nord de la Grande Terre en Province Nord, côte est, à environ au nord-ouest de Pouébo, à à l'est de Koumac (côte ouest) et à de Nouméa.
La commune fait partie de l'aire coutumière Hoot ma Waap.
Géographie
Localisation
Ouégoa est une commune de la Nouvelle-Calédonie, située à plus de de la capitale Nouméa, à cheval sur la côte ouest et la côte est. C'est une petite commune paisible, où la vie de broussard est assez marquée. Le village, éclaté en divers hameaux peu signalés, comprend de nombreuses forêts, des rivières, mais aussi des plages et des îlots éloignés, comme Balabio.
On compte plus de habitants en 2009 dont 17 tribus, les plus importantes sont : Tiary, Bondé, Paraoua, Paimboas et comportant des secteurs dans le village : Tarap, Le Caillou, Pam Paraoua Village, Ballagam…
Géologie et relief Le point culminant de la commune est le Mont Colnett qui atteint les mètres d'altitude.
Hydrographie Sur le territoire de la commune coule le fleuve Diahot, long d'environ à partir de sa source sur les flancs du Mont Panié. Mais à ce jour, personne n'a pu déterminer très précisément la ou les source(s) du fleuve.
Climat
Paysages
Milieux naturels et biodiversité
Urbanisme
Typologie
Occupation des sols
Morphologie urbaine
Lieux-dits, hameaux et écart
Logement
Planification de l'aménagement
Projets d'aménagement
Voies de communication et transports
Transports en commun La commune est desservie par le réseau interurbain de Nouvelle-Calédonie (Raï).
Route ouest-est, entre Koumac et Pouébo, RPN 10 et RPN 7
Commune de Pouébo Pouébo centre (mal signalé) pont, RM6 vers Saint-Denis, mont Mandjélia () M8 vers Saint-Matthieu, plage, camping, pointe, grand récif Pouma, Pont sur Pwi Rénée, cocoteraie, Janisel Ouan, Pont Pwa Yogac, cocoteraies : Saint-Paul, Saint-Gabriel, Sainte-Marie, Saint-Louis, Balade, église Saint-Denis, vitraux, monument au rattachement à la France en 1853 (amiral Auguste Febvrier Despointes), Pont, RPN7, cocoteraie, plage de sable blanc de Mahamate / Maamat (), banian de la première messe de Noël 1843, Tombeau de Hoan de Kermadec, Sortie nord vers Amos, cocoteraie, route de Pam (réserve de faune), Abwara, Pwéyan, Tiari, Rivière, vallée, col d'Amos (), route refaite en 2016, Commune de Ouégoa, mal signalée, Vieux-Ouégoa, Le Caillou Rive droite, sud-est de la RN7, Ouégoa, vallée du Diahot, Route secondaire vers Paraoua, Paimboas, (Mangelia,) haute vallée du Diahot, cascades, Route secondaire RM1, vers Tiari, pointe Nandiarane, Pam (réserve), île Pam, île Balabio, Pont sur le Diahot (1983), Route secondaire RM5, vers Mérétrice, Bwalayet, anciennes mines (or, cuivre), Arama, Route secondaire vers Mwâgin Manghine Saint-Ferdinand, Saint-Jean-Baptiste, Saint-François, Saint-Michel, Saint-Paul, Saint-Vincent, Saint-Thimothée, Saint-Joseph, Route secondaire RM3 et RM4 vers Bondé, mairie, dispensaire, collège, Ouénia, Ouéné, Oueholle, Tilwit, Ouemou, Pagu, Paimboas, Bouléas, Pont, route RM5 Ballagham et la Limite, Marais de Ballagham, Col du Grand Crève-cœur, col du Petit Crève-cœur, Sortie vers col de Koumac, Commune de Koumac, RPN7, Vallées de la Roche, des Palmiers, des Piquants, vallée de la Haute-Néhoué, Trois Creeks, Le Pain de Sucre, mine Étoile du nord, la Roche Percée, RPN1, Chagrin, vallée de Chagrin vers Poum, Vers Pago, route du Pont des Catholiques, Plateau des Lutteurs, Karaâk, Paop, Haute vallée de la Koumac, grottes, Petit Newe, Koumac aérodrome, Koumac centre ; commerces, marché, hôtels, artisanat, industrie, gendarmerie, armée, centre de santé, centre culturel
Transport fluvial Jadis, un bac permettait de traverser le Diahot. En 1983 seulement, un pont est bâti. Le fleuve, quoique large et donnant une impression de puissance est en fait semé de hauts fonds rocheux ou sablonneux, et sa profondeur n'excède pas 2 à . Son débit est modeste et de l'ordre de /s en moyenne. La marée le remonte sur près de jusqu'à Bondé. Sa navigation reste périlleuse et réservée aux embarcations de faible tonnage.
