Le Réseau routier provincial de l'Ontario consiste en l'ensemble des routes de l'Ontario entretenues par le Ministère des Transports de l'Ontario (MTO), incluant celles désignées comme des King's Highway, les routes secondaires et tertiaires. L'ensemble du réseau parcourt et compte 2 880 ponts, allant de l'autoroute 401, l'autoroute la plus achalandée d'Amérique du Nord, aux routes forestières non-asphaltées. La plus longue route mesure près de alors que la plus courte fait moins d'un kilomètre.
Les prédécesseurs des routes modernes actuelles incluent des sentiers et des portages empruntés par les peuples autochtones avant l'arrivée des Européens. Peu après la création de la Province du Haut-Canada en 1791, le nouveau gouvernement, sous John Graves Simcoe, a débuté la construction de routes militaires terrestres vouées à remplacer les routes maritimes. Parmi ces routes, figurent la Rue Yonge ainsi que la Rue Dundas. À l'époque, la construction routière était sous le contrôle des gouvernements des township et des countés. Les routes locales des township étaient financées et construites via un système de travail qui requérait aux propriétaires terriens de faire eux-mêmes les améliorations au lieu de payer directement des taxes foncières. Des compagnies privées ont construit des routes en rondins et, plus tard, des routes en planches. Des péages ont été chargés des la deuxième moitié du . La montée en popularité du vélo a mené à la création de la Ontario Good Roads Association, laquelle militait pour l'amélioration des routes et des loisirs à mesure que l'automobile gagnait en importance.
Au début du , la province a repris de l'intérêt dans l'amélioration routière et a commencé à financer le réseau via les comtés. L'augmentation de l'utilisation de l'automobile a amené la création du Department of Public Highways of Ontario (DPHO) en 1916. L'adoption de la Canada Highways Act en 1919 a mené à la création des réseaux routiers provinciaux. Le DPHO a assigné des numéros internes aux routes et, en 1925, ces numéros sont identifiés le long des routes et sur les cartes routières. En 1930, les routes provinciales sont renommées King's Highways et le symbole avec la couronne, encore utilisé aujourd'hui, est créé. Le DPHO a aussi été renommé le Department of Highways (DHO).
Les années 1930 ont été ponctuées par plusieurs projets visant à endiguer les effets des dépressions économiques. Parmi ceux-ci, il y a eu la construction de la première autoroute à voies divisées interurbaine d'Amérique du Nord le long de The Middle Road, laquelle deviendra la Queen Elizabeth Way en 1939. En 1937, le DHO a fusionné avec le Département du développement du Nord, prolongeant le réseau dans le Bouclier canadien et dans le nord de l'Ontario. D'importants travaux d'ingénierie et d'arpentage durant les années de la guerre, années durant lesquelles la construction routière était presque au point mort, ont mené à la planification et la construction initiale des autoroutes à accès limités. Les routes de la série-400 ont commencé à être construites à la fin des années 1940 et ont été numérotées en 1952.
La grande majorité des infrastructures routières de l'Ontario a été construite dans les années 1950, 1960 et le début des années 1970. L'annulation de la Spadina Expressway et l'adoption du Environmental Assessment Act dans les années 1970 a mené à la baisse de la construction routière dans les décennies suivantes. À la fin des années 1990, près de de routes provinciales ont été transférées à des niveaux de gouvernement inférieurs. Quelques nouvelles routes provinciales ont été construites au début des années 2000 alors que quelques projets majeurs, dont la Herb Gray Parkway et le prolongement de la route 69 ont eu lieu. Des projets de construction récents incluent la Bradford Bypass et la route 413.
Nomenclature, signalisation et réglementation vignette|redresse|La toute première carte routière ontarienne publiée en 1923 En Ontario, toutes les routes sont assujetties à la Highway Traffic Act (HTA), laquelle émet la réglementation.
