Les Profs est une série de bande dessinée humoristique scénarisée par Erroc (Gilles Corre) et Sti, dessinée par Pica (Pierre Tranchand), Mauricet et Simon Léturgie et colorisée par Jacqueline Guénard. Elle paraît aux éditions Bamboo Édition.

Deux adaptations cinématographiques ont été réalisées par Pierre-François Martin-Laval : Les Profs (2013) et Les Profs 2 (2015).

Analyse Après plusieurs tentatives individuelles, Pica et Erroc s'associent et créent la série Les Profs, publiée d'abord dans Le Journal de Mickey puis en albums dès 2000.. Les premières planches datent de 1997. Ils sont édités par Bamboo, qui crée par la suite sa collection « job » au vu du succès de la série.

Les albums sont constitués de planches indépendantes mettant en scène une équipe pédagogique au sein d'un lycée difficile, chaque enseignant étant plus ou moins caricatural.

Cette bande dessinée tourne en dérision les principaux défauts et les stéréotypes généralement attribués aux professeurs. Par exemple, avoir comme unique sujet de conversation : leur travail, mais aussi le fait qu'ils ne fréquentent que des professeurs, l'abondance des grèves… Les histoires, quoique satiriques, sont toujours respectueuses ; elles donnent des enseignants une image plutôt positive et sympathique, voire farfelue. L'histoire se déroule au lycée Philippe Rodrigue Octave Fanfaron, nom choisi grâce à un concours paru dans Le Journal de Mickey en 2007 et qui donne le nom « PROF ».

Albums Interro surprise (2000) Alph-Art jeunesse 9-12 ans au festival d'Angoulême 2001 Loto et Colles (2001) Tohu-bahut (2001) Rentrée des artistes (2002). Chute des cours (2003) Classe touriste (2004) Mise en examen (2005) Fenêtre sur cours (2005) Rythme scolaire (2006) Motivation : 10/10 (2007) Tableau d'horreur (2008) Grève Party (2009) Devoir surveillé (2010) Buzz scolaire (2011) Bulletin météo (2012) 1, 2, 3 rentrée ! (2013) Sortie scolaire (2015) Hors-sujet (2016) Note to Be (2017) Lycée Boulard (2017) Rentrée des clashs (2018) Tour de contrôles (2019, planches prépubliées dans Le Parisien de juillet à août) Heure de cool (2020) Oral de rattrapage (2021) Carte scolaire (2022) Job Dating (2023) Retraite à Point (2024) Carnet de potes (2025)

