Les élections municipales de 2026 à Metz ont eu lieu les 15 et 22 mars 2026. Elles visent au renouvellement du conseil municipal et du conseil métropolitain de l'eurométropole de Metz.

Elles se soldent pa la reconduction de la majorité de centre droit sortante, conduisant à la réélection du maire François Grosdidier pour un deuxième mandat. L'opposition est divisée en trois bloc d'importances similaires, celui du Rassemblement national, celui de la France insoumise, rallié au second tour par les Écologistes, et celui du Parti socialiste.

Modalités du scrutin

Dates Les dates du scrutin sont fixées par un décret du 27 août 2025 aux 15 et 22 mars 2026..

Mode de scrutin L'élection des conseillers municipaux et métropolitains se déroule selon un scrutin de liste à deux tours avec prime majoritaire : les candidats se présentent en listes complètes avec la possibilité de deux candidats supplémentaires. Lors du vote, on ne peut faire ni adjonction, ni suppression, ni modification de l'ordre de présentation des listesArticle du Code électoral.. Chaque bulletin de vote comporte deux listes : une liste de candidats aux seules élections municipales et une liste de ceux également candidats au conseil métropolitainArticle du Code électoral..

Le nombre de sièges à pourvoir au conseil municipal de Metz correspond à celui des communes dont la population est comprise entre et , soit 55 siègesArticle du Code général des collectivités territoriales.. Les conseillers municipaux sont élus au suffrage universel direct pour une durée de mandat de six ansArticle du Code électoral.. L'élection se termine au premier tour en cas de majorité absolue. Le cas échéant, un second tour a lieu. Les listes qui ont obtenu au moins 10 % des suffrages exprimés au premier tour peuvent se présenter au second. Les candidats des listes qui ont obtenu plus de 5 % des suffrages exprimés au premier tour peuvent rejoindre une autre listeArticle du Code électoral..

La liste ayant obtenu le plus de voix se voit attribuer la moitié des sièges, arrondie à l'entier supérieur si nécessaire. Ainsi, la liste majoritaire obtient automatiquement 28 sièges. Les 27 sièges restants sont attribués à la représentation proportionnelle à la plus forte moyenne aux listes ayant obtenu au moins 5 % des suffrages exprimés au second tour (ou au premier tour en cas de tour unique)Article du Code électoral..

Contexte

Scrutin précédent

Les élections municipales de 2020 ont été marquées par une abstention massive en raison de la pandémie de Covid-19, la participation lors du s'étant effondrée de 50 % en 2014 à 31 % en 2020.

Sur le plan local, le maire sortant Dominique Gros, en fonction depuis 2008, ne brigue pas de troisième mandat.

La liste menée par le républicain François Grosdidier, et ralliée au par la liste de la macroniste dissidente Béatrice Agamennone, parvient à ravir la mairie avec 193 voix d'avance, elle obtient ainsi 40 sièges.

La liste d'union de la gauche, menée par Xavier Bouvet, et réunissant Europe Écologie - Les Verts, le Parti socialiste, le Parti communiste, Génération.s, Les Radicaux de gauche et Place publique, est reléguée au rôle d'opposition et n'obtient que 12 sièges.

Enfin, le Rassemblement national parvient à se maintenir au conseil municipal, bien que perdant 1 de ses 4 sièges initiaux.

N'ayant pas atteint les 10 % au et n'ayant pas fusionné avec une autre liste pour le , les listes La République en marche - MoDem - Mouvement radical de Richard Lioger, du socialiste dissident Thomas Scuderi et Agir de Jérémy Aldrin, n'envoient aucun élu à la mairie.

