Aratika est un atoll situé dans l'archipel des îles Tuamotu en Polynésie française. Il est administrativement rattaché à la commune de Fakarava. Depuis 1977, Aratika fait partie des sept atolls de la commune de Fakarava classés réserve de biosphère par l’UNESCORéserve de biosphère de la commune de Fakarava, MAB France, consulté le 3 mars 2019..
Géographie Situation vignette|gauche|Carte topographique d'Aratika. Aratika est situé à au sud-est de Kauehi, l'atoll le plus proche, à au nord-est de Toau et à au nord-est de Tahiti. L'atoll d'Aratika a une forme de dent de requin : sa plus grande longueur est de et sa plus grande largeur est de pour une surface de terres émergées de . Son lagon s'étend sur et communique avec l'océan par deux passes dénommées Fainukea et Temaketa.
L'atoll dépend de la commune de Fakarava qui comprend également les atolls de Kauehi, de Niau, de Raraka, de Taiaro et de Toau.
Géologie D'un point de vue géologique, l'atoll est l'excroissance corallienne (de quelques mètres) du sommet d'un petit mont volcanique sous-marin homonyme, qui mesure depuis le plancher océanique et fut formé il y a 56,1 à 58,9 millions d'années Aratika Seamount sur le catalogue Seamount de earthref.org.
Démographie En 2017, la population totale d'Aratika est de 225 personnesAtlas de Polynésie : Aratika, Direction des ressources marines du Gouvernement de la Polynésie française, consulté le 27 février 2019. vivant principalement dans le village de Paparara ; son évolution est la suivante :
1983 1988 1996 2002 2007 2012 2017 233Recensement de 2007 158 225 Sources ISPFPopulation, naissances et décès entre deux recensements (RP), Institut de la statistique de la Polynésie française (ISPF), consulté le 27 février 2019. et Gouvernement de la Polynésie française.
Histoire La première mention de l'atoll par un Européen est faite par le navigateur germano-balte Otto von Kotzebue en lors de sa deuxième expédition en PolynésieLes Atolls des Tuamotu par Jacques Bonvallot, éditions de l'IRD, 1994, , .Tahiti et ses archipels par Pierre-Yves Toullelan, éditions Karthala, 1991, , .. L'atoll est abordé le par le navigateur Ireland, puis par le Français Jules Dumont D'Urville en , ainsi qu'à trois reprises par Charles Wilkes à aller et au retour de son expédition australe : le , le , et le Expédition de Wilkes. L'atoll apparaît sur certaines cartes sous le nom d'île Carlshoff Names of the Paumotu Islands, with the Old Names So Far As They Are Known par J.L. Young dans The Journal of the Polynesian Society, , , décembre 1899, ..
Au , Aratika devient un territoire français, peuplé d'environ trente habitants, qui développe une petite production d'huile de coco (d'environ dix tonneaux par an vers 1860)Notices sur les colonies françaises, Étienne Avalle, éditions Challamel aîné, Paris, 1866, ..
En 1977, l'atoll – avec six autres de la commune de Fakarava que sont Fakarava, Kauehi, Niau, Raraka, Taiaro et Toau – est classé « Réserve de biosphère » par l'UNESCO, classement renouvelé en 2006 et 2017Commune de Fakarava, UNESCO, février 2015..
Économie L'économie de l'atoll est liée à la perliculture, autorisée sur de la partie sud-ouest du lagon, ainsi qu'à la pêche des holothuries représentant environ exportées annuellement vers Tahiti puis l'Asie.
L'atoll compte deux aérodromes : l'un privé « Aratika Perles » ouvert à la pointe sud d'Aratika en 1998 et long de Aérodrome d'Aratika, l'autre public « Aratika Nord » au nord-est et long de . Ce dernier accueille, en moyenne, environ entre 175 à 240 vols et à passagers par an, la fréquentation étant fortement déclinante ces dernières annéesStatistique de l'aérodrome d'Aratika, Union des aéroports français, consulté le 28 février 2019..
Notes et références
Liens externes
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