Le procès de l' en Argentine a commencé en et s'est achevé le . Pour la première fois dans l'histoire de l'Amérique du Sud il a été prouvé que l' avait été un système formel de coordination répressive entre les dictatures militaires de l'Argentine, du Brésil, du Chili, de l'Uruguay, du Paraguay et de la Bolivie. Les dimensions du procès sont reflétées par le cumul documentaire et par le nombre de déclarations de témoins qui ont participé au procès, soit en présentiel soit par vidéoconférence, depuis leurs pays de résidence. Le verdict du procès qui a étudié et prouvé la coordination répressive a prononcé 15 condamnations liées directement à la disparition forcée de 106 victimes. droite|vignette|Tome VII - rapport final de la direction générale de Vérité, Justice et Réparation du Paraguay
Description du procès L'affaire de l' a débuté en 1999 par des dénonciations de parents d'étrangers disparus en Argentine et s'y sont ajoutées de multiples plaintes regroupées en différents dossiers, connus respectivement sous le nom d' I, II et III.
Le procès est divisé en deux affaires qui sont arrivées aux tribunaux séparément : l'une, pour l' ; l'autre, pour des crimes dans l'ancien centre de détention clandestin Automotores Orletti (dont l'affaire a débuté en 2004), qui faisaient partie du plan de coordination répressive. Les deux affaires concernent les cas de 174 victimes. Les victimes sont des citoyens de la plupart des pays qui ont intégré l' : Argentine, Bolivie, Chili, Paraguay, Pérou et Uruguay. Les plaignants dans l'affaire étaient le Centre d'études légales et sociales (CELS) et le Secrétariat aux droits humains.
A partir de 2013, plus de 200 témoins ont prêté serment, au sujet de victimes argentines, uruguayennes, brésiliennes, chiliennes et paraguayennes. Pendant le procès, douze rapports d'organisations de droits humains ont été versés au dossier ; six rapports d'organisations internationales ; 423 dossiers de la Commission nationale sur la disparition de personnes, du Secrétariat aux droits humains et du registre des disparus et morts ; 90 dossiers et des centaines de documents des Forces armées et des Forces de sécurité ; 8 documents des Forces armées du Cône Sud. À quoi il faut ajouter les documents déclassifiés du département d'État des États-Unis. Enfin, le procès s'est appuyé sur les rapports d'archives nationales et étrangères comme ceux de l'ex DIPBA et les Archives de la terreur du Paraguay. Et les éléments de preuve existants de 326 affaires judiciaires de l'Argentine liées à des procès pour des crimes contre l'humanité et de 46 autres affaires traitées à l'étranger.
Condamnés La sentence du TOF (Tribunal oral fédéral) a condamné 15 accusés et en a acquitté deux, Juan Avelino Rodríguez et Carlos Tragant. L'affaire a commencé avec 31 condamnés, mais nombre d'entre eux sont morts au cours du procès, notamment l'ex-président de facto Jorge Rafael Videla.
Les condamnés ont été :
Reynaldo Bignone, condamné à 20 ans de prison, pour association illicite dans le cadre de l'. Santiago Omar Riveros, condamné à 25 ans de prison, pour association illicite dans le cadre de l'. Rodolfo Emilio Feroglio, condamné à 20 ans de prison, pour association illicite dans le cadre de l'. Manuel Cordero Piacentini, condamné à 25 ans de prison. Miguel Ángel Furci, condamné à 25 ans de prison. Humberto José Román Lobaiza, condamné à 18 ans de prison. Enrique Olea, condamné à 13 ans de prison pour association illicite. Antonio Vañek, condamné à 13 ans de prison pour association illicite. Eugenio Guañabens Perelló, condamné à 13 ans de prison pour association illicite. Eduardo de Lio, condamné à 12 ans. Luis Pepa, condamné à 12 ans. Carlos Caggiano Tedesco, condamné à 12 ans. Felipe Alespeiti, condamné à 12 ans. Néstor Falcón, condamné 12 ans Federico Minicucci, condamné à 8 ans.
Voir aussi
Automotores Orletti Archives de la terreur Jugements pour crimes contre l'humanité en Argentine Centre clandestin de détention (Argentine) Terrorisme d'État en Argentine dans les décennies 1970 et 1980
Références
Liens externes
Sentence Plan Cóndor, Tribunal oral en le Criminel Fédéral 1 CFP 13445/1999/T01
Catégorie:Opération Condor Catégorie:Guerre sale en Argentine