est le surnom donné à l'équipe féminine de volleyball japonaise par les médias européens après leur série de 24 victoires contre des équipes européennes en 1961 et lors de leur participation aux Jeux olympiques d'été de 1964 à Tokyo.
Parcours vignette|Sata Isobe lors des JO de 1964
Débuts Le , l'entreprise Dai Nippon Spinning (par la suite connue sous les noms de Nichibō puis d'Unitika) décide de constituer une équipe féminine de volley-ball dans son usine de Kaizuka, dans la préfecture d'Osaka. en devient l'entraîneur. L'équipe est formellement constituée dans l'usine le , sous le nom de Nichibō Kaizuka. Il sélectionne les meilleurs joueuses employées dans l'usine ainsi que des jeunes diplômées du lycée de Shitennoji.
Parcours national À partir de 1955, l'entraînement commence à porter ses fruits. L'équipe obtient sa première victoire au All-Japan Women's Corporate nine-player Volleyball Championship ainsi qu'au festival national des sports du Japon. Au total, l'équipe remporte trois titres cette année-là.
En 1958, l'équipe domine cinq tournois au Japon, établissant un record. Daimatsu décide alors de tenter les compétitions internationales mais doit pour cela repenser le système de jeu. En effet, l'équipe s'inscrit dans le système en vigueur au Japon qui place neuf joueuses sur le terrain alors que les compétitions internationales en placent six. Cette même année, Daimatsu régorganise l'équipe autour des règles internationales et intensifie l'entraînement en visant le Championnat du monde de volley-ball de 1960.
Parcours international En 1960, l'équipe termine deuxième des championnats du monde, remportant tous ses matchs à l'exception de celui contre l'Union Soviétique, tenante du titre.
Lors d'une tournée en Europe en 1961, elle remporte 24 victoires consécutives contre les autres équipes nationales. C'est à cette occasion que les médias européens leur attribuent le surnom de Sorcières de l'Orient.
Lors des championnats du monde de 1962, seules deux membres de l'équipe du Japon ne font pas partie de Nichibō Kaizuka. Le match retour contre l'Union soviétique est particulièrement scruté. Le Japon s'impose et remporte le titre. Au cœur de cette victoire, la technique du kaiten reshību, unique à l'équipe.
Jeux Olympiques de 1964 Le volleyball doit entrer dans les épreuves olympiques officielles lors de l'édition de 1964. La Fédération japonaise demande que l'équipe continue de représenter le pays et les supporters envoient plus de 5000 lettres à Daimatsu dans le même sens. La capitaine, Masae Kasai, accepte, voyant qu'elles avaient deux ans avant l'échéance.
Le , l'équipe japonaise rencontre à nouveau l'équipe soviétique en finale des JO de Tokyo. Le Japon finit par remporter le match, après de nombreux rebondissements.
Postérité En 1966, l'équipe achève une série record de 258 victoires consécutives.
L'équipe du Japon féminine de volley-ball adopte le surnom pendant les années 1970.
Liste des joueuses
Nichibō Kaizuka Masae Kasai (capitaine) Emiko Miyamoto Kinuko Tanida Yuriko Handa Yoshiko Matsumura Sata Isobe Katsumi Matsumura Yōko Shinozaki Setsuko Sasaki Yuko Fujimoto
Kurashiki Spinning Masako Kondo
Yashica Ayano Shibuki
Palmarès
Jeux Olympiques
1964 : Vainqueur 1968 : Finaliste 1972 : Finaliste 1976 : Vainqueur
Championnats du monde
1960 : Finaliste 1962 : Vainqueur 1967 : Vainqueur 1970 : Finaliste 1974 : Vainqueur 1978 : Finaliste
Jeux Asiatiques 1962 : Vainqueur 1966 : Vainqueur 1970 : Vainqueur 1974 : Vainqueur 1978 : Vainqueur
Galerie
Notes et références
Liens externes
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