+ Résultats des municipales de 2020 à Metz.Fichier:Metz CM 2020.svgTête de listeListePremier tourSecond tourSiègesVoix%Voix%François GrosdidierLR - LC - UDE29,7645,134032 Béatrice AgamennoneLREM 6,19 Xavier BouvetEELV - G·s - PCF - PS - PP24,97 44,24129 Françoise GroletRN - PDF11,79 10,6232 Richard LiogerLREM - MoDem - MR7,16 Thomas ScuderiPS 6,13 Jérémy AldrinAgir5,59 Emmanuel LebeauDVD4,93 Jean-Hugues NyalendoLFI4932,30 Mario RinaldiLO2451,14 Votes valides97,6298,03 Votes blancs1800,822681,19 Votes nuls3421,561780,79 Total100100 55 43 Abstention68,5767,63 Inscrits / participation31,4332,37

Contexte politique local

Scrutin tour tour%%%%%%%Régionales 2021 LR 31,29 EELV-PS 21,95 RN 17,09 LFI 12,55 LR 40,37 EELV-PS 32,50 RN 18,67Présidentielle 2022 LREM 30,40 LFI 27,19 RN 17,48 REC 7,31 LREM 67,19 RN 32,81 colspan=3 Législatives 2022... NUPES 30,53 ENS 19,94 RN 15,93 LR 11,01 NUPES 45,95 RN 28,99 ENS 25,06Européennes 2024 RN 23,96 ENS 16,14 PS-PP 15,65 LFI 14,47 colspan=9 Législatives 2024... NFP 37,00 ENS-UDI 31,73 RN 27,61 LO 1,31 ENS-UDI 69,04 RN 30,96 colspan=3

Candidatures déclarées En février 2025, Jeremy Roques, chef de l'opposition municipale de gauche dans la ville, est désigné pour mener le camp des Écologistes. Le 5 septembre, il annonce officiellement sa candidature au poste de maire à la tête de la liste "Maintenant pour Metz", avec le soutien de son propre parti ainsi que celui du Parti communiste et du Parti animaliste, et des accords possibles avec les listes du Parti socialiste et de La France insoumise sont évoqués. En octobre 2025, le mouvement L'Après rejoint la liste de Jérémy Roques, et début janvier 2026, les partis Génération écologie de Delphine Batho puis Debout ! de François Ruffin annoncent leur soutien et leur association à la liste des écologistes.

Le 17 mars, Charlotte Leduc, ancienne députée de la circonscription, et Jean-François Secondé, conseiller municipal et régional d’opposition, sont désignés chefs de file de La France insoumise. Le 19 décembre 2025, Charlotte Leduc annonce officiellement sa candidature au poste de maire à la tête de la liste "Metz en Commun", avec le soutien de son propre parti, celui du NPA-A et de citoyens engagés, et des accords possibles au second tour avec les autres listes de gauche. Le 14 février 2026, le mouvement Génération.s annonce rallier la liste « Metz en Commun » conduite par Charlotte Leduc, à l’issue d’un vote interne de ses militants messins.

En mai, Bertrand Mertz, ancien maire de Thionville, est désigné par le Parti socialiste pour mener une liste. Il est rallié le septembre par Les Radicaux de Gauche, le 4 décembre par Bernard Cazeneuve et son parti La Convention, puis en janvier 2026 par Place publique, notamment par le biais de Xavier Bouvet, candidat écologiste de l'union de la gauche défaite en 2020 et qui a rejoint le mouvement depuis.

Le 16 juin, Horizons choisit Anne Stémart, l'actuelle adjointe à l'éducation, comme cheffe de file.. Le parti annonce en septembre soutenir le maire sortant, François Grosdidier, s'il est candidat. Ce dernier participe activement à la campagne municipale mais n'annonce pas officiellement sa candidature pendant plusieurs moishttps://tout-metz.com/municipales-2026-maire-metz-francois-grosdidier-sans-etre-candidat-debat-entre-pretendants-mairie-845268. Le 6 février, il déclare finalement sa candidature en prolongement de son équipe sortante, une liste « non-partisane » ralliant notamment deux anciens opposants : le conseiller départemental divers centre et ancien candidat à la mairie Emmanuel Lebeau (4,93 % en 2020), et l'ancienne députée et conseillère régionale Paola Zanetti (ex-Parti socialiste). Il est également soutenu par Les Républicains comme en 2020, ainsi que par Béatrice Agamennone (divers centre), candidate à la mairie de Metz en 2020 (6,19 %), qui l'avait rallié dans l'entre-deux tours.

Le 17 octobre, le Rassemblement national annonce investir Étienne Anstett en tant que tête de liste, qui est également soutenu par l'UDR.

