L'affaire Victorine concerne la tentative de viol, et le meurtre de Victorine Dartois par noyade, le , en Isère. Pendant presque quarante-huit heures, sa disparition reste inexpliquée, avant que son corps ne soit découvert dans un cours d'eau. Ce meurtre entraîne une certaine émotion en France et dans les médias.
Profil de la victime
Née en à Lyon (Rhône), Victorine Dartois est âgée de 18 ans au moment de sa mort. Elle est étudiante en BTS communication. Elle habite chez ses parents à Villefontaine (Isère).
Profil du suspect Ludovic Bertin vit à Villefontaine (Isère), à approximativement de la victime, mais ils ne se connaissent pas. Il gère une petite entreprise de transports. Vivant en ménage, il est marié, père d'un enfant. Il est consommateur régulier de stupéfiants, notamment de cocaïne.
Entre et , il est connu de la justice pour des condamnations de droit commun, avec dix condamnations à son casier judiciaire.
Au moment des faits, il est également poursuivi pour le viol en 2018 d'une autre jeune fille, elle aussi prénommée Victorine.
Agression et meurtre Le , Victorine, passe l'après-midi à faire du shopping avec des amies. Ayant manqué une correspondance en transports, elle prévient sa sœur, à 18 h 50 par téléphone, qu'elle finit le chemin à pieds. Quelques instants après, alors qu'elle passe par le stade de la Prairie, elle croise le chemin de Ludovic Bertin, qui l'agresse, tente de violer, et la tue par noyade.
À partir de 19 heures ce jour-là, la victime ne donne plus de signe de vie.
Enquête Son corps est découvert dans un ruisseau vers un étang, tout proche du stade de la Prairie, approximativement 48 heures après sa disparition. Son jean, ainsi qu'un masque anti-covid, une chaussure et son sac-à-main sont retrouvés peu avant, à proximité du corps.
Selon le procureur,
Près de trois semaines après les faits, un suspect, Ludovic Bertin se confie longuement à son meilleur ami. Dénoncé par ce dernier, celui ci est rapidement interpellé. Il a jeté ses vêtements quelques heures après les faits.
Les éléments démontrent que ce soir là, Ludovic Bertin consomme du cannabis. Il sort dans le but de chasser une proie pour la violer, selon ses confidences à son meilleur ami, retranscrites par voie de presse lors du procès. Ce soir là, il sort volontairement sans son téléphone portable, afin d'éviter d'être géolocalisé, en feignant de faire une course à pied, qui est captée par caméra de vidéosurveillance. Ce confident aurait choisi de le dénoncer aux gendarmes, pensant qu'il tenterait de se suicider. L'autopsie démontre qu'elle est étranglée, puis noyée.
Procès Le , Ludovic Bertin est condamné à la réclusion criminelle à perpétuité, assortie d'une mesure de sûreté de 20 ans, par la Cour d'Assises de l'Isère, à Grenoble. La procureur requiert cinq ans de sûreté supplémentaires dans son réquisitoire, en raison d'un . L'accusé indique . Le suspect présente également ses excuses à la famille de Victorine. Le prévenu, condamné, fait appel, avant de revenir sur sa décision, concernant sa condamnation, donc définitive.
Impact sociétal Quelques jours plus tard, le , une marche blanche est organisée dans son village. Un an après, une nouvelle marche blanche a lieu.
Cinq ans après le meurtre de Victorine, une nouvelle marche blanche est organisée à Villefontaine (Isère).
Références
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