Les limites de vitesse sur les routes provinciales varient entre 50 km/h (30 mph) et 110 km/h (70 mph). Les autoroutes, incluant celles de la série-400, ont généralement une vitesse maximale permise de 100 km/h (60 mph), bien que certaines sections ont une limite inférieure. Trois segments autoroutiers font partie d'un projet pilote visant à essayer une vitesse maximale permise de 110 km/h (70 mph) dans des régions rurales qui ne sont pas sujettes à la congestion. Un quatrième segment, situé dans le nord de l'Ontario, a été annoncé en 2020, mais le début du projet-pilote a été reporté depuis.
Panneaux indicateurs droite|vignette|redresse|Cet assemblage de panneaux indicateurs à une intersection avec la route 6 présente des boucliers de jonction en forme de couronne ainsi que des boucliers indicateur de direction L'Ontario utilise deux formes distinctes pour identifier les King's Highways. Des panneaux de confirmation sont utilisés le long des routes désignées pour confirmer (près des intersections) et rassurer (ailleurs sur la route) les automobilistes qu'ils sont sur la bonne route. Ces panneaux, connus comme boucliers, présentent le numéro de la route dans un contour en forme de bouclier couronné de la Couronne de saint Édouard. Dans d'autres cas, particulièrement en approchant de la jonction avec d'autres routes, un panneau carré en forme de couronne présentant le numéro de la route à l'intérieur est utilisé; les panneaux d'indication des sorties sur les autoroutes et les intersections majeures utilisent ce panneau. Pour les routes secondaires, le numéro de la route est présenté dans un trapèze isocèle, alors que les routes tertiaires sont indiquées dans un panneau rectangulaire. Lorsque ces panneaux apparaissent près d'une intersection, l'écriture est en noir sur un fond réflectif blanc. Il y a toutefois deux esceptions: la QEW, laquelle présente un texte bleu sur un fond jaune, et le segment provincial de l'autoroute 407, à péage, présente un texte en blanc sur un fond bleu ainsi qu'une plaque orange marquée du mot "Toll" (péage en anglais) en noir, en dessous. Les panneaux datant d'avant 1993 présentaient les mots "The King's Highway" sous la couronne, mais les versions actuelles n'utilisent pas les mots.
En plus des panneaux réguliers, il existe des panneaux indicateurs de la direction à prendre pour se rendre à une route. Ils sont nommés trailblazers. Ces panneaux ont la même forme que le panneau principal de leur route correspondante. Ces panneaux indiquant les King's Highway, lesquelles peuvent être des boucliers ou des couronnes, présentent un texte en blanc sur un fond réflectif vert, à l'Exception du panneau indicateur de la QEW, lequel présente un texte en jaune sur un fond réflectif bleu. Pour les routes secondaires, ces panneaux ne font qu'ajouter le mot "TO" (vers) au-dessus du numéro de la route.
Depuis , des panneaux "Highway of Heroes" présentant un coquelicot ont été installés le long de l'autoroute 401 entre Toronto et la Base militaire de Trenton. Ceux-ci ont été érigés en l'honneur des soldats canadiens décédés en fonction. Les convois funéraires de ceux-ci empruntent ce segment routier.
Classification L'Ontario a plusieurs classes distinctes de routes:
King's Highway droite|vignette|redresse|Panneaux de la QEW et de l'Autoroute 403 formant un multiplex Les King's Highway forment le réseau routier primaire de la province et constituent la majorité des routes interurbaines. Formant un tout, le réseau est nommé à la forme singulière en opposé à un groupe de plusieurs parties ("the King's Highway", pas "the King's Highways"). Chaque route individuelle est connue comme une partie du King's Highway". Cependant, de façon commune, les routes sont plutôt nommées "Route n". Le réseau routier ontarien se classe deuxième plus sûr en Amérique du Nord pour le nombre de décès avec 0,55 décès pour 10 000 conducteurs en 2019. Le terme "King's Highway" est utilisé peu importe le genre du monarque.
