Le d'autos-mitrailleuses et autos-canons (ou GAMAC), constitué en , est l'un des 17 groupes d'autos-mitrailleuses et autos-canons, petites unités d'artillerie légère mobile mises à disposition de l'armée française pendant la campagne contre l'Allemagne.

Création, dénominations et affectations Créé au début de par l'état-major du gouverneur militaire de Paris, le groupe d'autos-canons de la Marine lui reste affecté jusqu'au lorsqu'il est rattaché à la division de cavalerie, organiquement affectée au corps de cavalerie. Le groupe est dissous au front en tant qu'unité de Marine le et immédiatement recréé comme unité de l'armée de terre sous le nom de groupe d'autos-mitrailleuses et autos-canons, toujours organiquement affecté à la division de cavalerie. Ce rattachement perdure jusqu'à la fin des hostilités et est maintenu dans l'après-guerre.

Le groupe d’autos-mitrailleuses de cavalerie (A.M.C.) très vraisemblablement dissous en , reconstitué sous ce nom en devient escadron d’autos-mitrailleuses de cavalerie (EAMC) le puis EAMC le . Historique des campagnes et batailles Campagne contre l'Allemagne 1914 Jusqu'à fin décembre le groupe est à l'instruction à Vincennes. 1915 Dès qu'il est opérationnel, début janvier, le groupe de Marine est affecté au camp retranché de Paris pour prendre un service de défense contre aéronefs à Athis-Mons puis à Wissous. Il y reste tout l'hiver et au printemps. Affecté à la division de cavalerie (DC) le , il rejoint son état-major quelques jours plus tard à Izel-les-Hameaux. Plusieurs stationnements dans le Pas-de-Calais, sans emploi particulier, jalonnent la vie du groupe pendant l'été. Le le groupe est dirigé vers le front de la Marne, sa DC, de concert avec les et divisions de cavalerie, devant participer à une importante offensive au nord de Suippes. Cette opération étant annulée, la 5e DC retourne vers Épernay pour cantonner à Esternay afin de prendre un service dans les tranchées à Prunay le . En novembre le cantonnement est déplacé à Tours-sur-Marne pour permettre au groupe de poursuivre dans les tranchées non loin de Prosnes (est de Reims). 1916 Le groupe continue d'assurer son service aux tranchées jusqu'au , jour où il est dissous au front et reformé immédiatement comme groupe d'autos-mitrailleuses et autos-canons (GAMAC) de l'armée de terre. En juillet et août il assure un service de tranchées à l'est de Reims à partir de son cantonnement d'Ambonnay. D'août à fin décembre, cantonné à la caserne Clarental à Lunéville il assure un service de tranchées à Hénaménil. 1917 vignette|11e et 13e GAMAC (Nampcel, ). Durant le premier trimestre le groupe stationne dans les Vosges et dans le Doubs à Montbéliard sans engagement particulier. D'avril à fin mai il revient à l'ouest de Reims et dans l'Oise pour finalement installer son cantonnement à Nampcel pour cinq mois et demi, ce qui le place non loin de la basse forêt de Coucy, où il assure pendant ce temps un service de tranchées. À la mi-novembre, le groupe est retiré du front pour une période de repos qui l'amène à Chantilly puis à Luzarches jusqu'à fin décembre. 1918 De retour à Nampcel pour tout le premier trimestre, le GAMAC est engagé dans la défense de Noyon les 22 et . Sa conduite au cours des combats lui vaut une citation à l'ordre de l'armée. Trois jours plus tard, il fait mouvement en urgence vers Montdidier où il contribue à protéger l'infanterie dans une opération de repli très périlleuse du 28 au , engagement au cours duquel un de ses hommes est blessé, un maréchal-des-logis et le capitaine Dubois tués. D'avril à fin mai le groupe est au repos d'abord dans la région des Andelys, puis près d'Épernay. Il est alors appelé à participer à la défense de Fismes fin mai et doit faire face à de violents engagements. En juin, le groupe se replie au sud de la Marne, intervient à l'ouest d'Épernay du 16 au dans des combats violents, avant d'occuper divers stationnements dans l'Aube, de nouveau dans la Marne vers Chalons, puis à proximité de Saint-Dizier où l'armistice interrompt ces mouvements plus ou moins erratiques.

Après l'armistice en France 1918- Cinq jours après l'armistice, le groupe revient des Vosges par la Lorraine, passe à Lunéville et Baccarat pour gagner Le Raincy (Seine-Saint-Denis) où il cantonne à partir du . Les 11e et GAMAC reçoivent la fourragère aux couleurs de la Croix de guerre le 18 mars 1919 lors d'une prise d'armes suivie d'un défilé. Le groupe reste au Raincy jusqu'au lorsqu'il est temporairement affecté, avec le et le 11e GAMAC, aux troupes d'occupation en Allemagne à Mayence. Il est rapatrié le à Melun, où il est dissous quelques jours plus tard. 1922 Des travaux sur le groupe et d'après les nominations d'officiers, il ressort que le groupe est reconstitué en en tant que 13e groupe d'autos-mitrailleuses de cavalerie (AMC). Il apparait rester en garnison à Melun.