Énergie
Risques naturels et technologiques
Risques naturels
Risque particulier
Qualité de l'environnement
Toponymie Le nom de Ouégoa est formé à partir du substantif kanak Ouen (eau) et Goa (nom d'un clan kanak).
Histoire
Époque précoloniale
La découverte de l'or et de son compagnon, le cuivre L’histoire de Ouégoa, est intimement liée à celles des mines de cuivre et d'or qui ont fait la fortune de cette région sur une période de vingt ans de 1870 à 1890.
La recherche de l'or en Nouvelle-Calédonie débute avant la prise de possession de 1853. Le commissaire Louis Bérard à bord de l’Alcmène en 1850 affirme avoir découvert du quartz aurifère dans la région de Hienghène. En , l'or sous forme de paillettes est signalé dans une couche d'argile à Pouébo par un groupe de prospecteurs dirigés par Émile Lozeron. En , le gouverneur Charles Guillain, pour motiver les recherches, promet une licence gratuite de de terrain aurifère plus une prime de francs à qui pourrait produire onces d'or dans les douze mois suivants la découverte d'un gisement payant. Le , un groupe de quatre mineurs, Victor Hook, John Borgnis, George Piper et Élisée Bailly annoncent par une déclaration officielle la découverte d'un gisement au lieu-dit « Moindine » (Manghine) sur la rive gauche du Diahot, site de la future mine de Fern-Hill. Dès la confirmation de la richesse du gisement connue, la nouvelle se propage jusqu'à Sydney, attirant dans la région dès quantité de prospecteurs anglo-saxons qui ne trouvent rien et quittent les lieux quelques mois plus tard.
Au début de 1872, le cuivre est découvert pour la première fois à Manghine non loin de la mine d'or. En une découverte beaucoup plus prometteuse de cuivre est faite sur les bords du Bouéou ou rivière de Ouégoa par quatre anciens militaires, Péquillet, Sam, Joncourt et Vernier.
Le premier village de Ouégoa L'exceptionnelle richesse des filons du site de Balade (déclaré le ) évaluée de 57 à 63 % dans Le Moniteur du , attire très vite d'autres mineurs autour du point de la découverte, créant en l'espace de quelques mois un imbroglio de concessions non délimitées.
Un premier village de mineurs, aujourd'hui dénommé Vieux-Ouégoa, se forme spontanément au pied de la mine de Balade, nécessitant que l'administration délimite officiellement un plan urbain du centre dès 1877. Les premiers lots sont attribuées en à un commerçant de la place, Bertrand Delrieu. En 1878, le village compte 250 Européens, une centaine de Kanak et majoritairement des Anglais – principalement des Cornishmen originaires de Cornouilles et regroupés en bandes de mineurs venus du Copper Triangle d'Australie du Sud (d'où les noms aborigènes donnés à deux mines de cuivre autour de La Balade : "Burra-Burra" et de "Moonta" ; noms également donnés à des mines de cuivre du Copper Triangle; d'ailleurs le premier état du personnel de La Balade dirigée par un Cornishman, John Penberthy en donne 70 mineurs, la plupart étant des Cornishmen comme Pemro, Trevilyan, Wearn, Willenoweth et de rares Français. Le village connaît alors un extraordinaire boum urbain avec 53 concessions attribuées entre février et . En , Ouégoa devient le chef-lieu du de la Nouvelle-Calédonie et en juillet, le gouverneur Olry institue une commission municipale.
