Le de chasseurs à pied est un bataillon de l'armée de terre française, appartenant au corps des chasseurs à pied. Créé en 1840, il a participé à plusieurs campagnes menées par le commandement français depuis cette date, notamment auprès des colonies d'alors en Algérie et en Asie puis au cours des deux guerres mondiales.

Garnisons du de chasseurs à pied vignette|La caserne Stainville de Lunéville, garnison du de chasseurs à pied de 1885 à 1914. vignette|Une des deux casernes du de chasseurs à Neustadt, le quartier Edon, vu depuis l'aérodrome de Lachen-Speyerdorf, en 1988. 1840 : Saint-Omer 1841-1843 : Vincennes 1844-1847 : Metz 1848 : Strasbourg 1848 : Lyon 1848-1850 : Strasbourg 1851-1853 : Constantine 1853 : Toulouse 1854-1856 : Vincennes 1857-1859 : Saint-Omer 1859-1859 : campagne en Extrême-Orient 1862-1864 : Lyon 1867 : Rome 1868-1870 : Douai 1871-1873 : Paris-Satory 1874-1876 : Amiens 1877-1879 : Miliana (Algérie) 1880-1884 : Versailles 1885-1918 : Lunéville 1919-1924 : Neuf-Brisach 1925-1939 : Mulhouse 1940-1942 : Jujurieux 1944 : Louhans 1944-1945 : campagne Alsace Allemagne 1946-1951 : Vincennes 1951-1959 : Saint-Wendel (Allemagne) 1960-1977 : Sarrebourg (Allemagne) 1978-1990 : Neustadt (Allemagne) : dissolution

Historique du de chasseurs à pied Monarchie de Juillet En 1837, le besoin de moderniser l'armée et en particulier celui de la doter d'une infanterie légère puissante et manœuvrière conduit à la création d'une compagnie de chasseurs d'essai (à l'initiative du duc d'Orléans). Remarquée par le roi Louis-Philippe, elle est transformée en bataillon à six compagnies, elle s'illustrera en Algérie pendant l'année 1840.

Cette même année, le duc d'Orléans est chargé de créer dix bataillons de ce type qui prendront l'appellation de chasseurs à pied.

La du est formée à Saint-Omer le . De novembre à décembre, sept autres compagnies complètent le bataillon installé au camp d'Helfaut (sud de Saint-Omer). Le son premier chef de corps cède sa place au commandant Froment-Coste, qui quatre années plus tard tombera à la tête du à la bataille de Sidi-Brahim.

À Vincennes, où il est stationné, le , le commandant Froment-Coste reçoit la garde du premier drapeau des chasseurs des mains du roi. Cet emblème, unique pour toute la subdivision d'arme, est gardé par roulement par tous les bataillons.

Deuxième République et Second Empire En 1848, le bataillon part maintenir l'ordre en Alsace, à Mutzig et Marmoutier. L'année suivante, il fait partie du corps expéditionnaire de la Méditerranée envoyé combattre la République romaine et participe au siège de Rome.

En 1850, le bataillon est à la division d'occupation en Italie et son dépôt est à Toulouse.

En 1851, il rejoint Constantine pour participer à la conquête de l'Algérie. En , en et de juillet à , il participe à des expéditions punitives contre les rebelles kabyles. Affaibli par une épidémie de fièvre paludique, le bataillon rejoint son dépôt de Toulouse en 1853 puis Vincennes le .

Il quitte Paris le pour participer à l'expédition franco-britannique en Chine (seconde guerre de l'opium). Il combat lors la bataille de Palikao dans la matinée du . Elle leur a permis de prendre la capitale Pékin et de défaire l'Empire Qing. La force combinée franco-britannique, qui avait récemment occupé Tianjin, s’attaque à une armée chinoise forte de à Baliqiao. C'est le de chasseurs à pied qui prend le pont de Palikao durant la bataille. Durant les combats acharnés, la force franco-britannique inflige de lourdes pertes à l'armée chinoise et finit par envahir Pékin. Le bataillon rejoint ensuite la campagne de Cochinchine, débarquant à Saïgon fin . Il participe à la bataille de Ky Hoa, à la prise de Mỹ Tho puis à celle de Biên Hòa.

En , le bataillon part dans le corps expéditionnaire français envoyé soutenir le pape contre les troupes de Garibaldi. Le , pendant la bataille de Mentana, il prend, avec les zouaves, le château et le village de Mentana. La ville de Monterotondo, utilisée comme base par les garibaldiens, est prise par le le lendemain et l'invasion des États pontificaux est arrêtée.