Commandants du groupe Période Marine. Lieutenant de vaisseau Léon Masquart ( - ) qui commande également la section. L'enseigne de vaisseau de classe François de Tonquédec, chef de la section depuis la création du groupe jusqu'au . Période Cavalerie Capitaine Debruges du au Au plus tard. La date exacte de départ n'est pas connue, mais le capitaine Dubois prend bien ses fonctions le .. Capitaine René Dubois ( - ), mort pour la France. Lieutenant puis capitaine Armand Gelin ( - ). Capitaine Camille de Séroux à partir du .

Pertes du groupe en opérations Les travaux sur le groupe ne font mention que des pertes présentées ci-dessous. Au vu des pertes des autres groupes, il est probable que d'autres pertes n'ont pu être repérées. Une Action AMAC qualifie une opération dans laquelle il a été fait principalement appel aux spécificités de ces unités mobiles composées de voitures blindées, bien armées en mitrailleuses et canons, servies par du personnel expérimenté et solidaire. +GradeNomDate de blessure/décès/disparitionCirconstance SoldatHenri LabartheBlessé le TranchéesMaréchal-des-logisLouis CaronTué le Action AMACSoldatPaul JanvierTué le Action AMACCapitaineRené DuboisTué le Action AMAC

Distinctions et décorations Le Groupe mixte d’autos-mitrailleuses et d’autos-canons reçoit trois citations à l’ordre de l’armée :

Citation à l'ordre de la armée du :

Ordre du Grand quartier général n°13742 "D" du :

Ces deux citations lui valent de se voir attribuer le la fourragère aux couleurs de la Croix de guerre, épinglée sur son fanion par le général Humbert, commandant la armée, lors d’une prise d'armes à Vincennes le Journal officiel, , p. 4158.

S’y ajoute cette citation du à l’ordre de l’armée, prononcée dans des termes identiques à celles des et groupes :

Personnalités ayant servi au sein du groupe Lucien Bechmann (1880-1968), soldat, brigadier, maréchal-des-logis, architecte. Bruno Leydet (1890-1962), maréchal-des-logis, promu sous-lieutenant, homme de lettres, publie sous le nom de Bertrand Defos, contributeur de Taca Tac Teuf Teuf. Charles Millevoye (1881-1915), sous-lieutenant, fils de Lucien Millevoye, député, rédacteur en chef du journal La Patrie. Henri Marie Pierre François de Quengo de Tonquédec (1872-1954), enseigne de vaisseau de classe, membre d'une famille subsistante de la noblesse française d'origine bretonne.

Matériels Lors de sa constitution En tant que groupe d'autos-canons de la Marine, le groupe est équipé de six autos-canons sommairement blindés, construits sur un châssis Peugeot torpédo type 146, de 1913, muni de son moteur et de quatre autos-mitrailleuses Renault ED, type 1914, dotées d'une faible protection blindée, munies du même moteur. Dotation en blindés modèles 1915 Le groupe reçoit les nouveaux modèles d'autos-canons à l'épreuve de la balle perforante allemande (dite balle S) le . Il en est cependant dessaisi un mois plus tard au profit du 3e groupe et ne récupère un nouvel ensemble que fin mars. Les autos-mitrailleuses blindées modèle 1915 sont livrées en . Dotation en autos-mitrailleuse-canon White TBC À une date non connue mais avant le lorsqu'il défile à Vincennes, le groupe est doté des nouvelles autos-mitrailleuse-canon construites selon les dessins et brevets de MM de Ségur et Lorfeuvre sur des châssis américains White TBC. Celles-ci sont recyclées dans un autre groupe à la dissolution du GAMAC en . Autres véhicules Initialement doté de deux camions de ravitaillement, le groupe reçoit deux camions supplémentaires fin 1915 . À cette date il dispose aussi de deux voitures de liaison.

Bibliographie . . . . . . .

Voir aussi Articles connexes Automitrailleuse Renault Groupe d'autos-mitrailleuses et autos-canons (1914-1922) Taca Tac Teuf Teuf, Journal des groupes d'autos-mitrailleuses White TBC

Liens externes

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Notes et références

Catégorie:Unité militaire française de la Première Guerre mondiale Catégorie:Unité de la Marine française Catégorie:Unité ou formation militaire créée en 1914 Catégorie:Unité de cavalerie française dissoute * Catégorie:Unité militaire décorée de la croix de guerre 1914-1918