L'arrivée de condamnés (300 hommes pendant 20 ans) dans le cadre du contrat de « chair humaine » de Balade (, en échange de l'usine sucrière de Bacouya à Bourail), à partir de , modifie profondément la composition de la population à Ouégoa. Peu à peu en effet, ces condamnés beaucoup moins payés (2 à 3 francs par jour) prennent la place des mineurs anglais (payés de 12 à 13 francs par jour) et même des libérés. Cette concurrence déloyale empêche les autres mines de se développer, puisqu'elles ne bénéficient pas de cette main-d'œuvre à bon marché. En 1881, on envisage d'ériger un camp pénitentiaire au pied de la mine pour héberger les condamnés.
Le centre de Ouégoa au pied de la mine de Balade, après un développement spectaculaire au cours des années 1878-79 avec plus de 70 concessions urbaines octroyées, va connaître un lent déclin jusqu'à la fermeture de la mine à la fin de l'année 1884. À cette époque, les travaux atteignent près de de profondeur, dans des conditions d'exploitation très difficiles, avec la chaleur et les problèmes d'aération.
L'exploitation s'est d'ailleurs déplacée à la fin de l'année 1883 plus en amont du creek, le Bouéou, sur le site de la mine Murat. La découverte du riche gisement cuprifère de Némou-Pilou (déclaré le par Louis Equoy), précipite l'abandon de la mine de Balade. John Higginson se porte acquéreur de ces mines dès et les travaux débutent en .
Le Caillou et Manghine Ce petit centre urbain sur la rive droite du Diahot tire son nom d'un gros rocher (aujourd'hui disparu) affleurant sur la rive droite du fleuve d'après Léon Gauharou (1882) dans sa Géographie.
En , l'administration autorise John Higginson (qui a déjà fait main basse sur les mines de Fern-Hill et de Balade) à construire à l'aide de la main-d'œuvre pénale, un tramway hippomobile pour relier sur , Balade au Caillou, sur la rive droite du Diahot, point d'embarquement du minerai à destination de Pam, mais aussi point de passage reliant Balagam sur l'autre rive à Ouégoa. De Balagam, un chemin conduit à Manghine où se trouvent les installations de l'usine traitant le quartz aurifère de Fern-Hill sur les bords du fleuve. Manghine n'a pas de centre urbain, et seules quelques habitations éparses existent alors, celles de Bailly, Hook, Douzans et des commerçants Delrieu et Simmons.
Dès 1875, l'administration fait délimiter un premier centre urbain de 46 lots, au Caillou, pour endiguer le développement anarchique des constructions qui se montent auprès des hangars de la Compagnie de Balade. En , un commerçant, Joseph Henochsberg, déjà illégalement installé au Caillou, régularise sa situation en acquérant trois lots. En 1898, à peine une quinzaine de lots ont trouvé preneurs.
Parari (Paraoua), vallée de Ouamali La présence de forçats oblige l'administration à édifier plusieurs camps pénitentiaires : le premier dit des Arabes, début 1875 (en contrebas du futur fort militaire), érigé lors de la construction du tramway, puis d'autres situés à Balade (1881) et aussi au Pondolaï et à Pam.
En , l'administration crée sur un terrain de , mis à disposition par John Higginson dans le cadre du contrat de Balade, le pénitencier agricole du Diahot (vallée de Ouamali), avec une première mise en concession en . En , l'établissement ne compte que trois concessionnaires, douze fin décembre, et quarante-et-un ans plus tard. Ce pénitencier installé sur des terres peu propices à l'agriculture (à peine ) ne connaît d'ailleurs jamais un fort développement avec au mieux 70 concessionnaires installés, pour 130 mises en concession de 1881 à 1907. Fermé à cette date, il devient alors le centre administratif de la commune. En 1910, il reste seulement 4 concessionnaires pénaux surveillés par la gendarmerie.
Pam