Lors de la guerre franco-prussienne de 1870, le bataillon perd et en défendant Amanvillers attaqué par .

De 1871 à 1914 Du 21 au 28 mai 1871, le bataillon participe à la Semaine sanglante.

En , il part relever le en garnison à Miliana, en Algérie, avant de revenir en métropole fin 1880.

Première Guerre mondiale vignette|La photographiée à l'Arboretum de Champenoux en .

À la mobilisation de 1914, le bataillon est en garnison à Lunéville (Meurthe-et-Moselle), dans trois casernes : la caserne Stainville, le quartier du Château (2 compagnies) et la caserne Froment-Coste (compagnie cycliste).

Rattachements

d'infanterie d' à d'infanterie d' à division d'infanterie de à

1914 À partir du , le bataillon défend la région d'Einville face aux reconnaissances allemandes. Le , il part en défense dans la forêt de Parroy, en soutien de la de cavalerie Avancé à l'est de la forêt, le bataillon est violemment délogé le de la ligne entre Xures et Xousse. Le , le de chasseurs à pied, rattaché au de cavalerie, rejoint l'offensive française en direction de Sarrebruck et de Morhange. Le bataillon couvre les arrières des troupes françaises engagées à la bataille de Morhange, victoire allemande.

1915

1916

1917

1918 Fin 1917 et en 1918, le bataillon est divisé en deux groupements, l'un avec trois compagnies de grenadiers-voltigeurs (fusiliers) et une compagnie de mitrailleuses et l'autre avec deux compagnies de grenadiers-voltigeurs et une de mitrailleuses. Chaque groupement est formé comme un petit bataillon indépendant, commandé par un chef de groupement lui-même placé sous l'autorité du chef de bataillon du .

Pendant la guerre, le perd et de troupe tués au combat, plus et décédés dans des hôpitaux.

Entre-deux-guerres

En 1939 en garnison à Mulhouse (demi-brigade avec : Colmar et : Mulhouse)

Seconde Guerre mondiale À la mobilisation de 1939, le forme la de chasseurs à pied au sein de la d'infanterie, avec le et le BCP. Pendant la bataille de France (mai-), le bataillon participe au combat de Rethel9 juin 1940 : La 14e DI tient toujours à Rethel et au combat de Thugny-Trugny. De 1940 à fait partie de l'Armée de Vichy (dite « Armée d'armistice » et tient garnison à Jujurieux (Ain). À sa dissolution en , fournit en particulier le maquis du Louhanais. Il renaît en 1944 à partir du maquis et participe aux combats de la forêt de la Hardt.

Après-guerre vignette|Chef de char de la du sur son AMX-10P lors d'un exercice NBC dans le camp de Mailly en 1989. vignette|Losange de bras du de chasseurs.

Dans les années 1960, de 1960 à 1977 en garnison au sein des forces françaises en Allemagne à Saarburg, quartier De Lattre de Tassigny. de 1978 à 1992 il était basé à Neustadt-an-der Weinstrasse en Allemagne sur deux quartiers, le quartier Turenne et le quartier Edon (à Lachen-Speyerdorf).

Il était équipé d'AMX-10 P et d'AMX-30 et comprenait jusqu'en 1983 les compagnies suivantes : sur AMX-10P (Quartier Edon) sur AMX-30 (Quartier Turenne) sur AMX-10P (Quartier Edon) sur AMX-30 (Quartier Edon) Compagnie de Commandement d'Appui et des Services (CCAS) au Quartier Edon, équipée d'une section de mortiers lourds de 120mm et d'une Section d'éclairage sur Jeep Hotchkiss puis sur Peugeot P4 d'instruction (Quartier Turenne) Un détachement de la CCAS était présent dans le centre-ville de Neustadt an der Weinstraße dans un hôtel-restaurant « la maison de France » qui abritait le mess et où les civils allemands pouvaient venir se restaurer à l'étage du mess des officiers, la maison de France comprenait une salle de sous-officiers, deux bars, une salle officier et quelques dizaines de chambres. En 1963, le de chasseurs portés est jumelé avec le de chasseurs à pied de Charleroi, Belgique. Il est alors sous le commandement du colonel Roland Costa de Beauregard.