Le 13 janvier 2026, un collectif nommé « groupe Fabert » annonce son intention de présenter une liste. Le 23 janvier, ce groupe se révèle être une liste centriste sans parti déclaré, principalement citoyenne, mais dirigée par le député Renaissance Ludovic Mendes et soutenue par le MoDem.

Le 23 janvier, Lutte ouvrière annonce présenter une liste à Metz le 23 janvier, menée par Mario Rinaldi, déjà candidat à Metz en 2014 et 2020.

Le NPA tendance Révolutionnaires (NPA-R) présente une liste dirigée par Gael Diaferia, candidat aux élections législatives en 2022 et 2024 dans la 3e circonscription de Moselle.

Le Parti des travailleurs soutient de son côté la liste de Marie-Jeanne Becht, déjà candidate à Metz en 2014 .

Tentative inaboutie d'union des listes de gauche À partir de , les différentes forces de gauche désignent leurs chefs de file respectifs dans le but de rechercher des accords électoraux potentiels. Neuf mouvements et partis s'engagent alors à chercher une union de la gauche : ceux présents en 2020 (excepté Place publique), mais auxquels s'ajoutent La France insoumise, L'Après, le Parti animaliste, et le Nouveau Parti anticapitaliste tendance L'Anticapitaliste (NPA-A). Néanmoins, la tentative d'union tourne court, se heurtant à des échecs répétés des négociations entre les différentes entités. Dès avril, Bertrand Mertz, qui vient d'être nommé pour le Parti socialiste, évoque une alliance plus large vers les centristes, ce que désapprouvent les autres composantes de gauche. La France insoumise quitte finalement les discussions le juillet, en conséquence directe des positions de Mertz et de rapprochements entre la liste écologiste de Jeremy Roques et d'autres partis... Les tentatives d'union sont bloquées par les camps PS et LFI, la liste Mertz ne désirant pas d'union avec LFI, et la liste Leduc refusant une association jugée contre-nature avec un Parti socialiste qui de son côté souhaite une ouverture au centre.

Malgré ces échecs, un collectif citoyen lance à l'automne 2025 une campagne pour pousser les listes déclarées à l'union, initiative soutenue par les mouvements unitaires ayant participé aux discussions d'union à Metz (L'Après, Nouvelle Donne, et Génération.s). Toutefois, en janvier 2026, Jeremy Roques confirme que sa liste unitaire ne fera pas d'alliance avec les socialistes au premier tour, également repoussé par la possibilité d'un accord avec des formations centristes. Mais il reste favorable à une candidature d'union, en particulier au second tour, ce que souhaite également La France insoumise. Finalement, les différents mouvements de gauche unitaire répartissent leurs soutiens dans divers listes pour le premier tour : Place publique rejoint la liste PS de Bertrand Mertz ; Génération.s et le NPA-A soutiennent la liste LFI de Charlotte Leduc ; enfin, le Parti communiste, L'Après, le Parti animaliste et Debout ! soutiennent la liste écologiste de Jérémy Roques.

Enjeux

La campagne municipale de 2026 à Metz s’articule autour de plusieurs enjeux structurants régulièrement mis en avant par les candidats et relayés par la presse locale.

Parmi les thèmes centraux figurent les mobilités urbaines, avec des débats portant sur le développement des transports en commun, la place de la voiture en centre-ville et la question de la gratuité des réseaux de transport.

Les questions de logement et d’urbanisme constituent également un axe majeur de la campagne, notamment autour de la densification urbaine, de l’accès au logement social et de la rénovation des quartiers.

Les enjeux liés à la transition écologique et à la qualité de vie (espaces verts, pollution, aménagements cyclables) sont également au cœur des programmes présentés.

Enfin, plusieurs listes mettent en avant la démocratie locale et la participation citoyenne, en proposant des dispositifs de consultation ou de votation sur certains projets municipaux.

Campagne

Chronologie

La campagne électorale débute progressivement à partir de l’année 2025, avec la désignation des chefs de file par les principales formations politiques représentées localement.

Au cours de l’année 2025 et au début de l’année 2026, plusieurs listes officialisent leur entrée en campagne, ouvrent des locaux électoraux et présentent leurs premières orientations programmatiques lors de réunions publiques et d’événements médiatisés.