La ferme Ameziane ou ferme Améziane, située à Constantine en Algérie, est un Centre de renseignement et d’action (CRA) pendant la révolution algérienne. C'est un des centres de tortures de l'armée française pendant cette période.
Historique
La ferme Ameziane à Constantine est un bâtiment réquisitionné par les autorités françaises en 1958 pour y implanter un Centre de renseignement et d’action (CRA) pendant la révolution algérienne. Ce CRA permet aux militaires et policiers français d'y interroger, le temps qu'ils jugent nécessaire, des suspects de Constantine et sa région., ont été internés dans la ferme Ameziane. Elle est réputée pour les tortures physiques utilisées sur les Algériens suspectés d'appartenir à la résistance. C'est aussi un centre de formation de soldats pour apprendre les méthodes de torture.
Le capitaine Rodier assure le commandement de la ferme Ameziane. Le média algérien L'Expression cite aussi le nom de deux tortionnaires ; les capitaines Massin et Pesh Muller... Le centre dépend du 2e bureau de l’état-major du corps d’armée..
Un rapport du Comité international de la Croix-Rouge, divulgué en , traite des conditions de détention et des tortures dans Ameziane. Puis l'ouvrage Le droit et la colère, publié en 1960, des trois avocats français Jacques Verges, Michel Zavrian et Maurice Courrege évoque la ferme Ameziane.
En et , des détenus algériens sont jugés, ils sont accusés d'avoir lancé des grenades. Les inculpés affirment avoir avoué ces attentats sous la torture pratiquée dans la ferme Ameziane. Des certificats médicaux sont présentés par la défense attestant ces tortures... En 1961 - 1962, l'historien Pierre Vidal-Naquet dénonce les actes de torture qui y sont pratiqués , ainsi il écrit dans son ouvrage Les Crimes de l'armée française :
Claire Mauss-Copeaux évoque dans son ouvrage Hadjira. La ferme Ameziane et au-delà... le parcours d'une résistante algérienne et les tortures qu'elle subie dans la ferme Ameziane, celle de la baignoire, celle de l’électricité et celle de la roue. Les viols subis y apparaissent, sans que le terme soit jamais prononcé. Pour Claire Mauss-Copeaux, .
Références
Annexes Bibliographie
Articles connexes Torture pendant la guerre d'Algérie Violence sexuelle dans la guerre d’Algérie Villa Sésini Ferme Gauthier
Catégorie:Constantine Catégorie:Torture pendant la guerre d'Algérie Catégorie:Centre de détention pendant la guerre d'Algérie Catégorie:Violence sexuelle dans la guerre d'Algérie Catégorie:Atteinte aux droits de l'homme en France