En 1983 le nombre des compagnies mécanisées sur AMX10P a été porté à trois par transformation de la de chars, alors aux ordres du capitaine Drumain. En 1988, le fait partie de la blindée.

Le , le fanion du de chasseurs à pied est confié à la garde de l’École d’infanterie de Draguignan, Var, pour en assurer les traditions. C'est le colonel Nicolas James, ancien chef de corps du de chasseurs alpins, qui le recevra des mains du général Bernard Barrera.

À Draguignan, le « Pont de Palikao » sera inauguré. Bataille de Palikao.

Chefs de corps D'après les historiques du de chasseurs : - : commandant Faivre mars - : commandant Froment-Coste - : commandant Uhrich - : commandant de Failly - : chef de bataillon Étienne Désiré Pursel août - : commandant Paulze d'Ivoy - : commandant Giraud - : commandant Guillet de la Poterie - : commandant Comte - : commandant Bernot de Charant - : commandant Le Tanneur 1870 - 1871 : capitaine Boschis, commandant le bataillon de marche 1870 - 1871 : commandant Gallimard, commandant le bataillon de marche - : commandant Barré - : commandant Larchand - : commandant Dillon - 1895 : commandant de Percy 1895-1897 : commandant Journée 1898-1906 : commandant de Mac Mahon 1906-1909 : commandant Guillemont 1909-1913 : commandant Le Bouhelec

1913 - : commandant Boussat Pendant la Grande Guerre, le a été commandé provisoirement, quelques jours, par des capitaines : en 1914 - Trichot en 1917 - Chèvre en 1918 - Berge puis de Margerie septembre - : commandant Pighetti de Rivasso (tué au combat) - : commandant Strohl - : commandant Détrie - : commandant Mellier

janvier - : commandant Vetillard - 1925 : commandant Mercier vignette|Le commandant Mollinier (1925-1928), en 1926. 1925-1928 : commandant Mollinier 1928-1929 : commandant Guillard 1929-1931 : commandant Lhuillier 1931-1933 : commandant Rime-Bruneau 1933-1935 : commandant Troullier 1935-1938 : commandant de Madiere 1938-1940 : commandant Barli septembre - : commandant Montaud octobre - : commandant Barrier novembre - : capitaine Iriat 1941-1942 : commandant Puvis de Chavannes juillet- : commandant Balmitgere 1944-1945 : commandant Daumont 1945-1946 : commandant Roch 1946-1947 : commandant Parlange 1947-1948 : commandant Tibierge 1948-1949 : commandant Petit 1949-1951 : commandant Carabalona 1951-1952 : commandant Cothias 1952-1954 : lieutenant-colonel Lemaigre 1954-1956 : lieutenant-colonel de Chambost de Lepin 1956-1958 : lieutenant-colonel Evenou 1958-1959 : commandant Bouvery 1959 : lieutenant-colonel Archambeaud 1959-1960 : lieutenant-colonel Gaucher 1960-1962 : lieutenant-colonel Bouillet 1962-1964 : colonel Roland Costa de Beauregard 1964-1966 : colonel Lavigne Delville 1966-1968 : colonel Biré 1968-1970 : colonel Lafontaine 1970-1972 : colonel Scherrer 1972-1974 : colonel Prieur 1974-1976 : Colonel Couillaud 1976-1978 : Colonel Lescel 1978-1980 : Colonel Dewatre 1980-1982 : Colonel Andrieu 1982-1984 : Colonel Chessel 1984-1986 : Colonel Giacomini 1986-1988 : Colonel Pahlawan 1988-1990 : Colonel Guitart 1990-1992 : Colonel Gosse

Décorations Croix de guerre 1914-1918 Quatre palmes (quatre citations à l'ordre de l'armée) Deux étoiles de vermeil (deux citations à l'ordre du corps l'armée) Deux étoiles d'argent (deux citations à l'ordre de la division)

Il obtient la fourragère aux couleurs du ruban de la Médaille militaire.

Insigne L'insigne du bataillon représente un dragon chinois, symbole de sa participation à la campagne de Chine en 1860, dans un cor.

Devise Toujours servir gaiment

Refrain Le commandant a mal aux dents, mes enfants, Le commandant a mal aux dents, mes enfants.

Sources et bibliographie , . , .

Voir aussi Articles connexes Liste des unités de chasseurs à pied de l’armée française.

Liens externes Service militaire au 2e GC en 1989

Notes et références

Catégorie:Unité ou formation militaire créée en 1840 Chasseurs, 002