droite|vignette|180px|Une statue de renard dans le sanctaire Sōtan Inari au sein du temple Shōkoku est un dont la légende est transmise au temple Shōkoku dans l’arrondissement de Kamigyō à Kyoto. Comme son nom l’indique, il aurait pris l’apparence de Sen Sōtan, personnalité pionnière de dans le domaine de la cérémonie du thé. Ce renard serait ainsi apparu à plusieurs reprises dans des cérémonies du thé.
Histoire Un jour, une cérémonie du thé conduite par Sen Sōtan fut organisée au temple Shōkoku. Sa était si remarquable que non seulement les invités présents, mais même ses disciples, pourtant habitués à le voir pratiquer, en furent toujours autant fascinés. Cependant, après que Sōtan eut quitté les lieux, celui-ci réapparut, s’excusant d’être arrivé en retard. Comme cette situation se reproduisit à plusieurs reprises, les disciples en vinrent à soupçonner l’existence d’un faux Sōtan.
Quelque temps plus tard, profitant de la présence du véritable Sōtan chez lui, les disciples confrontèrent l’autre Sōtan dans la salle destinée à la cérémonie. Celui-ci dû admettre qu’il était un imposteur : il déclara être un vivant dans les bosquets aux abords du temple, admirant depuis longtemps l’art du thé de Sōtan et souhaitant un jour pouvoir l’imiter. Il promit de ne plus causer d’ennuis, reprit sa forme animale et s’enfuit. Les disciples, impressionnés par les manières du canidé, ne se lancèrent pas à sa poursuite.
Le temps passa, arriva la fin de la période Édo. Le renard prit alors l’apparence d’un pour étudier au temple. Il pratiquait la méditation assise avec les autres moines, participait à la et, parfois, apportait son aide pour redresser les finances du monastère. On le voyait aussi jouer au go devant le portail du temple. Pris par la partie, il arrivait qu’il laisse apparaître sa queue de renard, mais les habitants, sachant sa véritable nature, continuaient de le fréquenter sans le rejeter.
Un été, durant la , un marchand de tofu du quartier se retrouva presque en faillite. Le renard apporta de nombreuses feuilles de lotus, lui conseillant de les vendre pour acheter du soja. Grâce à cela, la boutique fut sauvée. Le marchand voulut remercier son bienfaiteur en lui préparant un mets réputé être apprécié des renards : des tempura à base de rongeur. Mais le goupil refusa, disant que manger cela lui ferait perdre ses pouvoirs, mais ses yeux restaient irrésistiblement fixés sur le plat, et il finit par le goûter. Aussitôt, il reprit sa forme animale. Des chiens du voisinage se mirent alors à aboyer. En fuyant dans la panique, il glissa et tomba dans un puits, où il trouva la mort. Une autre version affirme qu’il aurait été abattu par un chasseur, ou encore qu’ayant pressenti sa fin, il aurait donné une dernière cérémonie du thé avant de se retirer.
Ému par la fidélité du renard qui avait tant œuvré au bien du temple, les adeptes lui fit ériger un sanctuaire sous le nom de et en fit le protecteur du pavillon monastique. Aujourd’hui encore, le sanctuaire est encore utilisé pour la vénération dans l’enceinte du temple.
Notes et références
Bibliographie
Voir aussi Esprit-renard Renard dans la culture japonaise Shōkoku-ji Sen Sōtan Cérémonie du thé japonaise
Catégorie:Mythologie japonaise Catégorie:Renard légendaire Catégorie:Renard dans la culture japonaise Catégorie:Esprit-renard de fiction