Sharda Mehta ( – ) est une travailleuse sociale indienne, militante pour l'éducation des femmes et écrivaine gujarati. Elle est parmi les deux premières femmes diplômées dans ce qui est aujourd'hui l'État du Gujarat, en Inde. Elle fonde des instituts pour l'éducation et le bien-être des femmes. Elle écrit plusieurs essais et une autobiographie, et traduit également des œuvres.
Enfance et éducation Sharda est née dans une famille de réformateurs sociaux, le à Ahmedabad. Elle est la fille d'un magistrat, Gopilal Manilal Dhruva, et de Balaben ; une famille de brahmanes Nagar. Elle est l'arrière-petite-fille maternelle de , réformateur social et poète.
Elle fait ses études primaires à la Raibahadur Maganbhai Girl's High School. Elle suit ensuite des cours d'anglais vernaculaire au Mahalakshmi Teachers Training College et obtient son baccalauréat en 1897 puis sa licence en logique et philosophie morale au en 1901. Avec sa sœur aînée , elle est l'une des deux premières femmes diplômées du Gujarat.
Vie privée Elle épouse en 1898 alors étudiant en médecine. Il a quatre ans de plus qu'elle. Il exerce plus tard comme médecin personnel des Gaekwads de l'État de Baroda et comme travailleuse sociale.vignette|Sharda Mehta (à droite) avec Mahatma Gandhi (à gauche) et Rabindranath Tagore (au centre) à Mahila Vidyalaya, Ahmedabad, 1920.|gauche Carrière
Travail social Mehta œuvre pour les réformes sociales et soutient l'éducation, l'émancipation des femmes, l'opposition aux restrictions de caste, l'éradication de l'intouchabilité et l'indépendance de l'Inde et est influencée par Mahatma Gandhi. À partir de 1906, elle promeut les produits swadeshi (artisanaux) et les vêtements en khādī. Elle organise une manifestation contre le servage () en 1917. Elle aide à éditer Navjivan en 1919.
Elle participe au Gujarat Kisan Parishad (Conférence des agriculteurs du Gujarat) qui se tient à Ahmedabad en 1928. Elle rencontre le gouverneur de Bombay en tant que membre de la délégation chargée de trouver une solution au . En 1929, elle témoigne devant la Commission royale du travail concernant les conditions de travail dans les usines textiles d'Ahmedabad. Elle organise des piquets de grève devant les débits de boissons alcoolisées lors du mouvement de désobéissance civile de 1930. En 1931, elle ouvre un magasin de khādī et travaille à l'ashram de son mari près de Shertha, à Ahmedabad. En 1934, elle créé une coopérative alimentaire appelée .
Durant ces années, Mehta s'implique dans plusieurs institutions éducatives et de protection sociale des femmes à Ahmedabad, Baroda et Bombay, et est membre de la Baroda Praja Mandal (Association populaire de Baroda). Elle siège au conseil municipal d'Ahmedabad de 1931 à 1935 et en 1934, elle fonde le Jyoti Sangh, une organisation œuvrant pour le bien-être des femmes.
Elle est une fervente défenseure de l'éducation des femmes. Elle fonde le Vanita Vishram Mahila Vidyalaya à Ahmedabad. Elle fonde également un collège affilié à l'.
Carrière littéraire Mehta a étudié et a été profondément influencé par les textes hindous, la littérature sanskrite et les œuvres d'Aurobindo, de et de Sarvepalli Radhakrishnan.
Elle est essayiste, biographe et traductrice. Elle écrit des essais sur des questions sociales pour des quotidiens et des magazines. Puranoni Balbodhak Vartao (1906) est un recueil de contes pour enfants destiné à leur développement. Elle écrit Florence Nightingale Nu Jeevancharitra (1906), une biographie de la réformatrice sociale anglaise Florence Nightingale. Elle écrit également Balakonu Gruhshikshan (1922), un ouvrage sur l'éducation des enfants.
En 1938, elle publie son autobiographie, Jeevansambharana, relatant sa vie publique et son engagement pour l’éducation des femmes. Cet ouvrage couvre la période de 1882 à 1937 et aborde le contexte social, historique et politique ainsi que l’éveil des femmes.
Avec sa sœur, Mehta traduit le roman bengali Sansar (Le lac des palmiers, 1902) de sous le titre Sudhahasini (1907) et Position of Women in Indian Life du Maharani de Baroda (Chimnabai II) (1911) sous le titre Hindustanma Streeonu Samajik Sthan ou Hindustanna Samajik Jeevanma Streenu Sthan (1915). Elle traduit également le roman de Sathe Annabhau sous le nom de Varnane Kanthe.
Décès Elle décède le à .
Bibliographie
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Notes et références
Références
Voir aussi
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