Les autoroutes de la série-400 et la QEW forment la colonne vertébrale du réseau, avec les autres routes numérotées entre 2 et 148. Le Ministère des Transports n'a jamais désigné de route 1. Quelques routes sont numérotées avec un suffixe; A pour une route alternative, B pour une route commerciale ("business route") N pour une nouvelle route. Il y a aussi déjà eu des routes avec un suffixe C et S pour des routes touristiques ("scenic route"). L'entièreté du réseau est totalement asphalté. Le terme "the King's Highway" a d'abord été adopté en remplacement du terme "provincial highway" en 1930 et les panneaux similaires aux panneaux actuels ont remplacé les anciens panneaux triangulaires qui était installés.
Série-400
Les autoroutes de la série sont un réseau de routes à accès contrôlé dans le sud de l'Ontario, formant une subdivision du réseau principal. Elles sont analogues au réseau des Interstates aux États-Unis ou au réseau autoroutier québécois. La désignation des autoroutes de la série-400 a été introduite en 1952, bien que l'Ontario avait déjà commencé à construire des routes à accès limité depuis déjà 20 ans. Initialement, seules les autoroutes 400, 401 et 402 ont été numérotées; les autres ont suivi dans les décennies suivantes.
Alors que les routes plus anciennes ont quelques lacunes en termes de caractéristiques de sécurité, les autoroutes de la série-400 sont construites pour théoriquement permettre des vitesses de 130 km/h (80 mph), comportent plusieurs mesures anticollisions et de gestion du trafic ainsi que plusieurs caractéristiques adoptées dans l'ensemble de l'Amérique du Nord. Parmi ces mesures, il y a le Ontario Tall Wall, une barrière médiane de type Jersey mais plus haute, ainsi que le design de l'échangeur Parclo, lequel deivendra standard dans la construction de l'Autoroute 401 à Toronto en 1962. Le Institute of Traffic Engineers a par ailleurs recommandé l'adoption de ce design en vue de remplacer les échangeurs en trèfle en Amérique du Nord.
Réseau secondaire gauche|vignette|redresse|Route secondaire typique avec son bouclier Les routes secondaires existent uniquement dans les districts du nord de l'Ontario qui n'ont pas de système routier de comté. Les routes secondaires leur sont analogues. La seule exception à la règle est la Route 537 à Grand Sudbury. Ces routes servent généralement à relier des communautés éloignées au réseau principal, ou à relier deux routes principales entre elles. Quelques routes secondaires demeurent en gravier, mais la plupart sont asphaltées. La limite de vitesse sud ces routes est de 80 km/h (50 mph), bien que la Route 655 ait une vitesse affichée de 90 km/h (55 mph).
Le réseau routier secondaire a été créé en 1956 pour desservir les régions du nord de l'Ontario et du centre de l'Ontario, bien qu'il ait déjà inclut une route allant au Lac Ontario, bien au sud. Plusieurs routes qui sont devenues des routes secondaires étaient déjà entretenues par la province comme routes de développement avant d'être désignées. Depuis 1998, aucune route secondaire n'existe au sud des districts de Parry Sound et de Nipissing. Les routes secondaires sont numérotées dans les 500 et les 600; les numéros actuels allant entre 502 et 673.
Réseau tertiaire Les routes tertiaires sont des routes isolées, entièrement dans le nord de l'Ontario donnant accès à des ressources (minières et forestières). Les routes tertiaires sont numérotées dans les 800. La plupart de ces routes sont en gravier et sous-standard. La limite de vitesse de ces routes est de 80 km/h (50 mph), bien que l'état des routes permette rarement une telle vitesse. Contrairement aux autres routes du réseau, le MTO n'est pas responsable de l'entretien hivernal de ces routes ni de l'utilisation de celles-ci. Le MTO a introduit le réseau tertiaire en 1962. À l'exception de la Route 802, aucune n'aboutit dans des lieux habités.
Route transcanadienne