Maria Manuel Dias da Mota, née à Vila Nova de Gaia le , est une biologiste portugaise connue pour ses travaux sur le paludisme. Avec ses équipes, elle met au jour l'importance d'un organe, le foie, dans la diffusion de la maladie et l'importance de l'état de santé et de l'environnement dans sa virulence. Ses travaux sont récompensés de nombre prix.
Biographie Maria Manuel Dias da Mota naît en 1971 à Vila Nova de Gaia au Portugal. Elle obtient son diplôme de biologie en 1992 et sa maîtrise en immunologie en 1994 à l'université de Porto. C'est en voyant lors d'une conférence une grande image de leishmaniose et une présentation de l'immunologue Bill Jarra que naît son envie d'étudier le sujet du parasitisme. Durant cette période, elle est encadrée par l'immunologiste . Elle poursuivit ses études par un doctorat en parasitologie moléculaire soutenu en 1998 à l'University College de Londres. Elle travaille et enseigne un temps à la New York University School of Medicine. En 2002, elle revient au Portugal. Depuis 2005, elle est directrice de l'unité de paludisme à l' (IMM) de Lisbonne. La scientifique se considère comme féministe et s'est engagée pour l’accès à l’éducation des femmes.
Travaux Depuis 1995, Maria Mota étudie le paludisme, une maladie qui, bien que largement connue et étudiée, tue environ par an, notamment sur le continent africain où elle est endémique. Elle étudie les parasites responsables de la maladie, du genre Plasmodium. Les travaux de la scientifique et de son équipe, publiés dans la revue Nature Communications, montrent que suite à la piqure d'un moustique, lorsque les parasites pénètrent dans le corps humain, ils parcourent un long chemin jusqu'au foie. Contrairement à ce qui était pensé, le système immunitaire détecte donc l'infection mais pas dans cet organe. De plus, le foie est une étape clé puisque c'est ici qu'est stocké un acide aminé, la méthionine, qui lui est indispensable. C'est dans le foie qu'il se multiplie avant de retourner dans la circulation sanguine et déclencher la maladie. Cette découverte ouvre la voie à de nouvelles mesures prophylactiques visant à bloquer ou à réduire l'infection hépatique. En 2017, elle démontre que le parasite responsable du paludisme détecte l’état nutritionnel de l’hôte et devient plus ou moins agressif en fonction de celui-ci, mais aussi de l'environnement de sa victime.
Durant la pandémie de 2020, Maria Mota développe le premier kit de diagnostic portugais de COVID-19.
Hommages et distinctions 2003 - Prix du jeune chercheur de l'Organisation européenne de biologie moléculaire 2004 - Prix du jeune chercheur européen, décerné par la Fondation européenne de la science 2005 - 2013 - Prix Pessoa d'une valeur de 2017 - Prix Pfizer pour son travail dans le domaine du paludisme 2018 - Prix Sanofi - Pasteur d'une valeur de 2020 - Prix Dona pour l'ensemble de sa carrière 2025 - Récompensée par le prix des femmes les plus influentes du Portugal en 2024
Publications
Notes et références
Liens externes
Maria Manuel Mota - avec un scientifique
Catégorie:Féministe portugaise du XXe siècle Catégorie:Féministe portugaise du XXIe siècle Catégorie:Naissance à Vila Nova de Gaia Catégorie:Scientifique portugais du XXIe siècle Catégorie:Scientifique portugaise Catégorie:Lauréat du prix Pessoa Catégorie:Commandeur de l'ordre de l'Infant Dom Henri Catégorie:Biologiste portugais Catégorie:Immunologiste Catégorie:Naissance en avril 1971 Catégorie:Parasitologiste