Personnages Personnages principaux Antoine Polochon : professeur d'Histoire passionné par son métier et sa matière, et voue un culte obsessionnel à Napoléon Bonaparte (ce qui lui vaudra des lignes à copier par Boulard dans le tome Lycée Boulard lorsqu'il transgressera la règle de ce dernier de ne plus parler de Napoléon dans ses cours), ce qui lui vaut le surnom de "Napolochon" par Boulard dans le deuxième film. Il a du mal à se faire respecter par les élèves, mais il est tout de même apprécié par eux (dans un gag Boulard ira jusqu'à apprendre son cours pour lui remonter le moral) ; il est connu pour sa phrase-type : "Ce jour-là, Napoléon dit à ses généraux…", qu'il ne parvient jamais à terminer. Il va avoir une relation amoureuse avec Marie, la professeure d'allemand avec qui il a eu un enfant dans le tome 23, un garçon nommé Victor. Maurice : professeur de Philosophie expérimenté à l'aspect souvent négligé (comme la braguette ouverte, des auréoles sous les bras ou une tache de sauce sur la cravate), il est la caricature du Français moyen. C'est un professeur sympathique, grand complice d’Éric dans ses farces. Son somnambulisme le conduit souvent dans des situations incongrues. Il possède beaucoup d'expérience avec les élèves et les difficultés du métier et de ce fait, a souvent le dernier mot. Il possède sa phrase-type : "Ce que nous apprend la philosophie de Platon...". Dans la série de films ses cours sont pratiquement incompréhensibles ("dès qu'il explique, il complique" commente un élève dans le premier film) sauf quand il est ivre. Il est moqueur vis-à-vis de ses collègues quand ils leur arrivent un malheur surtout envers Antoine et Gladys quand ses derniers ont des ennuis. Amina Saint-Gilles : jeune professeure de Français séduisante aux tenues assez provocantes, la plupart des élèves masculins sont amoureux d'elle (surtout Boulard). Elle semble aimer son travail et possède beaucoup d'expérience, autant avec les élèves qu'avec les difficultés du métier. On apprend son nom de famille au tout début du deuxième film, en même temps que la première apparition de sa mère, Marie-Christine Saint-Gilles (interprétée par Firmine Richard). Éric : professeur d'EPS, originaire du sud de la France et parodiant les gimmicks de Jean-Claude Vandamme dans la série de films, il ne cesse de vanter ses qualités physiques et les bienfaits de sa discipline. La plupart des élèves féminines sont amoureuses de lui, et ses cours sont un cauchemar pour ceux qui ne sont pas sportifs (notamment Boudini). Il lui arrive d'improviser des sports assez curieux et surtout dangereux, tels un cross dans les égouts ou de l'escalade sur une façade du lycée. Il suscite parfois la jalousie des autres professeurs, du fait qu'il ne corrige pas de copies et que les parents d'élèves ne viennent jamais voir les profs d'EPS lors des réunions. Il partage une grande histoire avec la machine à café. Gladys : professeure d'Anglais incarnant la caricature de la « peau de vache ». Elle passe son temps à humilier les élèves, qu'elle considère comme des incapables ; elle leur dit souvent : "Vous êtes tous des nuls !" et leur lance des craies très souvent, surtout quand ils ne répondent pas assez vite, font des erreurs, des bêtises ou bavardent (cette habitude apparaît pour la première fois dans le film). Elle ne sait parler qu'en hurlant et sa maîtrise de la langue de Shakespeare laisse à désirer, si bien qu'une correspondante anglaise lui avouera ne pas comprendre ce qu'elle dit. Les élèves la détestent tellement qu'ils comptent les jours qui restent avant sa retraite (ils iront même jusqu'à manifester contre la réforme des retraites afin d'éviter qu'elle ne reste deux ans de plus, finalement elle restera deux ans de plus au lycée pour raison de service, car difficulté à recruter des profs d'anglais). Dolorès : professeure d'Espagnol réputée pour faire des cours incompréhensibles et mauvais (bien que Boulard trouvera une idée pour les dynamiser dans le tome Lycée Boulard.). C'est une petite femme timide et dépressive qui ne vit que pour son métier, n'aime pas les vacances et ne s'imagine pas que l'on puisse exercer une autre profession. Elle a trois enfants qu’elle n'arrive d'ailleurs pas à maîtriser tout comme ses élèves. Son stress la conduit souvent à prendre des tranquillisants bien trop forts, voire hallucinogènes, surtout durant les inspections. Par rapport à ses collègues, Dolorès est transparente pour les élèves car ses derniers ne font rien de moqueur envers elle comme l'imiter ou répandre une rumeur et ils ne la note même pas sur un site internet où les élèves notent les profs. Serge Tirocul : professeur très fainéant au point que la matière qu'il enseigne reste un mystère, même s'il est imaginé professeur d'histoire dans le tome 11 lorsqu' il écrit "la chute de Napoléon" au tableau ou bien lorsqu'il s'est débrouillé pour qu'Antoine corrige ses copies. Dans les adaptations cinématographiques, il est présenté comme professeur de Mathématiques. Lors d'une interview, Erroc l'annoncera comme professeur de grec, ce qui reste à vérifier. Il cherche perpétuellement des prétextes improbables pour ne pas assurer ses cours (ou même les assurer à sa manière) et passe son temps à lire le catalogue de la Camif dans la salle des profs. En réalité il n'assure des cours qu'en début d'année afin de bien planifier ses arrêts maladies ou ses sorties pédagogiques et préparer ses excuses le tout en faisant preuve d'une répartie et d'une imagination étonnantes. Ses élèves disent toujours de lui après qu'il eut le dernier mot "Ce prof est trop fort ! Total respect!"(apparaît à partir du tome 4). Paul : professeur de Géographie (bien qu'il ait fait un cours d'histoire bidon sur la Guerre des Gaules dans le tome 1), c'est un syndicaliste pur et dur. Ses collègues ne supportent pas ses réunions syndicales interminables, et les évitent le plus souvent possible (Amina et Antoine iront jusqu'à sortir par la fenêtre de la salle des profs aidés d'Eric et de son matériel d'escalade pour échapper à une de ces réunions, juste après qu'Antoine eut critiqué l'inutilité et la dangerosité d'apprendre l'escalade au lycée (rétorqué par Eric "pas plus que d'apprendre la date de la rougeole de Napoléon!" .)) Louis Guillemet : professeur de Français très rigoriste aux pensées très conservatrices, il considère les jeunes comme étant une génération perdue, violente, et affirme que la police devrait venir au lycée pour protéger les professeurs. Il est réputé pour être soporifique et sadique. (à noter qu'il est appelé M. Le Goff dans le tome 1) Marie : jeune professeure d'Allemand. Après plusieurs situations infructueuses, elle se met en couple avec Antoine (apparaît à partir du tome 4) avec qui elle aura un enfant, Victor, à la fin du tome 23. Néanmoins elle n'apprécie guère l'idolâtrie grandissante d'Antoine pour Napoléon, et se disputera avec lui justement à cause de ça (le premier mot de leur fils étant le nom de l'empereur.). Elle est un peu jalouse de Dolorès car les élèves préfèrent la langue de Cerventes à celle de Goethe. Le Proviseur : il joue de son autorité, tout en abusant de son statut pour se dégager des problèmes. Il aime tant son métier et son lycée qu'il met toujours une éternité à quitter son bureau avant les vacances. À la fin de l'album 14, il quitte le lycée pour acheter une auberge en Ardèche quand son épouse gagne au loto. Mais il a parfois le mal du pays et refait quelques apparitions au lycée quand ce dernier lui manque trop. La Proviseure : remplaçante de l'ancien proviseur. Femme d'affaires stressante, pendue à son portable, férue de nouvelles technologies, elle s'est mis en tête de changer le lycée qu'elle considère comme une entreprise à redresser. Elle n'est guère aimée de ses collègues comme des élèves (apparaît à partir du tome 14). Elle est la marraine de Louise qui apparaît tardivement dans la série. Thierry Boulard : cancre et figure emblématique du lycée très apprécié des élèves comme des profs. Il apparaît avec son apparence définitive à partir de gags de 2001, publiés dans le troisième tome de la série. Redoublant récurrent et échouant au Bac de manière tout aussi récurrente, ses notes ne dépassent pas 3/20, et il est régulièrement envoyé chez le CPE, que ce soit pour ses retards ou pour ses tendances à taguer les murs du lycée, ce qui lui attire la haine féroce du concierge. Malgré sa condition de cancre, il n'en est pas moins intelligent, ayant une repartie à toute épreuve, se sortant sans problèmes de la plupart des situations inconfortables. Une bande dessinée spin-off Boulard lui sera consacrée en 2013. Dans cette bande dessinée on découvre sa famille: sa mère est femme au foyer, son père est employé de bureau et Maxime, son petit frère, qui est son parfait opposé : brillant à l'école , qui méprise son cancre de grand frère. Dans cette bande dessinée, il entame une relation avec Chloé, une élève brillante, qui ressemble beaucoup à Nectarine, la première de la classe dans le film, qui a également un faible pour lui. Alors que dans la série originale il se rapproche de Louise, filleule de la proviseure qui apparaît tardivement dans la série, et dans le deuxième film, il a un faible pour Vivienne Hamilton, petite-fille de la Reine d'Angleterre.